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Réponse définitive sur le Pape Honorius

Publié le par Clément LECUYER

 Nombreux dans la 'Tradition' estiment qu'Honorius (Pape de 625 à 638) a bien et bel été hérétique et que le fait qu'un Pape puisse tomber dans l'hérésie est de l'ordre du possible au regard de la doctrine et de la foi, puisque l'histoire nous offre le cas d'Honorius.

 Beaucoup d'ouvrages et études traitent du Pape Honorius. A tel point que l'on est facilement un peu perdu. A qui faire confiance ? A quel auteur ? Et pourquoi se rapporter à telle personnalité par rapport à une autre ? Nous avons donc tenu à retravailler sur cette question en recherchant ce que les Prélats de l'Eglise ont dit. 

 Nous sommes arrivés à faire appel à une soixantaine de personnalités éminentes de l'Eglise, dont six Papes, deux docteurs de l'Eglise, huit Cardinaux, une vingtaine d'archevêques et d'évêques, une douzaine d'historiens, sans oublier d'autres prélats et théologiens.

> Lire-télécharger notre dossier (64 pages)

 

Montini / Paul VI canonisé par l'Eglise moderniste

Publié le par Clément LECUYER

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 Après les supposées canonisations des usurpateurs Jean XXIII et Jean-Paul Il, voilà que l'Eglise moderniste antichrétienne va accueillir dans ses rangs un nouveau "saint" : Montini. Les ennemis de l'Eglise catholique se canonisent entre eux, ce n'est en rien surprenant. D'un côté, nous pouvons dire que cela ne nous concerne pas puisque ces gens-là appartiennent à une nouvelle religion qui n'est pas catholique.

 Cependant, il convient de rappeler qu'en soi, un acte de canonisation est un acte irréformable par lequel un Souverain-Pontife engage son infaillibilité. Les traditionalistes de pacotille reconnaissant François comme légitime successeur de saint Pierre sont donc obligés de reconnaître comme saints les supposés "papes" Paul VI,  Jean-Paul II et Jean XXIII !  A moins de rejoindre la position Sede Vacante. 

 Nous republions l'analyse rédigée lors de la canonisation de J-P II : L'acte de canonisation, un acte de nature irréformable

Ordination de l'abbé Damien Dutertre

Publié le par Clément LECUYER

 Le 26 mai 2018, en la Vigile de la fête de la Très Sainte Trinité, monsieur l'abbé Damien Dutertre est devenu prêtre pour l'éternité. Jeune français et breton, à l'origine fidèle de la chapelle Saint Pie V de Rennes, il était entré il y a près de 6 ans au séminaire américain de Mgr Sanborn (Séminaire de la Très Sainte Trinité).

 Il a reçu le Sacrement de l'Ordre des mains de Mgr Sanborn, à Verrua en Italie. Etait également présent le nouvel évêque Mgr Selway.

 Pour le moment, monsieur l'abbé Dutertre est retourné aux Etats-Unis pour débuter son ministère.

 Deo Gratias !

 

François : "l'enfer n'existe pas, les âmes pêcheresses disparaissent"

Publié le par Clément LECUYER

  Dernières nouvelles du Vatican, juste à temps pour interférer avec la période la plus sainte de l'année, le Triduum de Pâques : Le journal italien athée La Repubblica  a publié aujourd'hui un nouvelle interview d'Eugenio Scalfari, le partenaire de conversation préféré de 'François', dont le titre est : C'est un honneur d'être appelé un révolutionnaire".

 Lors de cette interview dans lequel 'François' se vante d'être appelé révolutionnaire, ce personnage - présenté comme Chef de l'Eglise catholique - vient publiquement affirmer, de façon explicite, ne pas croire en l'existence de l'enfer et invente un nouveau concept complètement absurde :

  "Votre Sainteté, lors de notre précédente entrevue, vous m'avez dit que notre espèce disparaîtra à un certain moment et que Dieu, toujours en dehors de sa force créatrice, créera de nouvelles espèces. Vous ne m'avez jamais parlé des âmes qui sont mortes dans le péché et iront en enfer pour souffrir pour l'éternité. Vous m'avez pourtant parlé des bonnes âmes, admises à la contemplation de Dieu. Mais qu'en est-il des mauvaises âmes? Où sont-elles punies?

