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La crise des gilets jaunes, une conséquence d'un système condamné par l'Eglise

Publié le par Clément LECUYER

 De nombreux commentateurs s'accordent pour expliquer que la crise actuelle dite des gilets jaunes s'explique avant tout par une terrible injustice sociale. Matraqués par toutes sortes de taxes, d'impôts, beaucoup ne s'en sortent plus, tandis qu'une certaine catégorie infime de la population, en lien avec les puissances financières, s'enrichit de jour en jour. Tout cela n'est que l'aboutissement d'un système qui a été fermement et admirablement condamné par la sainte Eglise catholique, Mère de sagesse.
 


 Revenons quelques années en arrière, en mai 1931. Quarante ans après Rerum Novarum, le Pape Pie XI livrait au monde une autre encyclique remarquable: Quadragesimo Anno. Dans Rerum Novarum, Léon XIII avait signalé, sans la définir, "une usure dévorante sous une forme nouvelle" qui venait s’ajouter aux conditions inhumaines dont souffrait alors le monde ouvrier.

 Dans Quadragesimo Anno, Pie XI semble bien avoir identifié cette usure dévorante à la dictature de l’argent et du crédit. Il dénonce cette domination de l’économie par les maîtres absolus de l’argent :

"Ce qui, à notre époque, frappe tout d’abord le regard, ce n’est pas seulement la concentration des richesses, mais encore l’accumulation d’une énorme puissance, d’un pouvoir économique discrétionnaire, aux mains d’un petit nombre d’hommes qui, d’ordinaire, ne sont pas les propriétaires, mais les simples dépositaires et gérants du capital qu’ils administrent à leur gré.  Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus respirer".


 Il s'agit d'une conséquence du libéralisme économique :

"Cette concentration du pouvoir et des ressources, qui est comme le trait distinctif de l’économie contemporaine, est le fruit naturel d’une concurrence dont la liberté ne connaît pas de limites ; ceux-là seuls restent debout, qui sont les plus forts, ce qui souvent revient à dire, qui luttent avec le plus de violence, qui sont le moins gênés par les scrupules de conscience."


 Une telle conception va entraîner comme résultat une dictature économique, le gouvernement se transformant en percepteur d’impôt :

"L’appât du gain a fait place à une ambition effrénée de dominer. Toute la vie économique est devenue horriblement dure, implacable, cruelle. A tout cela viennent s’ajouter les graves dommages qui résultent d’une fâcheuse confusion entre les fonctions et devoirs d’ordre politique et ceux d’ordre économique ; telle, pour n’en citer qu’un d’une extrême importance, la déchéance du pouvoir : lui qui devrait gouverner de haut, comme souverain et suprême arbitre, en toute impartialité et dans le seul intérêt du bien commun et de la justice, il est tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les ambitions de l’intérêt. Dans l’ordre des relations internationales, de la même source sortent deux courants divers : c’est, d’une part, le nationalisme ou même l’impérialisme économique, de l’autre, non moins funeste et détestable, l’internationalisme ou impérialisme international de l’argent, pour lequel là où est l’avantage, là est la patrie."

 
Et Pie XI de se faire l'avocat des salariés :

"On n’épargnera donc aucun effort en vue d’assurer aux pères de famille une rétribution suffisamment abondante pour faire face aux charges normales du ménage. Si l’état présent de la vie industrielle ne permet pas toujours de satisfaire à cette exigence, la justice sociale commande que l’on procède sans délai à des réformes qui garantiront à l’ouvrier adulte un salaire répondant à ces conditions."


Il précise plus loin :

"L’objet naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber."


Mais que l'on ne vienne pas accuser Pie XI de socialisme !

"Si le socialisme, comme toutes les erreurs, contient une part de vérité (ce que d’ailleurs les Souverains Pontifes n’ont jamais nié), il n’en reste pas moins qu’il repose sur une théorie de la société qui lui est propre et qui est inconciliable avec le christianisme authentique. Socialisme religieux, socialisme chrétien, sont des contradictions : personne ne peut être en même temps bon catholique et vrai socialiste. "


  Tous les malheurs, injustices et violences de notre époque ne doit pas nous faire oublier que le plus grand désordre du présent régime économique, c'est la ruine des âmes :

"La plupart des hommes, en effet, sont presque exclusivement frappés par les bouleversements temporels, les désastres et les calamités terrestres. Mais à regarder ces choses comme il convient, du point de vue chrétien, qu’est-ce que tout cela comparé à la ruine des âmes ? Car il est exact de dire que telles sont, actuellement, les conditions de la vie économique et sociale, qu’un nombre très considérable d’hommes y trouvent les plus grandes difficultés pour opérer l’œuvre, seule nécessaire, de leur salut éternel."


