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Cinquantenaire de la nouvelle messe de Paul VI

Publié le par Clément LECUYER

 Il y a tout juste un demi-siècle, le 29 novembre 1969, Paul VI imposait le nouvel ordo missae. Il abrogeait ainsi la bulle Quo Primum du pape saint Pie V et imposait de nouvelles règles concernant la célébration de la messe.  Le 24 mai 1976, il rappelait l'obligation de soumission et d'acceptation : 

 

"L'adoption du nouvel Ordo Missae n'est certainement pas laissé à la libre décision des prêtres ou des fidèles. Le nouvel Ordo a été promulgué pour prendre la place de l'ancien, après une mûre délibération, et afin d'exécuter les décisions du Concile. De la même manière, notre prédécesseur St Pie V avait rendu obligatoire le Missel révisé sous son autorité après le Concile de Trente. La même prompte soumission, nous l'ordonnons, au nom de la même autorité suprême qui nous vient du Christ, à toutes les autres réformes liturgiques, disciplinaires, pastorales mûries ces dernières années en application des décrets conciliaires."

 

 Que penser de ce Nouvel Ordo Missae ? De nombreux ouvrages ont été publiés et nous venons de retrouver dans nos archives un dossier de synthèse rédigé par nos soins il y a déjà plusieurs années. Nous venons le publier (fichier pdf).

 

 Sommaire :

 

Première partie

1. Ce qu'est la sainte Messe
2. Les conditions de validité d'un sacrement

Deuxième partie

I. Les raisons d'une telle révolution liturgique
1. Une volonté œcuménique des modernistes
2. Un souhait des protestants
A. Participation active des protestants à l'élaboration de la nouvelle messe
B. Le cri de victoire des protestants
3. L'aboutissement du combat de la franc-maçonnerie

II. La nouvelle Messe invalide et sacrilège
1. La matière est respectée
2. La forme a été modifiée
A. La formule de Consécration n'est plus de type intimatif mais devient narrative
B. Ajout de Quod pro vobis tradetur (qui sera livré pour vous)
C. Suppression de Mysterium Fidei (Mystère de Foi)
D. Pro vobis et pro multis  : Différence essentielle de traduction

III. Le ministre

IV. L'intention de faire ce que dit l'Eglise
A. Nouvelle définition de la Messe
B. Absence de manifestations et de signes extérieurs

IV. Quelques autres modifications
A. Suppression du latin et du chant grégorien
B. L'autel

Troisième partie - Paul VI pouvait-il changer le rite de la Messe ?

1. Un pape ne peut pas définir une nouvelle doctrine
2. Un pape ne peut pas changer la substance même d'un sacrement
3. Un pape ne peut pas proposer et promulguer une loi mauvaise

 

> Lire-télécharger notre dossier : La nouvelle messe de Paul VI : invalide et sacrilège

La mollesse des chrétiens

Publié le par Clément LECUYER

 

  Saint Pie X : "Que l’on n’exagère pas par conséquent les difficultés quand il s’agit de pratiquer tout ce que la foi nous impose pour accom­plir nos devoirs, pour exercer le fructueux apostolat de l’exemple que le Seigneur attend de chacun de nous : Unicuique mandavit de proximo suo. Les difficultés viennent de qui les crée et les exagère, de qui se confie en lui-même et non sur les secours du ciel, de qui cède, lâchement intimidé par les railleries et les dérisions du monde : par où il faut conclure que, de nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens.


  Oh ! S’il m’était permis, comme le faisait en esprit le prophète Zacharie, de demander au divin Rédempteur : « Que sont ces plaies au milieu de vos mains ? Quid sont istæ plagæ in medio manuum tuarum ? » la réponse ne serait pas douteuse : « Elles m’ont été infligées dans la maison de ceux qui m’aimaient. His plagatus sum in domo eorum qui diligebant me » : par mes amis qui n’ont rien fait pour me défendre et qui, en toute rencontre, se sont rendus complices de mes adversaires. Et à ce reproche qu’encourent les chrétiens pusillanimes et intimidés de tous les pays ne peuvent se dérober un grand nombre de chrétiens de France." (Allocution du 13 décembre 1908)

Pour l'honneur et la dignité du sacerdoce

Publié le par Clément LECUYER

 Mon âme pleure de chagrin, relève-moi selon ta parole ! Eloigne de moi la voie du mensonge et accorde-moi la grâce de suivre ta loi ! (psaume 119). C'est le cœur bien lourd que nous revenons sur l'affaire de l'ordination de l'abbé de Coatparquet. En effet, de nouvelles informations nous sont parvenues et indiquent clairement que l'abbé de Coatparquet, ordonné de façon gravement illicite le 12 octobre, pourrait de temps à autre officier à la chapelle saint Pie V de Rennes, sans que les fidèles puissent en être informés préalablement. Le dimanche 27 octobre, voilà qu'il confessait avant la grande messe.

 

 Alors que, par cette ordination, le sacerdoce a été outrageusement attaqué, alors que les lois, la pratique de l'Eglise et les exhortations des papes ont été allégrement bafouées, tout catholique se doit de protester avec force ! Avec saint Bernard, nous sommes obligés de nous écrier :

 

"On déchire les lois sacrées de l'Eglise, et on lacère, ô douleur, la robe du Christ, et cela par le fait de ceux qui ont le devoir de la garder entière. Vos amis et vos proches, ô mon Dieu, se tournent contre vous et vous font face." (Lettre 216)

 

 Dans notre dossier, lu et validé par quatre prêtres non una cum, nous allons préciser les faits que nous avions abordés le mois dernier. Ensuite, nous démontrerons en quoi cette ordination a été réalisée à l'encontre des règles les plus sages et saintes de l'Eglise, puis nous répondrons aux quelques objections soulevées par Mgr Morello et par certains fidèles.

 Car Mgr Morello n'avait ni le pouvoir, ni le droit de dispenser son ordinand de suivre une formation dans un séminaire. Si, hélas, division il y a, la faute en revient à cet évêque qui s'est autorisé témérairement à profaner la législation catholique et  à piétiner la pratique de l'Eglise. L'histoire de l'Eglise est remplie de magnifiques exemples de catholiques ayant soulevé des montagnes pour rejoindre un séminaire, déjouant les persécutions, les représailles et les difficultés matérielles. 

 


Sommaire

 

Introduction

Le droit des laïcs

Sentimentalisme et faculté de jugement

Orphelins d'autorité

Rappel et chronologie des faits

L'ordinand

L'ordinateur

La législation de l'Eglise concernant l'élévation au sacerdoce

Réponse à une 1° objection : il n'y a plus de séminaire

Réponse à une 2° objection : les canons 972 et 1970

Préparation au sacerdoce : une grave et importante nécessité

Conséquences d'une non formation au sein d'un séminaire

Réponse à une nouvelle objection : ces lois ne peuvent plus s'appliquer

Epikie ? Dispense ? Impuissance ?