Réponse de Bergoglio : "... Les âmes qui ne se repentent pas et qui ne peuvent donc recevoir de pardon disparaissent. L'enfer n'existe pas, ce qui existe, en revanche, c'est la disparition des âmes pécheresses." (La Repubblica, 29 mars 2018)

 Bergoglio, qu'on appelle faussement 'François', s'oppose à deux articles de foi :

1. L'existence de l'enfer 

L'existence de l'enfer avec son caractère définitif est une vérité de foi maintes fois affirmée par la Bible, notamment par Jésus-Christ Lui-même dans l'Évangile. 

"Il est certain qu'il y a un enfer parce que la Foi nous l'enseigne" (Petit Catéchisme de Saint Pie X)

"Après des enseignements aussi clairs, faut-il s'étonner que l'Eglise nous présente l'éternité des peines et du feu de l'enfer comme un dogme de foi proprement dit ? de telle sorte que celui qui oserait le nier, ou en douter seulement, serait par là même hérétique. [...] Donc, l'éternité de l'enfer et de ses châtiments redoutables est une vérité révélée, une vérité de foi catholique, aussi certaine que l'existence de Dieu. et que les autres grands mystères de la religion chrétienne." (Mgr de Ségur, L'enfer, 1876)

"Pour les hommes qui meurent en état de péché, ils vont en enfer tout de suite après leur mort et le jugement particulier. C’est une vérité de foi définie. [...] Cette doctrine est prouvée:
 a) Par l’Écriture sainte. b) Par la tradition.  c) C’est aussi l’enseignement commun des théologiens. d) Par la raison théologique." (Dictionnaire de Théologie Catholique, art. Enfer)

2. L'immortalité de l'âme

"L'âme humaine ne meurt jamais : la foi et la raison elle-même prouvent qu'elle est immortelle" (Grand Catéchisme de Saint Pie X)

 Vaticano, Papa Francesco: "L'Inferno non esiste". Antonio Socci: "Tesi eretica, non può restare a San Pietro"

 Ainsi donc, 'François' professe publiquement une hérésie notoire concernant deux articles de foi. Que l'on ne vienne pas nous parler d'ignorance ! Né en 1936, Bergoglio a été élevé dans la religion catholique, il ne peut ignorer que l'existence de l'enfer et l'immortalité de l'âme sont des vérités de foi. Cet individu n'a pas la foi catholique, c'est un dangereux hérétique  !

Décès de Mr l'abbé Siegel, dernier curé d'Alsace

Publié le par Clément LECUYER

 Nous venons d'apprendre le décès de Monsieur l’abbé Jean Siegel, de la paroisse de Thal, dans le nord de l’Alsace, vendredi 23 mars 2018, à l'âge de 93 ans. Dans le contexte de la résistance à la révolution moderniste de Vatican II, l’abbé Siegel a été un cas édifiant et assez unique dans le clergé alsacien. Ordonné sous Pie XII en 1949, il refusait les enseignements hérétiques et la nouvelle messe invalide de Paul VI, ce qui lui a valu plusieurs années de persécutions par l’évêque moderniste de Strasbourg, Mgr. Léon-Arthur Elchinger qui intenta un procès contre lui. Après plusieurs procès, l'abbé Siegel sortit victorieux de ce combat juridique et a pu ainsi continuer à célébrer la sainte Messe non una cum dans sa paroisse de Thal, perdue au fond des vastes et calmes pâtures de l’Alsace, et ce, avec une énergie impressionnante et admirable, malgré son grand âge.

  L’abbé Siegel professait la doctrine catholique et en conséquence, constatait l’absence totale de validité et de légitimité de la hiérarchie et des "papes" conciliaires.

  Puisse le Seigneur Tout-Puissant l’accueillir en Sa demeure.

> Source : Abbé Ugo Carandino ainsi que le blog Fide Catholica

Infaillibilité : Le détournement du catéchisme de saint Pie X

Publié le par Clément LECUYER

> Article PDF à lire-télécharger en cliquant ICI

 Auteur : Nicolas Magne

Les minimalistes en matière d'infaillibilité ne sont pas rares. Nous les connaissons bien : il s'agit de ces "traditionalistes" récusant Vatican II mais non point ses pontifes, et ne craignant rien tant que de verser dans le "sédévacantisme" abhorré. Ils ont trouvé depuis long feu la solution à leurs tourments : réduire l'infaillibilité de l'Eglise en général, et celle du pape en particulier, à presque rien ("une ou deux fois par siècles" disait l'un d'eux). Et hop, le tour est joué ! Il leur devient alors loisible de pouvoir vomir sur Vatican II et ses pontifies. Tout en continuant à reconnaître, à tort, le qualificatif de papes à ces derniers.