 Le Pape Pie XI rappelle également les causes de ce mal moderne :

"La déchristianisation de la vie sociale et économique et sa conséquence, l’apostasie des masses laborieuses, résultent des affections désordonnées de l’âme, triste suite du péché originel qui, ayant détruit l’harmonieux équilibre des facultés, dispose les hommes à l’entraînement facile des passions mauvaises et les incite violemment à mettre les biens périssables de ce monde au-dessus des biens durables de l’ordre surnaturel.
 De là cette soif insatiable des richesses et des biens temporels qui, de tout temps sans doute, a poussé l’homme à violer la loi de Dieu et à fouler aux pieds les droits du prochain, mais qui, dans le régime économique moderne, expose la fragilité humaine à tomber beaucoup plus fréquemment.
 L’instabilité de la situation économique et celle de l’organisme économique tout entier exigent de tous ceux qui y sont engagés la plus absorbante activité. Il en est résulté chez certains un tel endurcissement de la conscience que tous les moyens leur sont bons qui permettent d’accroître leurs profits et de défendre contre les brusques retours de la fortune les biens si péniblement acquis ; les gains si faciles qu’offre à tous l’anarchie des marchés attirent vers les fonctions de l’échange trop de gens dont le seul désir est de réaliser des bénéfices rapides par un travail insignifiant, et dont la spéculation effrénée fait monter et baisser incessamment tous les prix au gré de leur caprice et de leur avidité, déjouant par là les sages prévisions de la production."


 Pour lire l'encyclique en entier et retrouver les principaux remèdes avancés par Pie XI, cliquez ICI

La torpille Huonder : la Fraternité Saint Pie X, chapelle latérale de l'Eglise officielle conciliaire

Publié le par Clément LECUYER

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 Cela n'est plus un scoop : Mgr Vitus Huonder, l’actuel "évêque" de Coire, a pris la décision de s’installer à l’issue de son mandat, dans un des centres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à savoir l’Institut Santa Maria à Wangs en Suisse. 

 C'est le magazine Monde et Vie qui annonçait la nouvelle en janvier :

"Cela fait plusieurs mois que Mgr Huonder, l’évêque de Coire (Suisse), envisageait de prendre sa retraite auprès de la Fraternité Saint-Pie-X. Cette fois, c’est officiel. Mgr Huonder, réputé conservateur, est non seulement un ami de la FSSPX, mais il est un proche du pape François, lequel avait refusé sa démission en 2017. Autrement dit, on peut se retirer auprès de la FSSPX comme auprès de n’importe quelle congrégation religieuse ! D’après nos informations, Mgr Huonder prendrait sa retraite au sein d’une école tenue par la Fraternité en Suisse. Bref, une illustration de ce « statut par morceaux », dont jouit la Fraternité. Avec l’aval du pape des périphéries. Voilà une preuve supplémentaire de la normalisation de la FSSPX."

 Et le célèbre blog Le Salon Beige de préciser :

“Il est évident que Mgr Huonder ne part pas dans un esprit de dissidence et que le pape a avalisé son projet. Cette annonce ne fait que corroborer le mouvement de normalisation de la Fraternité Saint-Pie X [n.d. Clément Lecuyer : au sein de l'Eglise officielle conciliaire] qui s’est amorcé il y a vingt ans et qui est désormais presque entièrement entériné depuis que le pape a accordé la juridiction sacramentelle pour les sacrements administrés pour la Fraternité Saint-Pie X ces dernières années.”

 Cette information a été depuis confirmée par les instances officielles de la FSSPX. L’abbé Firmin Suter, Recteur de l’Institut Sancta Maria et prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X depuis 2006, a exprimé sur demande et au nom de toute la communauté, leur joie de l’arrivée de Mgr Huonder : 

 "Oui, c’est une grande joie et un honneur spécial pour nous tous [...] Mgr Huonder s’était déjà présenté aux élèves et avait gagné leur sympathie, parce qu’il est un évêque au cœur ouvert et franc. [...] C’est génial de pouvoir offrir une maison à un tel évêque." (source)

  En 2015, Mgr Huonder faisait partie des prélats qui avaient participé à des discussions avec la Fraternité Saint-Pie X, visitant certains de ses séminaires.
 