Ce que nous apprend l'Histoire

Conclusion

Réponse à quelques autres affirmations de Mgr Morello

 

> Pour télécharger et lire notre dossier pdf, cliquez ci-dessous (fichier édité le 02/12)

L'abomination de la désolation dans le lieu saint

Publié le par Clément LECUYER

 Dans l'évangile du dernier dimanche de l'année liturgique, nous avons pu lire le sombre avertissement de Notre-Seigneur :  "Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne. Alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes." (Matthieu XXIV, 15-16)


 L'abomination de la désolation dans le lieu saint ?! A quoi se rapporte cette prophétie divine ? De nombreuses interprétations ont été proposées par certains saints et théologiens. L'abbé Zins, diacre, qui a longuement étudié cette thématique fait remarquer qu'il peut y avoir jusqu'à six sens à donner à cet avertissement :
 

 Historique et littéral :

- Ayant trait à la destruction de Jérusalem ; arrivée des armées romaines établissant leur emblème idolâtre dans le Temple de Jérusalem...
- Une idole dans l'église, vénérée comme si c'était le vrai Dieu ; réunion d'Assise : Bouddha sur l’autel et le Tabernacle ;
- l'idolâtrie : . par des "fidèles" ; . par des "prêtres".

 Moral :

- dépravation des mœurs (dans les âmes et cœurs), avec la bénédiction des gouvernements et de la majorité des populations et même de prêtres ;
- avortement : en les privant du Baptême.. espèce d’abomination dans un lieu saint (âme) qui devait être sanctifié par la grâce ;
- les âmes baptisées ayant reçu le don de la foi et qui plus tard ont trafiqué avec l’erreur. Perdant ainsi l’intégrité de la foi, ces baptisés sont devenus les temples du démon et ont chassé Dieu de la maison ;
- prêtres .. appelés par Dieu d’une manière spéciale pour le représenter et par leur vie sainte rapprocher les âmes de son cœur.. aujourd’hui des temples où l’abomination et la désolation règnent en maître.. ont renié leur Seigneur et Maître, l’ont vendu, pour adorer un autre dieu (l’homme), devenus les suppôts de Satan, des antéchrists, ont profané le saint nom de Dieu, voué leurs âmes aux mensonges, entraînant les petites brebis du Seigneur acquis aux prix de son sang dans l’erreur et le mensonge ;
- dans une église : profanation : - par un simple usage profane, - par le péché (mœurs...) ; prostitution "sacrée" pour une idole.

 Spirituel :

- nouvelle “messe” a profané le Lieu Saint (les églises) ; Nouvel Ordo Missae est une abomination dressée dans le Lieu Saint… culte idolâtrique, parce qu'invalide et sacrilège ;

- le Siège de Pierre usurpé par des imposteurs, la Ville Sainte tombée aux mains des impies, la Chaire de Vérité, occupée par l'abomination de l'hérésie ; là où le siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la vérité fut établie comme une lumière pour les nations, là ils ont posé le trône d’abomination de leur impiété ;

- la dénaturation des Saintes Écritures : Sainteté même, puisqu'elles sont la parole de Dieu, les hérétiques les ont dénaturées au point de proclamer comme contenu en Elle des hérésies (DH).
- l'Homme d'iniquité ; celui qui s'élèvera en temple de Dieu, cet homme sera de par sa nature même une abomination ;

- parmi les baptisés dans l'Eglise catholique :
. l'idolâtrie du monde, préféré à Dieu ("nous avons le culte de l'homme", Montini) ;
. la "profanation" de la doctrine chrétienne : l'hérésie directe contre le Christ : négation de sa divinité etc. ; les deux à la fois : l'éros divin de Ratzinger ;

- la profanation des sacrements, à commencer par l'Eucharistie. C'est la "messe" vaine, vide ; la disparition des vrais sacrements valides, remplacés par des simulacres à la fois idolâtriques et profanateurs.
- la secte babélienne qui au sein même du Temple a le culte de l'Homme Profane.
- l'adoration du Prince de ce Monde (l'abomination), par ceux qui se disent membres de l'Eglise Catholique (le Lieu Saint), la réduisant ainsi visiblement à rien (la désolation).
- l'usurpation des attributs visibles de l'Eglise Catholique, fondée par Notre Seigneur, au profit d'une entité (par exemple la secte conciliaire) faisant mine d'adorer Dieu, mais étant de coeur à l'opposé permettant ainsi l'union en son sein de l'ensemble des sectes afin que le Prince de ce Monde puisse, en usurpant la gloire de Dieu, être adoré par tous et en tout lieu.

Synthèse analytique :

 Abomination = idole ; idolâtrie ; profanation; dépravation des mœurs ; avortement ; hérésie ; dénaturation des Saintes Écritures ; nouvelle “messe” ; profanation des sacrements ; usurpation des attributs visibles de l'Eglise; usurpation de la Chaire de Pierre ; secte babélienne ; l'Homme d'iniquité ; l'adoration du Prince de ce Monde.

 Lieu Saint = Temple de Jérusalem ; église ; âmes baptisées ; Prêtres ; l'Eglise Catholique ; Saintes Écritures ; la doctrine chrétienne ; Siège de Pierre, Ville Sainte, Chaire de Vérité.

 

 Saint Jérôme, (347-420), Père et docteur de l'Eglise  :

"L'abomination désigne , selon l'Ecriture dans l'Ancien Testament, l'idole... Neuvième leçon. On peut entendre l’abomination de la désolation comme la perversion de tout le dogme. Quand nous la verrons se tenir dans le lieu saint, c’est-à-dire dans l’Église, et se faire passer pour Dieu, nous devrons fuir de la Judée vers les montagnes, c’est-à-dire abandonner la lettre qui tue et l’erreur judaïque, nous approcher des montagnes éternelles d’où Dieu répand son admirable lumière et nous tenir sur le toit et sur la terrasse où les traits enflammés du diable ne peuvent parvenir, ne pas descendre ni prendre quoi que ce soit de la maison de notre ancienne vie ni chercher ce qui est derrière nous, mais bien plutôt semer dans le champ des Écritures spirituelles afin d’en recueillir des fruits, et ne pas emporter une seconde tunique, qu’il n’est pas permis aux Apôtres de posséder."

  Saint Jean Chrysostome ( - 407), évêque de Constantinople et Docteur de l'Église parlait lui aussi d'une "...  statue [d'une idole] placée dans le temple." (hom. 76 in Mt). 

 

 Saint Vincent Ferrier (1350-1419) :

 

"Le Pape légitime est le père universel des Chrétiens, et l'Eglise en est la Mère. Aussi, en prêtant obéissance à quelqu'un qui n'est pas pape et en lui attribuant les honneurs papaux, on transgresse le premier précepte de la première table, en lequel il est ordonné : Tu n'auras point de dieux étrangers, ni d'idole...(Deut.5,7). Or, qu'est-ce qu'un faux pape sinon un dieu étranger en ce monde, une idole, une statue, une image ou représentation fictive du Christ ?" (Traité du schisme moderne, P. Ch.3; Ed. BAC : San Vicente Ferrer, Biografia y escritos, Madrid 1956)


  Guillaume Von Hazel, auteur du livre Mystères de la Révolution nous propose une intéressante synthèse, sur le site Fide catholica. Nous nous permettons de la reprendre, en partie, dans les lignes suivantes.