 Et peu importe que pour ce faire on piétine allègrement la doctrine catholique !

 L'une de leurs trouvailles favorites est donc une certaine citation dudit catéchisme de saint Pie X:

« Quand est-ce que le Pape est infaillible ?
« Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Église, une doctrine concernant la foi et les mœurs. »

 Voilà l'objet de leur détournement. Ils s'en vont fiers et contents répétant cette phrase jusqu'à plus soif, voulant croire (à tort) qu'elle leur donne raison et qu'elle dirime à elle seule toute discussion.

 Hé bien non ! Non parce qu'ils attribuent à cette réponse de catéchisme un sens et une autorité qu'elle ne possède pas.

 Concernant la référence tirée dudit "Catéchisme de saint Pie X", il convient de faire un certain nombre de précisions...

 Voici la référence en question :

« Quand est-ce que le Pape est infaillible ?
« Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Église, une doctrine concernant la foi et les mœurs. »

Là-dessus, les "minimalistes" patentés concluent : voyez, il est certain, en raison de cette seule référence, que le Pape n'est infaillible que dans ses jugements solennels...

Cette lecture est gravement abusive...

> 1° point : Le catéchisme traite ici de la seule infaillibilité doctrinale du Pape, assistance infaillible absolue inhérente à la proposition de l'objet de la foi, lors même qu'il est également certain que le Pape jouit d'une infaillibilité pratique, assistance prudentielle infaillible, notamment dans la promulgation des lois universelles de l'Eglise.

 

Wernz-Vidal : "Les pontifes sont infaillibles dans l’élaboration de lois universelles concernant la discipline ecclésiastique, en sorte qu’elles ne peuvent jamais établir quoi que ce soit contre la foi et la morale, même si elles n’atteignent pas le suprême degré de la prudence." (Jus canonicum, Grégorienne, Rome 1923, t.2 p.410)


> 2° point : Le catéchisme ne limite nullement l'infaillibilité doctrinale du Pape aux seuls jugements solennels, mais aux cas où le Pape, parlant en tant que Pape, définit "une doctrine concernant la foi et les mœurs" et qui alors "doit être tenue par toute l'Eglise".


a) La Constitution Pastor Aeternus n'identifie nullement strictement jugements solennels du Pape et définitions ex cathedra. Les jugements solennels du Pape sont bien évidemment des définitions ex cathedra, mais il n'est nulle part signifié que les définitions ex cathedra se limitent aux seuls jugements solennels.

b) Nous savons que lorsque le Pape confirme les évêques, ils proposent ensemble infailliblement, d'une assistance infaillible absolue, l'objet de la foi, tant dans leurs jugements solennels qu'au moyen de leur magistère ordinaire et universel :
 

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, (d 1792, fc 93, ep 341) : "On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par tradition, et que l’Église, soit dans un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel propose à croire comme vérité révélée."


 Voilà pour l'infaillibilité de l'Eglise hiérarchique, les évêques confirmés par le Pape.

 Or la Constitution Pastor Aeternus appuie notamment sa définition de l'infaillibilité ex cathedra du Pape sur le principe fondamental suivant : "le Pape jouit de la même infaillibilité que l'Eglise", ce qui est l'évidence même compte tenu du fait que le Pape confirme et n'est pas confirmé, l'infaillibilité de l'Eglise hiérarchique reposant sur celle du Pape.

 Par conséquent, puisque l'Eglise hiérarchique est infaillible dans ses jugements solennels, mais peut également proposer infailliblement l'objet de la foi au moyen de son magistère ordinaire, il va de soi que le Pape, seul, soit infaillible dans ses jugements solennels, mais également puisse proposer infailliblement l'objet de la foi au moyen de son magistère ordinaire.
 

