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Pachanama : La profession de l'hérésie moderniste

Publié le par Clément LECUYER

http://www.fathercekada.com/wp-content/uploads/2019/11/Berg-Pach-Rec-300x298.jpg Extraits du dernier communiqué de M. l'abbé Cekada, article original en anglais : Papa Pachamama’s Profession of the Modernist Heresy

 "Tous les dieux des païens sont des démons", dit le Psaume 95, mais cela n'a pas empêché Jorge Mario Bergoglio de parrainer le 4 octobre le culte des idoles païennes de la déesse de la Terre amazonienne, la Pachamama, dans les jardins du Vatican. Cela ne l'empêcha pas non plus, au cours de la procession d'offrande d'une 'messe', deux semaines plus tard, de recevoir avec grand sourire l'offrande florale traditionnelle à la Pachamama - et d'ordonner à son maître de cérémonie de la déposer sur le maître-autel de Saint-Pierre, qui se trouve directement sur la tombe de saint Pierre lui-même. 

 L'hérésie et l'apostasie, enseignent les canonistes et les théologiens moraux, peuvent être commises dictis vel factis - non seulement en paroles, mais aussi en actes. Et si les derniers actes de Bergoglio ne sont pas la preuve qu'il a totalement renié la religion révélée par Dieu, cela reviendrait à dire que les mots mêmes d'hérésie et d'apostasie - et d'ailleurs le Premier Commandement tout entier - aient perdu leur sens.

 Comment est-il devenu possible de justifier ces actes, que les martyrs refusaient d'accomplir sous la menace de la torture et d'une mort certaine, et tout cela à l'endroit même où saint Pierre lui-même est mort ?

 La réponse, bien sûr, est Vatican II, qui a enseigné que les religions païennes sont des "moyens de salut" utilisés par le Saint-Esprit. Et cette hérésie, à son tour, est le produit d'une autre : la méta-hérésie moderniste de l'évolution du dogme.

 Il était donc tout à fait approprié que, deux jours après que Bergoglio ait installé l'offrande de la Pachamama à l'emplacement de l'ossuaire de saint Pierre, le Bureau de presse du Vatican ait publié une profession claire et ouverte de cette hérésie dans un article intitulé "Développement de la doctrine est un peuple qui marche ensemble".

 Sa source (le service d'information officiel du Vatican), le moment de sa publication (à la suite du Synode controversé sur l'Amazonie) et le sujet qu'il traite (une justification générale pour des changements radicaux dans la doctrine et la discipline de l'Église) sont destinés à signaler l'importance de l'article. Il jette les bases théoriques générales des changements que François a l'intention d'introduire dans son exhortation post-synodale qui apparaîtra bientôt et qui mettra en œuvre les résolutions de son synode truqué.

 Son contenu est une bombe nucléaire qu'on ne peut désamorcer. Il fait maintenant partie à jamais du dossier public permanent (permanent public record). Bien que le nom de François ne figure pas au bas de l'article (pour permettre aux néo-conservateurs de prétendre que le blâme est ailleurs), le texte porte en lui ses sales empreintes digitales et celles de ses collègues voyous, les théologiens modernistes. C'est son œuvre, son enseignement et le leur - et il est d'ailleurs publié sur le site du Vatican dans la rubrique "Pape François" et "Magistère papal".

 "People that Walks Together" ne présente rien de moins que l'argument moderniste classique de l'évolution dogmatique - l'hérésie selon laquelle les vérités révélées ne sont pas immuables, mais conditionnées et sujettes à des changements à la lumière de l'"expérience" évolutive des hommes à différents âges. Cette hérésie est présente partout dans le Novus Ordo.

Évolution dogmatique: une vraie hérésie ?

 

 Pourquoi, pourrait-on se demander, une telle notion serait-elle hérétique ? Elle ne nie pas explicitement ou ne remet pas en question les dogmes individuels, tels que la divinité du Christ, la Naissance de la Sainte-Vierge, ou la transsubstantiation, n'est-ce pas ?

 La réponse est, "Oh oui, c'en est une". L'évolution dogmatique nie ou met en doute toute vérité religieuse, car elle rend impossible l'idée même d'une vérité religieuse. C'est faire passer chaque dogme par le broyeur philosophique du relativisme, du subjectivisme, de la psychologie, de l'expérience personnelle et de l'"historicisme", et le transforme en bouillie. La vérité qu'il exprimait (on nous a fait comprendre) a été "dépassée", contournée, ignorée dans la pratique, ou vidée de sa signification essentielle. "Nous sommes vraiment au-delà de ça maintenant", c'est le refrain commun.

  L'évolution dogmatique n'est donc pas seulement une hérésie.  C'est, comme l'a dit saint Pie X, l'égout de toutes les hérésies, et pratiquement, l'apostasie, car elle nie implicitement la possibilité d'une vérité objective dans tout dogme.

  Les modernistes camouflent leur hérésie, ici et ailleurs, avec l'expression "développement de la doctrine", qu'ils ont empruntée à John Henry Newman, apologiste catholique converti au 19e siècle. Mais Newman voulait dire une chose - l'Église au cours des siècles acquiert une compréhension plus profonde d'une vérité théologique fondamentale - alors que le modernisme en signifie une toute autre - "l'expérience" peut altérer le sens ou l'essence originelle de cette vérité, même de manière à contredire sa signification originale et essentielle.

