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Sacre épiscopal de l'abbé Selway

Publié le par Clément LECUYER

Monseigneur Donald J. Sanborn, ayant eu récemment de graves soucis de santé, dont il s'est bien remis, Dieu merci, a pris la grave décision de consacrer au plus tôt un successeur. L'abbé Joseph Selway sera donc consacré évêque le 22 février 2018, au Séminaire de la Très Sainte Trinité (en Floride, aux États-Unis). Nous publions ici la traduction du passage de la dernière Newsletter annonçant la consécration (la date n'était alors pas encore déterminée) :

L'abbé Selway sera consacré au printemps. Évidemment tôt ou tard il fallait que je choisisse quelqu'un qui me succède dans ce que je fais et dis. J'aurais soixante-huit ans en février. J'ai pensé faire cette consécration depuis un bon moment, et la Providence divine a maintenant indiqué, il me semble, le temps opportun.

L'abbé Selway est le candidat tout désigné pour être évêque. Il est sous ma tutelle depuis ses six ans. Il connaît profondément nos principes et nos manières de faire. Il jouit déjà du respect de tous les prêtres associés avec nous dans l'Institut Catholique Romain. Il a une excellente réputation. Je ne connais personne qui présenterait la moindre objection à ce choix. De nombreux prêtres se fient déjà à sa direction.

Ordonné en 2001, il célébrera son 16ème anniversaire d'ordination ce 8 décembre. Il aura quarante ans en janvier. Il a donc et l'âge et l'expérience pour être évêque.

C'est un homme de foi ferme et de piété profonde, et un travailleur déterminé. Il sera un grand atout pour le mouvement traditionnel.

Je n'ai pas encore fixé de date pour la consécration, puisqu'un évêque a besoin d'un bon nombre de choses. Il doit aussi apprendre les différents rites sacramentels propres à l'évêque.

Veuillez prier pour l'abbé Selway. Être évêque aujourd'hui n'est pas facile. C'est une lourde charge.

La consécration de l'abbé Selway ne signifie pas que je me mettrais en retraite. Avant Vatican II, les prêtres et les évêques ne se mettaient jamais vraiment en retraite ; ils ralentissaient seulement.

Je n'ai pas l'intention de ralentir, mais avoir un autre évêque disponible pour aller aux nombreux endroits qui requièrent mes services allégera mon fardeau.

L'abbé Selway et Monseigneur Sanborn

 

Mgr Guérard des Lauriers a longuement expliqué la nécessité des consécrations épiscopales à notre époque.1 L'importance de la consécration d'évêques fidèles, pour la continuation de la Mission de l’Église, est cruciale. Le pouvoir d'ordre et de juridiction doivent toujours se trouver dans l’Église, mais de façon différente. Si, dans une situation de vacance, le pouvoir de juridiction n'existe plus qu'en puissance, le pouvoir d'ordre, lui, doit toujours demeuré en acte dans l’Église. Il suffit (et il est nécessaire) à l'indéfectibilité de l’Église que soit toujours conservé la possibilité d'élire un nouveau Pape, et de cette façon le pouvoir suprême peut être conservé dans l’Église seulement en puissance ; c'est-à-dire que, n'existant pas actuellement, il peut être acquis à l'avenir. Les électeurs ne donnent pas en effet le pouvoir de juridiction suprême à l'élu du conclave, mais seulement la désignation. Notre Seigneur Lui-même confère l'autorité à l'élu qui a dûment accepté l'élection (voir les nombreux articles sur le sujet). Le pouvoir d'ordre, par contre, ne peut pas être préservé seulement en puissance : il faut qu'il se trouve toujours en acte, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait jusqu'à la fin du monde des hommes actuellement investis du pouvoir des saints ordres, et qui transmettent ce pouvoir d'âge en âge. La préservation de l'ordre exige la préservation de l'épiscopat, sans lequel les saints ordres finiraient par disparaître.

L'abbé Francesco Ricossa, dans le Sodalitium n°44, a amplement répondu aux objections soulevées contre les consécrations épiscopales sans mandat apostolique. Les évêques ainsi consacrés sont évêques quant à l'ordre, mais non quant à la juridiction.

Source : Etudes-anti-modernistes

1Mgr Guérard des Lauriers O.P., Consacrer des évêques ? paru dans le Sodalitium n°16, de mars-avril 1988, republié dans Le Problème de l'Autorité et de l’Épiscopat dans l’Église, Collection Cassiciacum, Tome II, CLS Verrua Savoia, 2006.

> Voir aussi notre dossier concernant les sacres sans mandat en cliquant ICI

 

Papauté : Le faux argument du reniement de saint Pierre

Publié le par Clément LECUYER

 L'infaillibilité pontificale n'a jamais été aussi attaquée depuis la promulgation de ce dogme en 1870. Aujourd'hui, on entend souvent dans les rangs des catholiques dits "traditionalistes" que le premier Pape, saint Pierre, a commis un acte public d’apostasie en reniant Notre Seigneur le vendredi saint. Ainsi, pour eux, il en découle qu'il est donc possible à un Pape de renier publiquement des principes catholiques et de perdre la foi. Et hop, le tour est joué !  Le seul ennui est que rien de tout cela n'est vrai!