Pie XI : « Le magistère de l'Eglise, établi ici-bas d'après le dessein de Dieu pour garder perpétuellement intact le dépôt des vérités révélées et en assurer la connaissance aux hommes s'exerce CHAQUE JOUR par le Pontife Romain et les évêques en communion avec lui. Mais il comporte encore toutes les fois qu'il est nécessaire pour s'opposer plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou développer avec plus de clarté ou de détails certains points de la doctrine sacrée, afin de les faire mieux pénétrer dans l'esprit des fidèles, la mission de procéder par décrets à des définitions opportunes et solennelles. » (Lettre-encyclique Mortalium animos, 6 janvier 1928)

Pie XI : « Rien ne convient moins en effet à un chrétien... que de regarder l'Eglise, envoyée par Dieu cependant, pour enseigner et régir toutes les nations, comme médiocrement informée des choses présentes et de leurs aspects actuels, ou même jusqu'à n'accorder son assentiment et son obéissance qu'aux définitions plus solennelles dont nous avons parlé, comme si l'on pouvait prudemment penser que les autres définitions de l'Eglise sont entachées d'erreurs ou n'ont pas un fondement suffisant de vérité et d'honnêteté. » (Lettre-encyclique Casti Connubi, 31 janvier 1930)


> 3° point : Lecture gravement abusive enfin, parce que d'une part ledit "Catéchisme de saint Pie X", ou catéchisme de 1905, ne ressortit pas de l'exercice du magistère pontifical proprement dit, et que d'autre part la restriction qui se trouve dans le catéchisme de 1905 ne se retrouve pas dans le catéchisme de 1912.


a) Le catéchisme de 1905

« L'autre grande initiative de Pie X en matière catéchétique fut l'édition d'un nouveau catéchisme. Deux mois après l'encyclique citée [Lettre-Encyclique Acerbo nimis, 15 avril 1905], il fit imprimer, pour les diocèses de la province de Rome, un Abrégé de la doctrine chrétienne, qui sera appelé plus communément Catéchisme de Rome (ou Catéchisme romain). Cet Abrégé de la doctrine chrétienne, dans sa partie centrale, était un texte dérivé du catéchisme publié en 1765 par Mgr Michele Casati, évêque de Mondovi. [...]

« Ce Catéchisme de Rome était, selon le vœu du pape, "obligatoire pour l'enseignement public et privé dans le Diocèse de Rome" mais aussi il avait "confiance que les autres Diocèses voudront aussi l'adopter pour arriver ainsi à ce texte unique, au moins pour l'Italie, qui est dans le désir de tous (
Lettre au Cardinal Respighi, Vicaire de Rome, en date du 14 juin 1905, et qui figure en tête de toutes les éditions de cet Abrégé de la Doctrine chrétienne). De fait, il se diffusa dans toute l'Italie mais connut aussi des traductions étrangères. En France, dès 1906, l'évêque de Langres fit traduire ce catéchisme (Catéchisme de Rome ou Abrégé de la Doctrine chrétienne, Langres, éditions Martin-Berret, 1906 ; une autre édition suivra : Paris, Letthielleux, 1907. C'est cette traduction de 1906 qui a été reprise dans l'édition faite par la revue Itinéraires (n°116, septembre-octobre 1967) sous le titre Catéchisme de saint Pie X). »

Yves CHIRON, Saint Pie X, réformateur de l’Église, Courrier de Rome, 1999.

De ces quelques explications, nous pouvons retenir ceci :

- Ledit catéchisme de 1905, publié "pour les diocèses de la province de Rome", n’est pas un catéchisme de destination universelle, et ce, contrairement au Catéchisme du Concile de Trente.
- Ce faisant, saint Pie X publiant le catéchisme de 1905 agit en tant qu’Evêque d’une partie de l’Église, et non pas en tant que Souverain Pontife, dans l’exercice de son pouvoir suprême.
- Le catéchisme de 1905, contrairement au Catéchisme du Concile de Trente, ne peut donc être considéré comme un acte relevant du pouvoir de magistère du Pape sur l’Église universelle.
- L’extrait (trop souvent) excipé ne peut être considéré comme commentaire autorisé et définitif de la définition solennelle de Pastor Æternus relative à l’infaillibilité pontificale.