 L’abomination dans le lieu saint par la venue de l’antéchrist désigne précisément trois choses selon l’exégèse traditionnelle

  L’abomination dans le lieu saint est un phénomène indissociable de la personne de  l’antéchrist et du phénomène de grande apostasie qui arrivera dans les temps antéchristiques.

"Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il faut que l’apostasie arrive auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant lui-même passer pour Dieu" – 2 Thessaloniciens 2 ; 3-4

 Or, selon l’exégèse catholique traditionnelle, l’antéchrist, celui qui s’élève au-dessus de Dieu et qui s’assoit dans le Temple de Dieu, se caractérise sous trois formes :

  • Une fausse église : parce que l’Eglise catholique est le Corps Mystique du Christ, le diable cherche à susciter une imitation, une contrefaçon, qu’on peut appeler corps mystique de l’antéchrist.
  • Un faux pape : car le diable doit nécessairement placer un vicaire pour diriger le corps mystique de l’Antéchrist. Ce ou ces faux papes sont généralement désignés comme les faux pasteurs par les exégètes, suivant Matthieu 24.
  • Des faux sacrements et une fausse religion : car pour que la tromperie soit complète, il faut évidemment une fausse religion, de faux sacrements et une fausse liturgie, imitant tout ce qui est propre à l’Eglise.

 C’est ce que rappelle et synthétise le Révérend Sylvester Berry (1879-1954), grand exégète et professeur de séminaire, dans son commentaire de saint Matthieu XXIV :

"Les prophéties du Livre de l’Apocalypse montrent que Satan cherchera à imiter l’Eglise du Christ afin de tromper l’humanité. Il érigera une église de Satan en opposition à l’Eglise du Christ. L’Antéchrist s’y présentera dans le rôle du messie, le faux prophète se présentera sous l’apparence d’un pape et l’on verra alors apparaître des imitations des Sacrements de l’Eglise. On verra aussi des prodiges trompeurs, en imitation des véritables miracles de l’Eglise. (The Church of Christ : An Apologetic and Dogmatic Treatise, 1927, p.119)

 

 
Un faux pape rendant un culte à une idole au sein même de la Basilique saint Pierre !
En octobre 2019, lors du synode d'Amazonie, des idoles païennes sont exposées au cœur du Vatican, une déesse est portée en procession et des cérémonies sorcières ont été organisées, tout cela sous le regard bienveillant de Bergoglio.

 

 Nous savons avec certitude que les "papes" de Vatican II, à cause des nombreuses hérésies qu’ils ont enseigné, sont des hérétiques publics et manifestes. De ce fait, suivant l’enseignement du Magistère de l’Eglise, ils ne sont pas les chefs d’un corps dont ils ne sont plus membres. Il en va de même pour la hiérarchie de prélats modernistes qui les ont suivis avec zèle dans leur apostasie. Il en résulte que l’entité dont ils sont chefs, n’est pas et ne peut pas être l’Eglise catholique, mais une secte étrangère, et croyons nous, ce fameux corps mystique de l’antéchrist. Pour affirmer une si grave certitude, nous nous fondons sur l’enseignement pur et simple de la théologie dogmatique et du droit canon, et plus encore, sur l’enseignement du Magistère. En particulier, nous nous fondons sur la bulle du Pape Paul IV, Cum Ex Apostolatus Officio. Dans cette bulle, cet illustre pape enseigne explicitement que l'élection à la papauté de tout prélat ayant préalablement dévié de la foi, devait être considéré comme nulle et invalide,  sans qu’aucune déclaration ne soit nécessaire de la part de quiconque. De façon stupéfiante, ce pape justifie explicitement cet enseignement, pour empêcher la catastrophe de la prophétie de Daniel concernant l’abomination dans le lieu saint et l’antéchrist. De fait, le pape Paul VI assimile explicitement l’abomination dans le lieu saint à un faux pape qui usurperait la charge pontificale :

"Et, pour que Nous puissions ne jamais voir dans le Lieu-Saint l’abomination de la désolation prédite par le prophète Daniel, Nous voulons, autant que Nous le pourrons avec l’aide de Dieu et selon notre charge Pastorale, capturer les renards occupés à saccager la Vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas sembler être comme les chiens muets, impuissants à aboyer, pour ne pas Nous perdre avec les mauvais serviteurs et ne pas être assimilé à un mercenaire."

 Il s’agit donc là d’une interprétation infaillible des passages de la Sainte Ecriture que nous avons lus plus haut, ainsi qu’une confirmation infaillible de l’exégèse catholique traditionnelle sur la question.

 Plus que jamais, recourons à saint Michel Archange et utilisons la puissante et merveilleuse arme de l'exorcisme contre Satan et les anges apostats, publié pour les fidèles du monde entier par l'ordre du pape Léon XIII. Vade Satana, inventor et magister omnis fallaciae, hostis humanae salutis !

L'aptitude canonique

Publié le par Clément LECUYER

 Il est plus que jamais d'actualité de se souvenir des points essentiels que Mr l'abbé CEKADA, professeur de théologie au séminaire de la sainte Trinité (Floride), résume à la fin de son analyse sur le clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

1) La loi de l'Eglise oblige à ce que quiconque est ordonné à la prêtrise soit en possession de l'aptitude canonique (idoneitas canonica). Les deux principaux critères qui déterminent l'aptitude canonique d'un candidat à l'ordination sont :

a) la conduite vertueuse (mores congruentes),
b) les connaissances requises (debita scientia).

 Le système de séminaire établi par le Concile de Trente et prescrit par le droit canonique fournit aux candidats à l'ordination une formation spirituelle appropriée (à travers le règlement du séminaire, le programme journalier, une direction spirituelle régulière, l'observation et la correction, et l'évaluation professorale) et l'éducation ecclésiastique requise (connaissance et compréhension du Latin, deux ans de philosophie, quatre ans de théologie).

 Le système Tridentin garantit que les ordinands sont “convenablement jugés” (rite probati) sur une longue période de temps à la fois sur leur conduite et leurs connaissances, et qu'ils sont en effet canoniquement aptes à l'ordination.

 La législation et les déclarations papales ont constamment averti que ces obligations sont graves et
que les ignorer met les âmes de fidèles en danger. Un candidat qui n'a pas été “convenablement jugé” selon les normes légales sur sa vertu et ses connaissances est canoniquement inapte à la prêtrise.

2) Un évêque qui confère les ordres majeurs à un candidat canoniquement inapte commet un péché mortel (canon 973).

3)
Les ordres conférés par un évêque canoniquement inapte – un de ceux qui, parmi les Vieux Catholiques, les schismatiques brésiliens, la hiérarchie du Palmar de Troya et d'autres, n'ont pas l'éducation du séminaire requise – ne bénéficient pas de présomption de validité. En pratique, donc, les ordinations épiscopales ou sacerdotales issus de tels évêques doivent être considérés comme invalides.

4) Même si dans un cas particulier un candidat canoniquement inapte pourrait prouver que son ordination ou son sacre épiscopal était certainement valide, il serait toujours empêché d'exercer les ordres ainsi reçus, qu'ils aient été conférés par un prélat catholique ou un schismatique.

