Le nouveau président des "évêques" suisses pour l’abolition du célibat des prêtres

Publié le par Clément

 Mgr Norbert Brunner, 67 ans  va être prochainement nommé président des "évêques" suisses.


Extrait de l'article de Golias :


http://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc1/hs151.snc1/5609_1170522538447_1089481250_30509593_465651_n.jpg Or il se trouve que ce futur Président est favorable à l’abolition du célibat des prêtres. Dans un entretien publié il y a quelques jours au journal « NZZ am Sonntag », l’évêque de Sion estime en effet qu’il devrait être possible d’ordonner des hommes mariés. « Une abolition du célibat est possible car il n’existe pas de lien fondamental avec la prêtrise », explique-t-il.

 Mgr Brunner reconnaît avoir évoqué la question plusieurs fois à Rome. Le problème, selon lui, c’est qu’un tel pas ne peut pas être franchi seulement pour une région ou un pays, mais que la question doit être traitée pour l’ensemble de l’Église. Une réforme souhaitée par l’épiscopat suisse dans son ensemble. Et par l’opinion.

D’un peu partout dans l’Église, l’idée se fait entendre.

Et de plus en plus.


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Rappel :


  - "Si, d'après la  doctrine apostolique tous les fidèles doivent  garder la chasteté, combien plus doivent la garder les  prêtres et les lévites assujettis au service des autels, afin qu'en conservant la pureté non-seulement du  cœur, mais encore du corps, ils soient dignes d'être admis à l'audience de Dieu, lorsqu'ils intercèdent pour le peuple  ! " (Concile de Tours en 461)  Source :  labb., Concil., tom. 4, p. 1050.

  - "Ceux qui se sont consacrés au service de Dieu, dit  saint Basile, doivent réfléchir sans cesse, qu'ayant passé la mesure de la nature humaine, ils se sont placés dans un ordre de choses incorporelles, et qu'ils ont embrassé la vie des anges. Car, ajoute-t-il, le propre  de la nature angélique est d'être libre de tout joug matrimonial." (Source : Delnstit.monach. Serm., t. 2, p. 511.)

 - Notre Seigneur : "Il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne !" (Mt 19, 12)


 - M. l'abbé Jager dans son livre "Le celibat ecclésiastique, dans ses rapports religieux et politiques" :

 "Non, la loi du célibat ne date pas du moyen âge ; elle n'est pas l'ouvrage du concile de Latran ou de celui de Trente, comme on l'a avancé si souvent. Elle prit naissance avec le christianisme, présida à son berceau, fut établie et fixée, comme loi ecclésiastique, au temps même des apôtres. Les constitutions apostoliques, cette espèce de rituel des premiers temps, défendent expressément à l'évêque, au prêtre et au diacre de se marier après l'ordination. Les canons des apôtres supposent le célibat établi non-seulement parmi les évêques, mais encore parmi les prêtres et les diacres, puisque le vingt-cinquième ne permet le mariage qu'aux chantres et aux. lecteurs.

 Voilà donc la loi du célibat invariablement fîxée : il est défendu à l'évêque, au prêtre et au diacre de se marier après l'ordinatïon. dans les temps primitifs; car si les canons et les constitutions apostoliques ne sont pas écrits de la main des apôtres, ils appartiennent du moins aux premiers siècles, et, sous le rapport de la discipline, ils furent toujours regardés comme une règle donnée par les apôtres eux-mêmes."

 

> Lire son livre extrêment pertinent (sur google books):  "Le celibat ecclésiastique, dans ses rapports religieux et politique"