 

 Il faut également noter et souligner que ledit catéchisme de 1905 est lui-même un "texte dérivé" d’un catéchisme de 1765. Catéchisme de saint Pie X est donc une qualification discutable pour désigner le catéchisme de 1905.


b) Le catéchisme de 1912

"Pourtant, Pie X n'était pas entièrement satisfait de cet Abrégé de la Doctrine chrétienne [...]. L'ouvrage était trop long [...]. Son plan n'était pas sans défaut. Qui plus est, il [ne] s'adressait qu'aux enfants et aux jeunes gens, et pas aux adultes. Pour ces derniers, on l'a vu, Pie X avait dû recommander le Catéchisme du Concile de Trente. Dès 1909, le pape créa une Commission catéchétique chargée de préparer, sous ses directives, un nouveau catéchisme. [...] En 1912, enfin, parut l'édition du Catechismo della dotrina cristiana."

Yves CHIRON, Saint Pie X, réformateur de l’Église, Courrier de Rome, 1999


Là encore, retenons ceci : Saint Pie X n’était pas « entièrement satisfait » par le catéchisme de 1905.

- Ce faisant, le Pape confia à une commission créée à cet effet la rédaction d’un autre catéchisme. Nous savons également, grâce au témoignage de Mgr Faberi, membre de ladite Commission catéchétique, que "le texte fut entièrement et minutieusement examiné et corrigé" (Processus Ordinarius Romanus, II (p. 1002) ; Summarium in Positio super Virtutibus, Romæ, 1949 (p. 376). Cité in Pierre FERNESSOLE, Pie X, essai historique, t. II, Lethielleux, Paris, 1953 (p. 55). Au passage, pour Fernessole, le catéchisme de saint Pie X est le catéchisme de 1912 (abstraction faite du catéchisme de 1905)) par saint Pie X.

 "Deux versions du catéchisme furent éditées. Une version brève intitulée Premiers Eléments de la doctrines chrétienne, qu'on appellera plus simplement le Petit Catéchisme, est destinée aux enfants qui se préparent à la confession et à la première communion. [...] La version longue, intitulée Catéchisme de la doctrine chrétienne comporte 814 questions et réponses, ordonnées selon un plan qui était déjà celui du Catéchisme du Concile de Trente : I. La Foi (le Credo) ; II. La Loi (les Commandements de Dieu, les préceptes de l'Eglise, les vertus) ; III. La Grâce (les sacrements, la prière) (nous nous référons à la dernière édition italienne : Catechismo di San Pio X, Salpan Editore, Matino, 1991). 

  Pie X, en approuvant ce catéchisme, ne le rendit obligatoire que pour le diocèse de Rome et pour les diocèses de la province ecclésiastique de Rome. Mais, comme pour le précédent, il émettait le vœu que les autres diocèses d'Italie l'adoptent aussi. C'est ce qui se passa. La clarté de l'exposé autant que son ordonnance cohérente séduisirent au-delà des frontières. Dès 1913, des traductions en furent faites en espagnol, en allemand, en français (une à Paris et une autre à Annecy) et en anglais. Mais tous les pays ne l'adoptèrent pas officiellement. […]   

  Enfin, on signalera qu'en 1913 Pie X songea à réaliser un catéchisme universel, utilisé par l'ensemble de l'Eglise [...]. Déjà au Ier Concile du Vatican un projet semblable avait vu le jour, mais n'avait pas abouti à cause de la suspension du Concile."

 Yves CHIRON, Saint Pie X, réformateur de l’Église, Courrier de Rome, 1999

 

- Le catéchisme de 1912 est un autre catéchisme que celui de 1905 : son ordonnancement est différent.
- Toutefois, le catéchisme de 1912 ne jouit pas d’une autorité supérieure à celui de 1905, dans la mesure où, publiant ce nouveau catéchisme, saint Pie X agit là encore en tant qu’Evêque d’une partie de l’Église, et non pas en tant que Souverain Pontife. Ni le catéchisme de 1905, ni celui de 1912 ne peuvent être considérés comme des actes du magistère. Il en aurait été tout autrement du « catéchisme universel » projeté par saint Pie X.
- Il existe néanmoins une différence non négligeable entre les deux catéchisme : celui de 1912, contrairement à celui de 1905, est en tout et pour tout Catéchisme de saint Pie X. On pourra par conséquent à bon droit préférer le catéchisme de 1912 à celui de 1905.