* * *

 La loi et la tradition de l'Eglise requièrent donc que leurs ministres soient formés et leurs vertus et connaissances évaluées avant de recevoir la dignité des Saints Ordres, et que l'inapte soit exclu.

 Un prêtre ou un évêque canoniquement inapte, même s'il peut avoir été ordonné validement, déshonore la prêtrise catholique et compromet le salut des âmes chaque fois qu'il monte à l'autel, entre au confessionnal, ou pire encore, coiffe une mitre et élève aux Saints Ordres encore plus d'ignorants et d'inaptes.

 La dignité de la prêtrise du Christ et le bien général de l'Eglise demande à ce que les laïcs catholiques refusent le ministère sacramentel de ces hommes et n'appuient pas leur apostolat. Agir autrement donne crédibilité et respectabilité à ce qui ne mérite que mépris et condamnation, comme cela ressort clairement des mots terribles du Pape Pie XI :

“Qu'ils tremblent donc pour eux - mêmes, ceux qui abordent le ministère sacré sans compétence ni formation; car le Seigneur ne laissera pas impunie leur ignorance, lui qui a proféré cette terrible menace : Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai à mon tour, et tu ne seras pas mon prêtre”.

 
Si le Seigneur Lui-même rejette l'inapte, le catholique traditionnel ne peut pas faire moins – car la seule personne apte à célébrer la Messe tridentine est un véritable prêtre tridentin.

Anniversaire de la mort du Père Noël Barbara

Publié le par Clément LECUYER

http://www.the-pope.com/Barbara2.gif Cela fait depuis maintenant 17 ans que le R.P. Noël Barbara nous a quitté, remettant son âme à Dieu le 10 octobre 2002. Prions pour le salut de son âme ! Né le 25 décembre 1910, il fut ordonné prêtre le 26 juin 1938. Il fut un des pionniers de la vraie Résistance catholique.

 Dans ce dossier PDF, nous vous proposons de retrouver le résumé de sa vie consacrée à la défense de la religion catholique, pure et vierge de toute souillure. Vaillant pourfendeur de l'hérésie et du libéralisme, avocat de la sainte Messe traditionnelle, il tenta vainement de convaincre Mgr Lefebvre à déclarer publiquement la position Sede Vacante.

 Dans ce grand combat de l’Eglise qui se prolonge encore, le Père Barbara est pour nous un exemple, il nous montre que l’étude est une force, les arguments de la foi une épée, l’intransigeance un bouclier, et que la charité et l’humilité mènent à la victoire.

 Voici un extrait audio de son intervention donnée à la Mutualité à Paris le 20 octobre 1976 dans laquelle il dénonce énergétiquement les assassins de la foi. Il y déclare notamment la vacance du Siège apostolique :

Mgr Morello va-t-il s'opposer à Saint Pie X lui-même ?

Publié le par Clément LECUYER

 En choisissant de conférer le sacrement de l'Ordre à Mr l'abbé Louis-Marie de Coatparquet, nous avons démontré dans notre précédent communiqué que Mgr Morello s'affranchissait des recommandations et exigences de l'Eglise.

 Il contrevient également directement à un ordre strict de sa sainteté le Pape saint Pie X qui ordonne ce qui suit :

 "C'est pourquoi, convaincu et persuadé de la nécessité que ceux qui aspirent au sacerdoce soient élevés dans des Séminaires pour maintenir et affermir la vocation à l'état ecclésiastique, et afin que les véritables vocations soient mieux connues des supérieurs qui doivent rendre le bonum testimonium avant que les aspirants reçoivent l'imposition des mains [...] Nous avons, en outre, pris les décisions suivantes : [...]

8. Ne pourra être promu au sacerdoce celui qui n'aura pas accompli sa quatrième année de théologie, n'en aura point surmonté l'épreuve et n'aura pas été élève au moins trois ans dans un Séminaire ou un collège ecclésiastique.

 Nous vous communiquons à temps ces décisions, Monsieur le cardinal, afin que, dans votre zèle éclairé pour le gouvernement de Notre diocèse, vous en prescriviez et vous en surveilliez dès l'année scolaire prochaine la scrupuleuse observance, dérogeant complètement à toute habitude ou privilège contraire. Et Nous vous accordons avec une affection particulière la bénédiction apostolique." (Lettre au cardinal Respighi, 5 mai 1904, Actes de S.S Pie X, t. IV, p. 197)


  Or, l'abbé de Coatparquet n'a ni étudié au moins trois ans dans un séminaire, ni surmonté l'épreuve de la quatrième année de théologie. Il est donc inapte à recevoir les saints Ordres : qu'il aille rejoindre le séminaire de la Sainte Trinité en Floride.  En persistant à ordonner un tel candidat, Mgr Morello se compromet gravement ! Qu'il se soumette à la voix de saint Pie X :


"Il reste encore que dans le choix des ministres sacrés rien ne se fasse à la légère, rien ne soit contraire à ce que vous dicte votre conscience d'évêques. L'évêque doit observer le plus religieusement possible le grave avertissement de saint Paul : Ne te hâte point d'imposer les mains à quelqu'un. C'est qu'en effet toute précipitation dans une affaire d'une telle importance est pleine de dangers. Mais surtout il faut bien prendre garde de ne pas céder à l'intérêt ou à la faveur des hommes en imposant les mains à un sujet moins digne. Mais vraiment, c'est là un crime si odieux qu'on ne saurait le moins du monde faire tomber un tel soupçon sur quelqu'un d'entre vous : ce que Nous voulons dire plutôt et ce que Nous  vous demandons avec des instances réitérées, c'est de ne regarder comme superflu aucun genre de précautions lorsqu'il s'agit de consacrer les clercs. — En toute cette affaire, qui vous touche chacun en particulier autant que tous en général parce que le salut de l'Église du Portugal elle-même en dépend, qu'il ne vous suffise pas de dépenser votre zèle en des efforts isolés." (Lettre aux évêques du Portugal, 5 mai 1905)

Publié dans Annonces

Prochainement un nouveau prêtre inapte au sacerdoce : non possumus !

Publié le par Clément LECUYER

 Nous avons appris il y a maintenant trois semaines qu'une ordination sacerdotale allait avoir lieu à Rennes : l'abbé de Coatparquet se verra conférer le sacrement d'ordre des mains de Mgr Morello, ce samedi 12 octobre. 

 Bien sûr une telle nouvelle devrait nous remplir de joie ! Mais hélas, cela ne peut être le cas. Cette nouvelle est source pour nous de légitimes et vives inquiétudes. Plus on en apprend, plus nous sommes forcés de constater que rien est conforme aux règles les plus élémentaires.

 Tout d'abord, le parcours de l'abbé de Coatparquet est pour le moins confus et brouillon. Le fait est que cela fait depuis 17 ans qu'il végète ça-et-là à la recherche d'un évêque acceptant de lui conférer les ordres. Passé par des séminaires de la Fraternité saint-Pierrre à Wigratzbad puis de l'Institut du Bon Pasteur (pendant un an), il a fini par rejoindre quelques années Mr. l'abbé Guépin à Nantes pour partir ensuite côtoyer un prêtre survivantiste, l'abbé Seigneur, le tout en séjournant de temps en temps au Trévoux, communauté religieuse rattachée à la FSSPX. Discrètement, il y a quelques mois, il a fait l'aller-retour en Argentine pour recevoir le sous-diaconat et le diaconat des mains de Mgr Morello.