1. Mgr Huonder, ordonné invalidement prêtre et évêque

 Ordonné "prêtre" en 1971 et consacré "évêque" en 2007 par Amédée Grab, un "évêque" lui-même sacré sous le nouveau rite, Huonder n'est pas plus prêtre ni évêque que ne l'est un simple fidèle de la Fraternité Saint Pie X ! (Se rapporter au dossier récapitulatif sur le rite de consécration épiscopale de 1968, ainsi qu'aux travaux du site rore-sanctifica

 Doit-on rappeler aux fidèles, prêtres et évêques de la FSSPX que Mgr Lefebvre, leur fondateur,  soutenait que la nouvelle forme (la forme essentielle) du rite de l’ordination sacerdotale était douteuse et que, pour ce qui est de la forme nouvelle de la consécration épiscopale, elle était tout simplement invalide (témoignage de l'abbé Anthony Cekada).

 Doit-on leur rappeler les propos publics tenus en 2016 par Mgr Tissier de Mallerais qui proclamait:

"Nous ne pouvons pas, évidemment, accepter ce nouveau rite d’ordination truqué qui fait peser des doutes sur la validité de nombreuses ordinations selon le nouveau rite.  Ce nouveau rite d’ordination n’est pas catholique. Et donc nous continuerons bien sûr fidèlement à transmettre le sacerdoce réel et valide, et valide, par le rite traditionnel de l’ordination sacerdotale."

  Et voilà que maintenant ladite Fraternité se réjouit qu'un faux prêtre et faux évêque vienne les rejoindre ! 
 

2. Huonder, un moderniste conciliaire
 


Huonder lors des JMJ alémaniques le 8 juillet 2017 à la basiliques Notre-Dame de Zurich

  Attaché à Vatican II,  à ses hérésies et à la nouvelle messe, cet individu est un moderniste et un œcuméniste par excellence ! 

 Jusqu’en 2011, et en tant qu’évêque de Coire,  le président de la très œcuménique Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse (CTEC), ayant comme vice-président “la pasteure” Adèle Kelham… Un engagement qui en dit long sur le “conservatisme” de Mgr Hounder !


Le ‘conservateur’ Huonder avec “la pasteure” Adèle Kelham, en 2011
 


Le ‘conservateur’ Mgr Huonder avec des filles acolytes en 2015

 Huonder est conservateur comme le fut l’empereur Napoléon, fruit du Bonaparte le révolutionnaire… Ce que les "conservateurs" libéraux conservent, c’est leur révolution parée cependant du décorum d’antan.
 


Le ‘conservateur’ Huonder avec des prêtres de la F.S.S.P, à Wigrazbad, en 2011

 Comme le remarque très justement Francesca de Villasmundo, Huonder est un "conservateur" parce que tel aussi l’appellent les purs progressistes en mouvement perpétuel, les gauchistes en avant vers un progrès inatteignable, brouillant les références en assujettissant le sens des mots à leur idéologie, imposant par leurs éléments de langage perverti, repris en cœur par la caste médiatique, leur "progrès" aux mots et aux hommes et obligeant ainsi chacun à se conformer à leur vision du monde : hier était "conservateur" celui qui n’acceptait pas le divorce ou la communion dans la main, aujourd’hui est "conservateur" celui qui accepte le divorce mais pas le "mariage pour tous", la communion dans la main mais pas aux divorcées remariés civilement ! Et la révolution avance pas à pas… par paliers...
 

3. Une torpille chargée d'anéantir définitivement ce qui reste de Tradition au sein de la FSSPX
 

Image associée
Le naufrage de FSSPX devenue une chapelle de l'Eglise moderniste conciliaire

 

  Le site Non possumus a poussé l'enquête et nous dévoile des informations de la plus haute importance. La traduction française a été publiée par M. l'abbé Pivert. Voici les principaux extraits de cette enquête qui tend fortement à montrer que tout cela fait partie d'un plan bien précis et bien huilé.  