 Mais revenons à notre extrait du catéchisme de 1905 relatif à l’infaillibilité pontificale, et comparons avec ce que peut nous dire le Catéchisme de saint Pie X à ce même sujet.
 

Catéchisme de 1905 :

Catéchisme de 1912 :

" Quand est-ce que le Pape est infaillible ?

" Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Église, une doctrine concernant la foi et les mœurs. "

" Le Pape peut-il errer quand il enseigne, lui seul, les vérités révélées par Dieu ?

" Le Pape ne peut pas errer quand il enseigne, lui seul, les vérités révélées par Dieu ; il est infaillible comme l’Église, lorsque, comme Pasteur et Maître de tous les chrétiens, il définit les doctrines touchant la foi ou les mœurs."


> Conclusion : Le catéchisme de 1905 est restrictif là où le catéchisme de 1912 ne l’est pas. Si l’on veut à bon droit s’en tenir de préférence à la pensée de saint Pie X sur ce sujet, même au simple titre d’Evêque d’une partie de l’Église, on se référera au catéchisme de 1912, parce que (répétons-le encore une fois) il s’agit là à proprement parler du Catéchisme de saint Pie X.

 Où l'on voit, là encore, avec ce mythe du Catéchisme de saint Pie X qui serait restrictif et minimaliste, que les "traditionalistes" ont été abusés et s'abusent eux-mêmes à jet continu.


> Précisions :

 Concernant le Catéchisme du Concile de Trente...

- Il s'agit d'un catéchisme de destination universelle ; tel a été le dessein des Pères du Concile de Trente, qui ont ordonné la mise en œuvre d'un catéchisme pour l'Eglise universelle.
- Ledit catéchisme a été élaboré sous la direction de saint Charles Borromée, selon la décision du Pape Pie IV.
- Saint Pie V en a ordonné la publication en 1566.
 

 Que ce catéchisme ait été publié par un Pape comme étant de destination universelle, à l'initiative des Pères du Concile de Trente, voilà qui suffit à en faire un acte du magistère suprême.

 En tant qu'il est un acte du magistère suprême, ce catéchisme ne saurait aller contre la foi et les mœurs (assistance prudentielle infaillible, autrement appelée infaillibilité négative). Dans la mesure où il entend ici et là attester que telle ou telle proposition est révélée ou fondée sur la Révélation, il y a proposition infaillible de l'objet de la foi (assistance infaillible absolue, autrement appelée infaillibilité positive).

Sacre épiscopal de Mgr Joseph Selway

Publié le par Clément LECUYER

Vous trouverez dans la présente vidéo une sélection de photos du sacre épiscopal de Mgr Joseph Selway par Mgr Donald Sanborn, 22 février 2018 au Séminaire de la Très Sainte Trinité, Brooksville, Floride, Etats-Unis.

« Le 22 février 2018, le très révérend Donald J. Sanborn, assisté des très révérends Daniel L. Dolan et Geert Stuyver, ont consacré le révérend Joseph S. Selway à l’épiscopat. Le rite a eu lieu au cours de la messe pontificale, au séminaire de la Très Sainte Trinité, à Brooksville, en Floride.

La consécration, que Mgr Sanborn avait annoncé en novembre, était destinée à assurer la continuité dans la fourniture de prêtres et de sacrements aux futures générations de fidèles catholiques, et en particulier l’apostolat de Mgr Sanborn, à savoir de former correctement des séminaristes pour le sacerdoce.

Mgr Sanborn a été rejoint par deux évêques co-consécrateurs qui ont conjointement conféré le sacrement avec lui : Mgr Dolan, à la consécration duquel Joseph Selway, quinze auparavant, était présent il y a un quart de siècle en novembre, et Mgr Stuyver, membre de l’Institut de la Mère du Bon Conseil qui travaille dans sa Belgique natale.

La consécration fut une occasion heureuse et solennelle, attirant des centaines d’âmes de tous les États-Unis, ainsi que d’Angleterre et d’Australie. La musique a été fournie par le séminaire Gregorian Schola et les Sœurs de Saint Thomas d’Aquin, qui ont chanté des œuvres de William Byrd, Thomas Tallis, Marc-Antoine Charpentier et le Révérend Anthony Cekada. La cérémonie a été suivie d’un dîner pour tous les participants, servi par les étudiants de l’Académie de la Reine de Tous les Saints sous une énorme tente érigée sur le terrain du séminaire.