 L'abbé de Coatparquet n'a donc été formé dans aucun séminaire, il n'a été soumis à aucun examen sérieux en bonne et due forme, il est donc clairement inapte à la prêtrise.  Les décrets du Concile de Trente prescrivent que “ceux qui doivent être ordonnés doivent vivre dans un séminaire et y être formés dans la discipline ecclésiastique, recevoir les Saints Ordres après avoir été convenablement jugés” (canon 972, 1). Et Pie XI d'avertir :

 "L’avenir du prêtre lui-même dépend de la formation qu’il aura reçue [dans un Séminaire]. Il est d’une suprême importance qu’après une solide formation classique, les futurs prêtres soient initiés et entraînés à la philosophie scolastique selon la méthode, la doctrine et les principes du Docteur angélique... Un seul prêtre bien formé vaut mieux qu’un grand nombre peu ou point préparés et sur lesquels l’Eglise ne peut guère compter, à supposer même qu’elle n’ait pas à pleurer sur eux" (Encyclique Ad Catholici Sacerdotii)

 Qui plus est, quelle est sa position sur la crise de l'Eglise ? Rien nous assure qu'il célèbrera la sainte messe non una cum. Selon des témoignages de fidèles ayant échangé avec lui, l'abbé de Coatparquet soutient la théorie fumeuse du survivantisme de l'hérétique Montini/Paul VI. Nous sommes en droit de penser qu'il célèbrera la Messe una cum Montini ! Nous ne pouvons accepter qu'un tel prêtre désserve les centres de Messes.

Résultat de recherche d'images pour "mgr morello" Quant à l'ordinateur, Mgr Morello, sa grave imprudence en la matière est consternante ! Il choisit, seul, de faire fi des commandements, recommandations et exhortations de l'Eglise. Connaissant à peine l'abbé de Coatparquet, il n'a même pris la peine de consulter Mr. l'abbé Guépin (jusqu'à il y a peu), foncièrement opposé à une telle ordination. La loi de l'Eglise est pourtant claire : Le canon  973  interdit à un évêque d'ordonner un candidat  inapte  canoniquement "sinon, non seulement il pèche très gravement mais il encourt également le péril de participer aux péchés d'autrui."  Nous l'exhortons à écouter les recommandations de saint Pie X :

"Quand le temps sera venu de promouvoir les jeunes candidats aux saints Ordres, ah !, n'oubliez pas ce qu'écrivait saint Paul à Timothée – N'impose précipitamment les mains à personne ; vous persuadant bien que, le plus souvent, tels seront ceux que vous admettrez au sacerdoce, et tels seront aussi dans la suite les fidèles confiés à leur sollicitude. Ne regardez donc aucun intérêt particulier, de quelque nature qu'il soit; mais ayez uniquement eu vue Dieu, l'Eglise, le bonheur éternel des Âmes afin d'éviter, comme nous en avertit l'Apôtre, de participer aux péchés d'autrui." (Encylique E Supremi Apostolatus du 4 octobre 1903)

  Et saint Jean Chrysostome de préciser :

"Ce n'est pas après une première, une seconde, une troisième épreuve, mais après une réflexion prolongée, après un minutieux examen que tu imposeras les mains" (Homil. 16 in Tim. Migne, PG. 62, 587.).

  Ce n'est pas la première fois que cet évêque provoque des turbulences en France. En 2015, nous avions fait le choix de rester discret sur le soutien aveugle, naïf (?) et têtu de cet évêque à la communauté installée en France du très douteux Père Ricardo Subirón. Malgré les solides preuves recueillies par Vigilantes Semper, Mgr Morello a persisté à soutenir cet imposteur, sacrilège et escroc Subirón, tout en réprimandant les fidèles qui osaient enquêter et dénoncer cet individu.

 Et pourtant, l'expérience nous montre qu'un prêtre non formé est une bombe à retardement. Lorsque l'explosion se produit, le scandale suit et les âmes sont détournées de la Messe traditionnelle. Mgr Morello en portera personnellement la responsabilité et répondra devant Dieu de sa conduite.

 Dans le domaine civil, une telle chose serait impensable : imagine-t-on qu'un individu se voit remettre un diplôme de médecine sans avoir suivi de formation dans une université de médecine, sans avoir exercé de stages d'internat, sans avoir passé d'examens ? La réponse va de soi. Pourquoi dans le domaine spirituel et religieux un individu n'ayant jamais passé d'examens, s'étant vu refouler de séminaires pourrait se faire tout de même ordonner prêtre ?

 Comme l'explique Mr l'abbé Cekada, la dignité de la prêtrise du Christ et le bien général de l'Eglise demandent à ce que les  laïcs catholiques refusent le ministère sacramentel de tels prêtres. Agir autrement donne crédibilité et respectabilité à ce qui ne mérite que mépris et condamnation, comme cela ressort clairement des mots terribles du Pape Pie XI :

Qu'ils tremblent donc pour eux-mêmes, ceux qui abordent le ministère sacré sans compétence ni formation; car le Seigneur ne laissera pas impunie leur ignorance, lui qui a proféré cette terrible menace : Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai à mon tour, et tu ne seras pas mon prêtre." (Lettre apostolique Unigenitus Dei Filius sur les études des religieux)

 Si le Seigneur Lui-même rejette l'inapte, le catholique ne peut pas faire moins – car la seule personne apte à célébrer la Messe tridentine est un véritable prêtre tridentin.

Nous nous tenons à ce qu'écrivait le vénéré Pape Pie XII :

"Soyez profondément persuadés que l'on ne peut être un instrument efficace pour l'Eglise si l'on ne s'est pas donné une culture proportionnée aux temps présents. Dans de nombreux cas ni l'ardeur de ses propres convictions, ni le zèle de la charité pour conquérir les âmes ne peuvent suffire. Le peuple a raison quand il réclame des prêtres 'saints et instruits'" (Texte posthume sur le sacerdoce préparé pour le 19 octobre 1958)

Devant une telle forfaiture, nous disons donc haut et fort : Non possumus !
 

>Edit du 10/10/19 : Lire notre deuxième communiqué :   Mgr Morello va-t-il s'opposer à Saint Pie X lui-même ?


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  Nous publions avec son accord le communiqué de Mr l'abbé Grossin et nous invitons les lecteurs à lire, s'ils ne l'ont pas encore fait, le dossier complet de Mr. l'abbé Cekada : Les Saint Ordres et l’inaptitude canonique.

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Un nouveau prêtre non formé et non tridentin

 

 Monsieur de Coatparquet sera ordonné prêtre le samedi 12 octobre 2019 dans la Chapelle Saint Pie V de Rennes par Monseigneur MORELLO. Il est prévu qu'il soit en poste à ABBARETZ (44) chez le Padre Rigoberto SANCHEZ.