 Durant son "épiscopat", Huonder était président délégué de la Conférence épiscopale suisse pour la Commission de discussion judéo-catholique (JRGK, en allemand). En 2009, cette Commission s’est réunie à la Synagogue de Berne pour discuter des sujets suivants :

1. La nouvelle version de la prière du vendredi saint du pape Benoît XVI « Pour les Juifs » du 4 mars 2009.
2. La levée de l’excommunication contre quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X par le pape Benoît XVI le 21 janvier 2009, et , avant tout, le déni public de l’Holocauste par l’un de ces évêques, Richard Williamso ; ainsi que les relations de la Fraternité Saint-Pie X avec la déclaration du concile « Nostra aetate »… Ces événements sont devenus un défi et un fardeau pour le dialogue judéo-catholique. [On comprend maintenant mieux pourquoi la Fraternité Saint-Pie X s’est débarrassée de Mgr Williamson et accueille Mgr Huonder. Note du site Non Possumus]

 Et dans le rapport annuel 2013, on peut y lire :

"Les sujets suivants ont été abordés : la création de paroisses spéciales avec une messe tridentine par l’ancien président catholique du JRGK, Mgr Vitus Huonder, et les problèmes du dialogue entre catholiques et juifs ; la relation entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie X"

 Pourquoi la Commission pour le dialogue judéo-catholique devrait-elle discuter à la Synagogue de Berne des relations entre la Fraternité Saint-Pie X, Rome et la création de paroisses avec la messe tridentine ? Qu’est ce que cela ? On se demande s’il existe un plan convenu entre Vatican et la synagogue, plan qui serait actuellement mis en œuvre en ce qui concerne Huonder et la Fraternité Saint-Pie X.

Le rapport annuel 2016 de la Conférence épiscopale suisse nous informe :

" 27.06.2016, la Commission pontificale Ecclesia Dei proroge le mandat de Mgr Vitus Huonder, évêque de Coire, pour poursuivre les discussions théologiques et pastorales avec les cercles liés à la Fraternité Saint-Pie X."

 Est-ce la raison pour laquelle François a également prorogé Mgr Huonder dans sa charge d’évêque de Coire ? Tout semble l’indiquer. Le 17 décembre de la même année, Mgr Huonder a été reçu en audience privée par François. Moins d’un an plus tard, le 4 mai 2017, la Conférence épiscopale suisse publia le communiqué annonçant la prolongation du mandat de Mgr Huonder :

"Le pape François a décidé de ne pas donner suite à la demande de démission de Mgr Vitus Huonder et de la rendre effective à Pâques 2019. Le président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Charles Morerod, a réagi comme suit : “Nous avons eu connaissance de cette décision et nous la respectons, bien sûr.” Fribourg, le 4 mai 2017 Conférence épiscopale suisse Walter Müller, responsable de l’information."

 Le 3 mai, Mgr Huonder a publié son propre communiqué dans lequel il faisait connaître la décision de François et dans lequel il déclarait :

"Je vous remercie de m’avoir donné la possibilité de mener à bien et de m’occuper des travaux qui n’ont pas encore abouti dans le diocèse, comme dans d’autres domaines."

 Est-ce pour cela que, depuis plusieurs années, la Fraternité Saint Pie X prépare la réception de Huonder dans l’une de ses maisons, en publiant abondamment des articles en sa faveur ? De son côté, le père Nay, fondateur et administrateur du site Gloria TV, a affirmé en mai 2017 ce qui suit au sujet de la prorogation du mandat de Huonder par François (extrait) :

"Les suppositions sur les raisons de la prorogation ont commencé rapidement. Pourquoi Rome n’est-elle pas pressée de se débarrasser de l’évêque de Coire, alors que le pape François aurait pour lui peu de sympathie ? La réponse : parce que Rome a des choses à faire à la hâte. Quoi ? La régularisation de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Qu’est-ce que cela a à voir avec Huonder ? Plus que l’on pourrait penser. La Maison générale de la Fraternité n’est pas située dans le diocèse de Coire, mais très proche de celui-ci. Huonder est, comme on pourrait le dire dans le jargon de gauche, le plus important « porteur d’espoir » suisse pour la Fraternité.

 Depuis des années, Huonder – quelle qu’en soit la raison – célèbre la messe tridentine. Il a également visité les maisons de la Fraternité Saint Pie X (les médias n’en n’ont pas rendu compte). Cela impressionne la Fraternité. Huonder est l’évêque suisse le plus proche de l’évêque suisse Bernard Fellay. La prorogation de Huonder dans ses fonctions est sans aucun doute un signe encourageant pour Mgr Fellay. Il l’encourage dans son opinion (je ne plaisante pas) que le pape François est, malgré tout, « bien disposé » envers sa Fraternité, même s’il décrit couramment les « Pie X » (et d’autres) comme des pharisiens aux vues étroites.