L’évêque Selway, 40 ans, a étudié au séminaire Saint-Pierre-Martyr de Verrua Savoia, en Italie, et au séminaire de la Très Sainte Trinité. Il a été ordonné prêtre en décembre 2001. Par la suite, le Père Selway a supervisé la création de l’église et de l’académie Notre-Dame-Reine-des-Saints à Brooksville, ainsi que la fondation des Sœurs de Saint Thomas d’Aquin. Ses projets les plus récents ont consisté à superviser la fondation de l’Académie de la Reine de Tous les Saints et à préparer la construction d’une maison mère pour les Sœurs de Saint-Thomas à côté des terrains du séminaire.

Mgr Selway, expert en latin et en grec, parle couramment l’italien, le français et l’espagnol et enseigne la philosophie et la théologie dogmatique au séminaire de la Très Sainte Trinité. Il joue également du violon.

Nous félicitons Mgr Selway pour sa consécration, et l’assurons de nos prières pour un long et fructueux apostolat.

Une vidéo de la consécration est actuellement en préparation, mais en attendant, nous vous proposons quelques photos de l’événement pour vous mettre en appétit. »

Révérend Anthony Cekada.

Traduction proposée par le site Militesvirginismariae

Source (texte en anglais).

Réponse aux divagations d’Avrillé

Publié le par Clément LECUYER

 Au printemps 2001, les religieux bien connus du couvent de La Haye-aux-Bonshommes publiaient dans leur revue Le Sel de la terre (n°36) un "Petit Catéchisme du sédévacantisme" signé "Dominicus". Depuis lors, nos bonshommes n’ont cessé de remettre le couvert : nouvelle parution du "Petit Catéchisme" dans leur revue, amorce de controverse avec l’un de leurs contradicteurs (l’Abbé Ricossa), édition sous forme de brochure, complaisamment distribuée à destination du public traditionaliste, et présentée comme la réfutation prétendument savante et définitive du sédévacantisme. Avec le "Petit Catéchisme", les bons lefebvristes sont censés dormir sur leurs deux oreilles. Les bonshommes sont censés avoir terrassé le terrible sédévacantisme. 

 Et pourtant… Ce qui se voulait la réfutation savante et définitive a été elle-même décisivement réfutée par les contributions respectives des Abbés Ricossa (revue Sodalitium, n°52 et n°55, en 2002 et 2003) Zins (revue Sub tuum Praesidium, n°66 et n°112, notamment) ou Grossin. Mais bien entendu, de cela, nos bons lefebvristes n’entendront jamais ou si peu parler, car il faut, on l’a dit, que les bonnes gens puissent dormir sur leurs deux oreilles, ce pourquoi on traitera, comme d’habitude, tout cela par le silence ou par le mépris. Que la vérité et la justice ne trouvent guère leurs droits dans le traitement que lui réservent les faiseurs d’opinion de la planète lefebvriste est tout au mieux le cadet de leurs soucis. Tout ce qui compte, c’est que la supposée piétaille traditionaliste soit tenue bien à l’abri des vérités un peu trop franches sur l’état présent de l’Église par ceux qui sont censés penser pour le bon peuple "tradi".  C’est pourquoi, il n’est pas surprenant de voir ici et là, et notamment lorsque les traditionalistes s’empoignent sur internet, quelques naïfs "de tradition" agiter comme autant de fines lames (croient-ils) les épées en vérité bien émoussées forgées à Avrillé. 

 Telle a été l’occasion de ce texte : répondre à la énième remontée à la surface d’un "Petit Catéchisme" qui ne résiste pas à l’examen, et qui a déjà été maintes fois réfuté.