 

 Je suis obligé encore de mettre en garde les fidèles contre ce nouveau prêtre incompétent car non formé dans un Séminaire selon les normes du Concile de Trente. Vous trouverez ci-joint un excellent article de monsieur l'abbé CEKADA sur les conditions catholiques pour former un futur prêtre digne de ce nom. Monsieur l'abbé CEKADA est professeur de Droit Canon au Séminaire de la Très Sainte Trinité, en Floride (USA), dont le directeur est Monseigneur SANBORN.

 

 Monsieur de Coatparquet a passé une seule année dans le Séminaire du Bon Pasteur (rallié) dont le Supérieur Général était monsieur l'abbé Philippe LAGUERIE et son bras droit monsieur l'abbé AULAGNIER. Ensuite, il a étudié tout seul dans sa chambre ses livres de théologie chez monsieur l'abbé GUEPIN à NANTES : pas de professeurs, pas d'examens, pas de vie de communauté. Ordonner un tel jeune homme, quelques soient ses qualités par ailleurs, est d'une imprudence et d'une impudence éhontées vis-à-vis des fidèles qui sont en droit d'attendre de leur prêtres qu'ils reçoivent la formation que veut l'Eglise selon le Concile de Trente, puisque nous avons deux Séminaires qui, sans être parfaits, ont le mérite d'exister ! Il y en a un en Italie (Turin) et un autre aux USA (Floride).

 

 Je vous demande donc de vous tenir à l'écart de tels prêtres incompétents afin de ne pas être mêlés à leurs désordres inévitables. Je profite de l'occasion pour dénoncer le scandale que Monseigneur MORELLO a causé en France en soutenant un faux évêque de PALMAR de TROYA (Espagne) Ricardo SUBIRON, lié à un trafic de drogue et d'armes. Non seulement cet évêque ne s'est jamais rétracté, mais il a admonesté violemment ceux qui ont eu la charité de dénoncer, preuves à l'appui, le loup dans la bergerie. Vous trouverez le dossier complet de cette affaire ici : https://vigilateetorate.wordpress.com/

 

 En vous écrivant cela, je sais que je serai critiqué. Je le fais par charité pour les fidèles qui ont besoin d'être protégés et avertis contre les faux prophètes et les mauvais pasteurs. Que ma charité ne soit pas comprise, peu me chaut ! J'aurai fait mon devoir. Je m'empresse d'ajouter que mon texte ne vise absolument pas monsieur l'abbé ROGER qui subit cette décision de Monseigneur MORELLO. D'ailleurs, sa seule réponse à mes objections est de faire confiance à Monseigneur MORELLO. Après l'affaire SUBIRON, on ne peut absolument pas faire confiance à ce prélat.

 

Bourbriac, le 07 octobre 2019

en la fête de Notre-Dame du Rosaire

Abbé Xavier GROSSIN

 

La crise des gilets jaunes, une conséquence d'un système condamné par l'Eglise

Publié le par Clément LECUYER

 De nombreux commentateurs s'accordent pour expliquer que la crise actuelle dite des gilets jaunes s'explique avant tout par une terrible injustice sociale. Matraqués par toutes sortes de taxes, d'impôts, beaucoup ne s'en sortent plus, tandis qu'une certaine catégorie infime de la population, en lien avec les puissances financières, s'enrichit de jour en jour. Tout cela n'est que l'aboutissement d'un système qui a été fermement et admirablement condamné par la sainte Eglise catholique, Mère de sagesse.
 


 Revenons quelques années en arrière, en mai 1931. Quarante ans après Rerum Novarum, le Pape Pie XI livrait au monde une autre encyclique remarquable: Quadragesimo Anno. Dans Rerum Novarum, Léon XIII avait signalé, sans la définir, "une usure dévorante sous une forme nouvelle" qui venait s’ajouter aux conditions inhumaines dont souffrait alors le monde ouvrier.

 Dans Quadragesimo Anno, Pie XI semble bien avoir identifié cette usure dévorante à la dictature de l’argent et du crédit. Il dénonce cette domination de l’économie par les maîtres absolus de l’argent :

"Ce qui, à notre époque, frappe tout d’abord le regard, ce n’est pas seulement la concentration des richesses, mais encore l’accumulation d’une énorme puissance, d’un pouvoir économique discrétionnaire, aux mains d’un petit nombre d’hommes qui, d’ordinaire, ne sont pas les propriétaires, mais les simples dépositaires et gérants du capital qu’ils administrent à leur gré.  Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus respirer".


 Il s'agit d'une conséquence du libéralisme économique :

"Cette concentration du pouvoir et des ressources, qui est comme le trait distinctif de l’économie contemporaine, est le fruit naturel d’une concurrence dont la liberté ne connaît pas de limites ; ceux-là seuls restent debout, qui sont les plus forts, ce qui souvent revient à dire, qui luttent avec le plus de violence, qui sont le moins gênés par les scrupules de conscience."


 Une telle conception va entraîner comme résultat une dictature économique, le gouvernement se transformant en percepteur d’impôt :

"L’appât du gain a fait place à une ambition effrénée de dominer. Toute la vie économique est devenue horriblement dure, implacable, cruelle. A tout cela viennent s’ajouter les graves dommages qui résultent d’une fâcheuse confusion entre les fonctions et devoirs d’ordre politique et ceux d’ordre économique ; telle, pour n’en citer qu’un d’une extrême importance, la déchéance du pouvoir : lui qui devrait gouverner de haut, comme souverain et suprême arbitre, en toute impartialité et dans le seul intérêt du bien commun et de la justice, il est tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les ambitions de l’intérêt. Dans l’ordre des relations internationales, de la même source sortent deux courants divers : c’est, d’une part, le nationalisme ou même l’impérialisme économique, de l’autre, non moins funeste et détestable, l’internationalisme ou impérialisme international de l’argent, pour lequel là où est l’avantage, là est la patrie."

 
Et Pie XI de se faire l'avocat des salariés :

"On n’épargnera donc aucun effort en vue d’assurer aux pères de famille une rétribution suffisamment abondante pour faire face aux charges normales du ménage. Si l’état présent de la vie industrielle ne permet pas toujours de satisfaire à cette exigence, la justice sociale commande que l’on procède sans délai à des réformes qui garantiront à l’ouvrier adulte un salaire répondant à ces conditions."


Il précise plus loin :

"L’objet naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber."


Mais que l'on ne vienne pas accuser Pie XI de socialisme !

"Si le socialisme, comme toutes les erreurs, contient une part de vérité (ce que d’ailleurs les Souverains Pontifes n’ont jamais nié), il n’en reste pas moins qu’il repose sur une théorie de la société qui lui est propre et qui est inconciliable avec le christianisme authentique. Socialisme religieux, socialisme chrétien, sont des contradictions : personne ne peut être en même temps bon catholique et vrai socialiste. "


  Tous les malheurs, injustices et violences de notre époque ne doit pas nous faire oublier que le plus grand désordre du présent régime économique, c'est la ruine des âmes :

"La plupart des hommes, en effet, sont presque exclusivement frappés par les bouleversements temporels, les désastres et les calamités terrestres. Mais à regarder ces choses comme il convient, du point de vue chrétien, qu’est-ce que tout cela comparé à la ruine des âmes ? Car il est exact de dire que telles sont, actuellement, les conditions de la vie économique et sociale, qu’un nombre très considérable d’hommes y trouvent les plus grandes difficultés pour opérer l’œuvre, seule nécessaire, de leur salut éternel."