 Dans ce contexte, la prorogation de Huonder est donc une mesure de renforcement de la confiance (ou une mesure tactique).

 Dans le diocèse de Coire, François n’a pas à s’inquiéter. Les choses ne sont pas si mauvaises là-bas. La formation de prêtres à l’école supérieure théologique n’a jamais été aussi misérable qu’aujourd’hui.

 Depuis que Huonder est entré en fonction – m’a-t-on dit – dix prêtres catholiques ont quitté le diocèse. Les homosexuels, eux, sont restés. Les prêtres, qui vivent avec une concubine déclarée publiquement, célèbrent sous les yeux de Huonder lors de la messe à l’occasion de son jubilé sacerdotal. Les libéraux ne devraient pas craindre Huonder. C’est pourquoi le hurlement de gauche à propos de Huonder n’est pas vraiment compréhensible."

  Anesthésiés par le poison de leurs gravissimes erreurs doctrinales, les évêques, prêtres et fidèles sont, hélas, devenus aveugles et ne sont plus en mesure de se rendre compte que leur fragile chaloupe prend l'eau de toute part et se fait entièrement phagocyter par le grand paquebot de l'Eglise conciliaire moderniste.

Blasphème et hérésie de Bergoglio : Dieu veut le pluralisme des religions

Publié le par Clément LECUYER

 Voici le communiqué de Mgr Sanborn (traduction française par nos soins) concernant la dernière publication scandaleuse et hérétique de François/Bergoglio  :

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  Le 4 février, Bergoglio a signé avec le Grand Imam d'Al-Azhar une déclaration intitulée Un document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune. C’est en grande partie ce que Paul VI nous avait déjà dit il y a plus de cinquante ans : ce que nous appelons le brouillard artificiel. C'est l'abréviation de "fraternité humaine ; la paternité de Dieu". En bref, cela signifie que la fraternité naturaliste (et maçonnique) de l'homme ne peut réussir sans l'aide de la religion. C'est une négation implicite de la royauté du Christ et de la nécessité d'être soumis à son règne pour être sauvé et parvenir à la paix dans ce monde.  

 C'est affirmer que la fraternité humaine peut être réalisée sur des principes purement naturalistes, mais qu'elle a besoin d'une dimension spirituelle que seule la religion - peu importe laquelle - peut donner. La constitution Gaudium et Spes de Vatican II est empreint de cette pensée. Ce document place l'Église au service du monde naturaliste qui tente de se sauver sans Christ, une race déchue qui espère pouvoir se tirer des profondeurs du péché et de ses conséquences. Il est athée dans la mesure où le seul objectif à atteindre semble être un objectif purement naturel de l'homme: la paix internationale, la prospérité pour tous, les droits de l'homme, etc. C’est la raison pour laquelle Paul VI, en 1965, a déclaré aux Nations Unies que c’était "le dernier espoir du monde".

 Bergoglio, cependant, a profité de l'occasion pour inventer une nouvelle hérésie et un blasphème, à savoir que Dieu veut le pluralisme des religions . Voici la citation:

"La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas."

 Dans l'encyclique Mirari Vos, le Pape Grégoire XVI a condamné la liberté de conscience: "De cette source infecte de l'indifférentisme découle cette maxime absurde et erronée, ou plutôt ce délire, qu'il faut assurer et garantir à chacun la liberté de conscience". Le Pape Pie IX a réitéré cette condamnation en 1864, dans l'encyclique Quanta Cura.

 À ma connaissance, aucun moderniste n'a déclaré à ce jour que Dieu veut le pluralisme des religions. Cela signifie que Dieu veut l'hérésie, le blasphème et l'erreur dans les domaines dogmatique et moral. Un blasphème peut-il être plus grave que cela? Où est-il écrit une telle chose dans la Sainte Écriture? Chez les Pères ? Dans l'enseignement de l'Eglise? Écoutez le pape Pie XII dans le discours de Ci Riesce du 6 décembre 1953 : "Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement l'existence, ni à la propagande". Comment Dieu pourrait-il vouloir réellement l'existence d'une fausse religion qui nie sa propre révélation et qui accorde sa bénédiction à l'immoralité ?

 Cette déclaration hérétique et blasphématoire n'est que le produit logique de l’œcuménisme de Vatican II et de son affirmation du relativisme de la vérité qui sous-tend l’œcuménisme.

> Article original en anglais ICI