[...]

 Vous avez deux choix :

   - L'Église catholique s'est détournée de la foi (ce que la foi elle-même nous dit impossible).
    - Les hommes qui se présentaient comme des papes ont dévié de la foi, avant même leurs élections putatives, et ne possédaient donc aucune autorité du Christ (ce que la théologie catholique et le droit canon nous disent possible).

 En d'autres termes, leurs paroles hérétiques et leurs actes manifestement mauvais prouvent que les "papes" de Vatican II n'ont jamais été de vrais papes, de sorte que, loin de perdre la papauté par hérésie, ces hommes "n'avaient vraiment rien à perdre" dès le début. Découpez-le autrement, et tout ce qui reste sur la table, c'est une Église défectueuse et tout aussi fausse (Slice it any other way, and all that’s left on the table is a defected and equally fake Church).

Paul VI a-t-il promulgué illégalement le Novus Ordo ?

Publié le par Clément LECUYER

  La Fraternité Saint Pie X et un mythe populaire traditionaliste

 

Abbé Cekada  La plupart des catholiques qui abandonnent la Nouvelle Messe le font parce qu'ils la trouvent mauvaise, irrévérente ou non-catholique.

 Instinctivement, cependant, le catholique sait que l’Église du Christ ne peut pas nous donner quelque chose de mal, puisque l'Église nous conduirait alors en enfer, plutôt qu'au ciel.

 Les théologiens catholiques, en effet, enseignent que les lois disciplinaires universelles de l’Église, y compris les lois régissant la liturgie sacrée, sont infaillibles. En voici une explication classique, donnée par le théologien Herrmann :

« L'Église est infaillible dans sa discipline générale. Par le terme discipline générale, on entend les lois et les pratiques qui appartiennent à l'ordre externe de toute l’Église. Telles sont les choses qui concernent soit le culte externe, comme la liturgie et les rubriques, ou l'administration des sacrements…

« Si elle [l'Église] pouvait prescrire, commander ou tolérer dans sa discipline quelque chose contre la foi et les mœurs, ou quelque chose qui tendrait au détriment de l’Église ou au préjudice des fidèles, elle se détournerait de sa mission divine, ce qui est impossible. »

 Tôt ou tard, donc, les catholiques font face à un dilemme : La Nouvelle Messe est mauvaise, mais ceux qui nous l'ont prescrite (Paul VI, et al.) possédaient apparemment l'autorité même du Christ. Que doit-on faire ? Accepter le mal à cause de l'autorité, ou rejeter l'autorité à cause du mal ? Choisir le sacrilège, ou choisir le schisme ?

 Comment un catholique peut-il résoudre ce dilemme apparent de l'autorité ecclésiastique prescrivant le mal ?

 Au cours du temps, seulement deux explications furent essentiellement proposées :

 

    1. Paul VI, qui a promulgué la Nouvelle Messe, avait perdu l'autorité papale.

 L'argument est le suivant : Une fois que nous reconnaissons que la Nouvelle Messe est mauvaise, ou nuit aux âmes, ou détruit la foi, nous reconnaissons aussi implicitement quelque chose d'autre : Paul VI, qui a promulgué (imposé) ce mauvais rite en 1969, ne pouvait pas posséder l'autorité véritable dans l’Église à ce moment donné. Il avait perdu l'autorité papale d'une manière ou d'une autre, ou bien il ne l'avait jamais possédée.

 Comment cela aurait-il pu se produire ? La défection de la foi, selon l'enseignement d'au moins deux papes (Innocent III et Paul IV) et de presque tous les canonistes et théologiens catholiques, entraîne la perte automatique de l'autorité pontificale.

 Le mal de la Nouvelle Messe, selon cet argument, est comme une flèche lumineuse géante pointant vers les papes post-Vatican II et clignotant les mots : "Pas d'autorité papale. Ayant perdu la foi catholique."

 

   2. Paul VI possédait l'autorité papale, mais n'a pas licitement promulgué la Nouvelle Messe.

 Cette position prétend que Paul VI n'a pas suivi les formes juridiques correctes quand il a promulgué la Nouvelle Messe. La Nouvelle Messe n'est donc pas vraiment une loi universelle, et par conséquent nous ne sommes pas obligés d'obéir à la loi qui l'imposait prétendument ; l'infaillibilité de l’Église est ainsi « sauvée. »

 Cette théorie a été extrêmement populaire dans le mouvement traditionaliste dès ses débuts dans les années 1960.

 C'est vouloir le beurre et l'argent du beurre. Cet argument vous permet de "reconnaître" le pape, mais d'ignorer ses lois, de dénoncer sa Nouvelle Messe, et de garder l'ancienne Messe. Il rassure les âmes simples effrayées du schisme, qu'elles sont, malgré les apparences, toujours « loyales envers le Saint-Père. »

 J'ai traité la première position dans mon étude Traditionalists, Infallibility and the Pope. Je vais discuter ici de la deuxième position, et décrire les difficultés considérables qu'elle présente en ce qui concerne la logique, l'autorité de l’Église et le droit canon.

 

 > Lire l'étude entière en cliquant ICI (sur le site etudesantimodernistes) ou bien ci-dessous :