 Le Pape Pie XI rappelle également les causes de ce mal moderne :

"La déchristianisation de la vie sociale et économique et sa conséquence, l’apostasie des masses laborieuses, résultent des affections désordonnées de l’âme, triste suite du péché originel qui, ayant détruit l’harmonieux équilibre des facultés, dispose les hommes à l’entraînement facile des passions mauvaises et les incite violemment à mettre les biens périssables de ce monde au-dessus des biens durables de l’ordre surnaturel.
 De là cette soif insatiable des richesses et des biens temporels qui, de tout temps sans doute, a poussé l’homme à violer la loi de Dieu et à fouler aux pieds les droits du prochain, mais qui, dans le régime économique moderne, expose la fragilité humaine à tomber beaucoup plus fréquemment.
 L’instabilité de la situation économique et celle de l’organisme économique tout entier exigent de tous ceux qui y sont engagés la plus absorbante activité. Il en est résulté chez certains un tel endurcissement de la conscience que tous les moyens leur sont bons qui permettent d’accroître leurs profits et de défendre contre les brusques retours de la fortune les biens si péniblement acquis ; les gains si faciles qu’offre à tous l’anarchie des marchés attirent vers les fonctions de l’échange trop de gens dont le seul désir est de réaliser des bénéfices rapides par un travail insignifiant, et dont la spéculation effrénée fait monter et baisser incessamment tous les prix au gré de leur caprice et de leur avidité, déjouant par là les sages prévisions de la production."


 Pour lire l'encyclique en entier et retrouver les principaux remèdes avancés par Pie XI, cliquez ICI

La torpille Huonder : la Fraternité Saint Pie X, chapelle latérale de l'Eglise officielle conciliaire

Publié le par Clément LECUYER

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 Cela n'est plus un scoop : Mgr Vitus Huonder, l’actuel "évêque" de Coire, a pris la décision de s’installer à l’issue de son mandat, dans un des centres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à savoir l’Institut Santa Maria à Wangs en Suisse. 

 C'est le magazine Monde et Vie qui annonçait la nouvelle en janvier :

"Cela fait plusieurs mois que Mgr Huonder, l’évêque de Coire (Suisse), envisageait de prendre sa retraite auprès de la Fraternité Saint-Pie-X. Cette fois, c’est officiel. Mgr Huonder, réputé conservateur, est non seulement un ami de la FSSPX, mais il est un proche du pape François, lequel avait refusé sa démission en 2017. Autrement dit, on peut se retirer auprès de la FSSPX comme auprès de n’importe quelle congrégation religieuse ! D’après nos informations, Mgr Huonder prendrait sa retraite au sein d’une école tenue par la Fraternité en Suisse. Bref, une illustration de ce « statut par morceaux », dont jouit la Fraternité. Avec l’aval du pape des périphéries. Voilà une preuve supplémentaire de la normalisation de la FSSPX."

 Et le célèbre blog Le Salon Beige de préciser :

“Il est évident que Mgr Huonder ne part pas dans un esprit de dissidence et que le pape a avalisé son projet. Cette annonce ne fait que corroborer le mouvement de normalisation de la Fraternité Saint-Pie X [n.d. Clément Lecuyer : au sein de l'Eglise officielle conciliaire] qui s’est amorcé il y a vingt ans et qui est désormais presque entièrement entériné depuis que le pape a accordé la juridiction sacramentelle pour les sacrements administrés pour la Fraternité Saint-Pie X ces dernières années.”

 Cette information a été depuis confirmée par les instances officielles de la FSSPX. L’abbé Firmin Suter, Recteur de l’Institut Sancta Maria et prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X depuis 2006, a exprimé sur demande et au nom de toute la communauté, leur joie de l’arrivée de Mgr Huonder : 

 "Oui, c’est une grande joie et un honneur spécial pour nous tous [...] Mgr Huonder s’était déjà présenté aux élèves et avait gagné leur sympathie, parce qu’il est un évêque au cœur ouvert et franc. [...] C’est génial de pouvoir offrir une maison à un tel évêque." (source)

  En 2015, Mgr Huonder faisait partie des prélats qui avaient participé à des discussions avec la Fraternité Saint-Pie X, visitant certains de ses séminaires.
 

1. Mgr Huonder, ordonné invalidement prêtre et évêque

 Ordonné "prêtre" en 1971 et consacré "évêque" en 2007 par Amédée Grab, un "évêque" lui-même sacré sous le nouveau rite, Huonder n'est pas plus prêtre ni évêque que ne l'est un simple fidèle de la Fraternité Saint Pie X ! (Se rapporter au dossier récapitulatif sur le rite de consécration épiscopale de 1968, ainsi qu'aux travaux du site rore-sanctifica

 Doit-on rappeler aux fidèles, prêtres et évêques de la FSSPX que Mgr Lefebvre, leur fondateur,  soutenait que la nouvelle forme (la forme essentielle) du rite de l’ordination sacerdotale était douteuse et que, pour ce qui est de la forme nouvelle de la consécration épiscopale, elle était tout simplement invalide (témoignage de l'abbé Anthony Cekada).

 Doit-on leur rappeler les propos publics tenus en 2016 par Mgr Tissier de Mallerais qui proclamait:

"Nous ne pouvons pas, évidemment, accepter ce nouveau rite d’ordination truqué qui fait peser des doutes sur la validité de nombreuses ordinations selon le nouveau rite.  Ce nouveau rite d’ordination n’est pas catholique. Et donc nous continuerons bien sûr fidèlement à transmettre le sacerdoce réel et valide, et valide, par le rite traditionnel de l’ordination sacerdotale."

  Et voilà que maintenant ladite Fraternité se réjouit qu'un faux prêtre et faux évêque vienne les rejoindre ! 
 

2. Huonder, un moderniste conciliaire
 


Huonder lors des JMJ alémaniques le 8 juillet 2017 à la basiliques Notre-Dame de Zurich

  Attaché à Vatican II,  à ses hérésies et à la nouvelle messe, cet individu est un moderniste et un œcuméniste par excellence ! 

 Jusqu’en 2011, et en tant qu’évêque de Coire,  le président de la très œcuménique Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse (CTEC), ayant comme vice-président “la pasteure” Adèle Kelham… Un engagement qui en dit long sur le “conservatisme” de Mgr Hounder !


Le ‘conservateur’ Huonder avec “la pasteure” Adèle Kelham, en 2011
 


Le ‘conservateur’ Mgr Huonder avec des filles acolytes en 2015

 Huonder est conservateur comme le fut l’empereur Napoléon, fruit du Bonaparte le révolutionnaire… Ce que les "conservateurs" libéraux conservent, c’est leur révolution parée cependant du décorum d’antan.
 