> Lire-télécharger la Réponse aux divagations d’Avrillé de N. Magne en cliquant ICI

Source : Milites Virginis Mariae

Sacre épiscopal de l'abbé Selway

Publié le par Clément LECUYER

Monseigneur Donald J. Sanborn, ayant eu récemment de graves soucis de santé, dont il s'est bien remis, Dieu merci, a pris la grave décision de consacrer au plus tôt un successeur. L'abbé Joseph Selway sera donc consacré évêque le 22 février 2018, au Séminaire de la Très Sainte Trinité (en Floride, aux États-Unis). Nous publions ici la traduction du passage de la dernière Newsletter annonçant la consécration (la date n'était alors pas encore déterminée) :

L'abbé Selway sera consacré au printemps. Évidemment tôt ou tard il fallait que je choisisse quelqu'un qui me succède dans ce que je fais et dis. J'aurais soixante-huit ans en février. J'ai pensé faire cette consécration depuis un bon moment, et la Providence divine a maintenant indiqué, il me semble, le temps opportun.

L'abbé Selway est le candidat tout désigné pour être évêque. Il est sous ma tutelle depuis ses six ans. Il connaît profondément nos principes et nos manières de faire. Il jouit déjà du respect de tous les prêtres associés avec nous dans l'Institut Catholique Romain. Il a une excellente réputation. Je ne connais personne qui présenterait la moindre objection à ce choix. De nombreux prêtres se fient déjà à sa direction.

Ordonné en 2001, il célébrera son 16ème anniversaire d'ordination ce 8 décembre. Il aura quarante ans en janvier. Il a donc et l'âge et l'expérience pour être évêque.

C'est un homme de foi ferme et de piété profonde, et un travailleur déterminé. Il sera un grand atout pour le mouvement traditionnel.

Je n'ai pas encore fixé de date pour la consécration, puisqu'un évêque a besoin d'un bon nombre de choses. Il doit aussi apprendre les différents rites sacramentels propres à l'évêque.

Veuillez prier pour l'abbé Selway. Être évêque aujourd'hui n'est pas facile. C'est une lourde charge.

La consécration de l'abbé Selway ne signifie pas que je me mettrais en retraite. Avant Vatican II, les prêtres et les évêques ne se mettaient jamais vraiment en retraite ; ils ralentissaient seulement.

Je n'ai pas l'intention de ralentir, mais avoir un autre évêque disponible pour aller aux nombreux endroits qui requièrent mes services allégera mon fardeau.

L'abbé Selway et Monseigneur Sanborn

 

Mgr Guérard des Lauriers a longuement expliqué la nécessité des consécrations épiscopales à notre époque.1 L'importance de la consécration d'évêques fidèles, pour la continuation de la Mission de l’Église, est cruciale. Le pouvoir d'ordre et de juridiction doivent toujours se trouver dans l’Église, mais de façon différente. Si, dans une situation de vacance, le pouvoir de juridiction n'existe plus qu'en puissance, le pouvoir d'ordre, lui, doit toujours demeuré en acte dans l’Église. Il suffit (et il est nécessaire) à l'indéfectibilité de l’Église que soit toujours conservé la possibilité d'élire un nouveau Pape, et de cette façon le pouvoir suprême peut être conservé dans l’Église seulement en puissance ; c'est-à-dire que, n'existant pas actuellement, il peut être acquis à l'avenir. Les électeurs ne donnent pas en effet le pouvoir de juridiction suprême à l'élu du conclave, mais seulement la désignation. Notre Seigneur Lui-même confère l'autorité à l'élu qui a dûment accepté l'élection (voir les nombreux articles sur le sujet). Le pouvoir d'ordre, par contre, ne peut pas être préservé seulement en puissance : il faut qu'il se trouve toujours en acte, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait jusqu'à la fin du monde des hommes actuellement investis du pouvoir des saints ordres, et qui transmettent ce pouvoir d'âge en âge. La préservation de l'ordre exige la préservation de l'épiscopat, sans lequel les saints ordres finiraient par disparaître.

L'abbé Francesco Ricossa, dans le Sodalitium n°44, a amplement répondu aux objections soulevées contre les consécrations épiscopales sans mandat apostolique. Les évêques ainsi consacrés sont évêques quant à l'ordre, mais non quant à la juridiction.

Source : Etudes-anti-modernistes

1Mgr Guérard des Lauriers O.P., Consacrer des évêques ? paru dans le Sodalitium n°16, de mars-avril 1988, republié dans Le Problème de l'Autorité et de l’Épiscopat dans l’Église, Collection Cassiciacum, Tome II, CLS Verrua Savoia, 2006.

> Voir aussi notre dossier concernant les sacres sans mandat en cliquant ICI

 

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