Le ‘conservateur’ Huonder avec des prêtres de la F.S.S.P, à Wigrazbad, en 2011

 Comme le remarque très justement Francesca de Villasmundo, Huonder est un "conservateur" parce que tel aussi l’appellent les purs progressistes en mouvement perpétuel, les gauchistes en avant vers un progrès inatteignable, brouillant les références en assujettissant le sens des mots à leur idéologie, imposant par leurs éléments de langage perverti, repris en cœur par la caste médiatique, leur "progrès" aux mots et aux hommes et obligeant ainsi chacun à se conformer à leur vision du monde : hier était "conservateur" celui qui n’acceptait pas le divorce ou la communion dans la main, aujourd’hui est "conservateur" celui qui accepte le divorce mais pas le "mariage pour tous", la communion dans la main mais pas aux divorcées remariés civilement ! Et la révolution avance pas à pas… par paliers...
 

3. Une torpille chargée d'anéantir définitivement ce qui reste de Tradition au sein de la FSSPX
 

Image associée
Le naufrage de FSSPX devenue une chapelle de l'Eglise moderniste conciliaire

 

  Le site Non possumus a poussé l'enquête et nous dévoile des informations de la plus haute importance. La traduction française a été publiée par M. l'abbé Pivert. Voici les principaux extraits de cette enquête qui tend fortement à montrer que tout cela fait partie d'un plan bien précis et bien huilé.  

 Durant son "épiscopat", Huonder était président délégué de la Conférence épiscopale suisse pour la Commission de discussion judéo-catholique (JRGK, en allemand). En 2009, cette Commission s’est réunie à la Synagogue de Berne pour discuter des sujets suivants :

1. La nouvelle version de la prière du vendredi saint du pape Benoît XVI « Pour les Juifs » du 4 mars 2009.
2. La levée de l’excommunication contre quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X par le pape Benoît XVI le 21 janvier 2009, et , avant tout, le déni public de l’Holocauste par l’un de ces évêques, Richard Williamso ; ainsi que les relations de la Fraternité Saint-Pie X avec la déclaration du concile « Nostra aetate »… Ces événements sont devenus un défi et un fardeau pour le dialogue judéo-catholique. [On comprend maintenant mieux pourquoi la Fraternité Saint-Pie X s’est débarrassée de Mgr Williamson et accueille Mgr Huonder. Note du site Non Possumus]

 Et dans le rapport annuel 2013, on peut y lire :

"Les sujets suivants ont été abordés : la création de paroisses spéciales avec une messe tridentine par l’ancien président catholique du JRGK, Mgr Vitus Huonder, et les problèmes du dialogue entre catholiques et juifs ; la relation entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie X"

 Pourquoi la Commission pour le dialogue judéo-catholique devrait-elle discuter à la Synagogue de Berne des relations entre la Fraternité Saint-Pie X, Rome et la création de paroisses avec la messe tridentine ? Qu’est ce que cela ? On se demande s’il existe un plan convenu entre Vatican et la synagogue, plan qui serait actuellement mis en œuvre en ce qui concerne Huonder et la Fraternité Saint-Pie X.

Le rapport annuel 2016 de la Conférence épiscopale suisse nous informe :

" 27.06.2016, la Commission pontificale Ecclesia Dei proroge le mandat de Mgr Vitus Huonder, évêque de Coire, pour poursuivre les discussions théologiques et pastorales avec les cercles liés à la Fraternité Saint-Pie X."

 Est-ce la raison pour laquelle François a également prorogé Mgr Huonder dans sa charge d’évêque de Coire ? Tout semble l’indiquer. Le 17 décembre de la même année, Mgr Huonder a été reçu en audience privée par François. Moins d’un an plus tard, le 4 mai 2017, la Conférence épiscopale suisse publia le communiqué annonçant la prolongation du mandat de Mgr Huonder :

"Le pape François a décidé de ne pas donner suite à la demande de démission de Mgr Vitus Huonder et de la rendre effective à Pâques 2019. Le président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Charles Morerod, a réagi comme suit : “Nous avons eu connaissance de cette décision et nous la respectons, bien sûr.” Fribourg, le 4 mai 2017 Conférence épiscopale suisse Walter Müller, responsable de l’information."

 Le 3 mai, Mgr Huonder a publié son propre communiqué dans lequel il faisait connaître la décision de François et dans lequel il déclarait :

"Je vous remercie de m’avoir donné la possibilité de mener à bien et de m’occuper des travaux qui n’ont pas encore abouti dans le diocèse, comme dans d’autres domaines."

 Est-ce pour cela que, depuis plusieurs années, la Fraternité Saint Pie X prépare la réception de Huonder dans l’une de ses maisons, en publiant abondamment des articles en sa faveur ? De son côté, le père Nay, fondateur et administrateur du site Gloria TV, a affirmé en mai 2017 ce qui suit au sujet de la prorogation du mandat de Huonder par François (extrait) :

"Les suppositions sur les raisons de la prorogation ont commencé rapidement. Pourquoi Rome n’est-elle pas pressée de se débarrasser de l’évêque de Coire, alors que le pape François aurait pour lui peu de sympathie ? La réponse : parce que Rome a des choses à faire à la hâte. Quoi ? La régularisation de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Qu’est-ce que cela a à voir avec Huonder ? Plus que l’on pourrait penser. La Maison générale de la Fraternité n’est pas située dans le diocèse de Coire, mais très proche de celui-ci. Huonder est, comme on pourrait le dire dans le jargon de gauche, le plus important « porteur d’espoir » suisse pour la Fraternité.

 Depuis des années, Huonder – quelle qu’en soit la raison – célèbre la messe tridentine. Il a également visité les maisons de la Fraternité Saint Pie X (les médias n’en n’ont pas rendu compte). Cela impressionne la Fraternité. Huonder est l’évêque suisse le plus proche de l’évêque suisse Bernard Fellay. La prorogation de Huonder dans ses fonctions est sans aucun doute un signe encourageant pour Mgr Fellay. Il l’encourage dans son opinion (je ne plaisante pas) que le pape François est, malgré tout, « bien disposé » envers sa Fraternité, même s’il décrit couramment les « Pie X » (et d’autres) comme des pharisiens aux vues étroites.

 Dans ce contexte, la prorogation de Huonder est donc une mesure de renforcement de la confiance (ou une mesure tactique).

 Dans le diocèse de Coire, François n’a pas à s’inquiéter. Les choses ne sont pas si mauvaises là-bas. La formation de prêtres à l’école supérieure théologique n’a jamais été aussi misérable qu’aujourd’hui.

 Depuis que Huonder est entré en fonction – m’a-t-on dit – dix prêtres catholiques ont quitté le diocèse. Les homosexuels, eux, sont restés. Les prêtres, qui vivent avec une concubine déclarée publiquement, célèbrent sous les yeux de Huonder lors de la messe à l’occasion de son jubilé sacerdotal. Les libéraux ne devraient pas craindre Huonder. C’est pourquoi le hurlement de gauche à propos de Huonder n’est pas vraiment compréhensible."

  Anesthésiés par le poison de leurs gravissimes erreurs doctrinales, les évêques, prêtres et fidèles sont, hélas, devenus aveugles et ne sont plus en mesure de se rendre compte que leur fragile chaloupe prend l'eau de toute part et se fait entièrement phagocyter par le grand paquebot de l'Eglise conciliaire moderniste.

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