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"Saint Pierre a pleuré toute sa vie son reniement, il pleurait encore à l'heure de sa mort, en se ressouvenant de son péché" (sermon du saint curé d'Ars)

 

  Que ce soit dans leurs sermons ou dans leurs écrits, les prêtres de la Fraternité Saint Pie X par exemple avancent cet "argument" régulièrement :

  "Faut-il oublier que le premier Pape, saint Pierre, a renié le Christ trois fois avant que le coq chante" ( Savoir et Servir. Supplément au n° 10 publié sur le site DICI)

  Sur le site Aveclimmaculée, il est fait un parallèle entre le reniement de saint Pierre et la situation actuelle de la papauté :

"O St Pierre, souvenez-vous de cet instant de faiblesse que vous avez eu, lorsque vous avez, sous l'emprise de la peur, renié Jésus par trois fois. Actuellement le pape renie également Notre-Seigneur. Saint Pierre, nous vous aimons et nous vous suivons parce que vous avez amèrement pleuré votre péché."

 Emettre ce parallèle est une absurdité qu'il convient de rejeter avec force. Bien avant nous, certains pirates de la foi, peu enclin à reconnaître l'infaillibilité pontificale dans toute son étendue, avançaient avec une assurance ce faux exemple du "reniement de saint Pierre".

 Au XII° siècle, saint François d'Assise tentait déjà de tordre  le cou à cette idée pernicieuse  :

  "Le reniement fait par saint Pierre le jour de la Passion ne doit pas vous troubler ici, car saint Pierre n’a pas perdu la foi, mais il a seulement péché quant à la confession de la foi. La peur lui a fait désavouer ce qu’il croyait. Il croyait bien, mais il a mal parlé." (La Controverse Catholique)

 Plus tard, au XIX° siècle, le R.P Marin de Boylesve (1813-1892), jésuite, anéantit cette objection dans un de ses ouvrages :

"Le Pape est infaillible dans la foi, c'est à lui d'y affermir les autres évêques, et non aux autres évêques de l'affermir et de le rendre infaillible. Mais, peu d'heures après, Pierre a failli trois fois, il a renié son Maitre. On ne s'explique pas comment cette objection a pu être posée avec quelque sérieux. Les solutions surabondent.

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1°  Pierre alors était-il vicaire de Jésus-Christ? Était-il déjà investi de la souveraineté pontificale, et chargé d'enseigner l'Église ? Évidemment non, puisque Jésus vivait encore et se trouvait présent sur la terre. Pierre n'a pu entrer en charge qu'après l'Ascension de son divin Maître, ou du moins, et tout au plus, après l'investiture expresse que nous entendrons dans un instant.

2° ... Ce n'était certes pas comme docteur universel, mais tout à fait comme particulier et pour son compte personnel, qu'il disait: Je ne connais pas cet homme. Tremblant pour lui-même, il ne songeait pas le moins du monde à enseigner quoi que ce soit à qui que ce fût ; très peu préoccupé, en ce moment, de ce qu'il fallait ou ne fallait pas croire pour être sauvé, il n'avait devant lui que de misérables valets dont pas un n'appartenait à l'Église, qui du reste n'existait pas encore et n'était pas encore formée. Jésus avait dit, il est vrai, que cet apôtre était la pierre sur laquelle il bâtirait son Église ; mais si les matériaux de l'édifice étaient amassés, et si la première pierre était désignée, elle n'était pas encore posée, et le fondement n'était pas établi.

3° Enfin, en cette triste circonstance, la foi a-t-elle manqué à Pierre ? Voyez-vous cette table servie en gras et entourée de convives, qui tous, à l'exception le ce jeune homme, catholique mais timide, sont plus qu'indifférents à l'égard de la loi de l'abstinence. Aujourd'hui c'est vendredi. Le bon jeune homme, fort embarrassé de se trouver là, accepte ce qu'on lui offre et fait gras. Un convive qui, à son embarras même, l'a reconnu pour ce qu'il est, lui rappelle, avec un sourire légèrement railleur, que c'est vendredi. — "Monsieur, répond le jeune homme avec une apparente hardiesse, Monsieur, je ne sais ce que vous dites". — Absolument comme Simon-Pierre !  Oh ! ce n'est pas la foi qui manque à ce chrétien-là, c'est autre chose. Non, mille fois non, Pierre n'a point manqué de foi ; c'est le courage qui chez lui fit défaut.

 Or si Jésus-Christ a garanti à Pierre l'infaillibilité dans la foi. il ne lui a point promis l'impeccabilité dans la conduite et dans la parole. Placés dans des circonstances analogues, d'autres Papes pourront aussi faiblir ; mais pas un ne faillira dans sa foi et dans son enseignement pontifical. (Réponses aux principales objections contre la puissance et contre l'infaillibilité du Pape, R.P. Marin de Boylesve, 1877)

  Peu après, c'est au tour  du Père Garrigou-Lagrange, dominicain et éminent philosophe et théologien thomiste du vingtième siècle de remettre les pendules à l'heure sur ce sujet :

"Le péché de Pierre – un triple reniement du Christ au cours de Sa Passion – fut un péché contre la confession extérieure de la foi : “Je ne connais pas le Christ”. Ce ne fut pas une perte de la foi. L’Apôtre aurait perdu la foi et péché mortellement contre l’acte intérieur obligatoire de la Foi s’il avait admis ce reniement dans son cœur ou s’il avait délibérément douté d’une quelconque vérité révélée au sujet de laquelle il avait reçu une instruction suffisante. Ses imprécations et jurements extérieurs, émis sous le coup de la peur, ne sont nullement une indication que tel eût été le cas."  (Les Vertus Théologiques, R.P. Garrigou-Lagrange, Vol. 1 : Sur la Foi)

 Il y a de quoi être surpris quand de soit-disant traditionalistes se plaisent à propager allégrement des idées fausses maintes fois réfutées dans le passé, au lieu de défendre et rétablir la vérité ! 

 Ainsi donc, au regard de ce que nous enseignent ces auteurs, affirmer que "le premier Pape a renié Notre Seigneur Jésus-Christ" constitue indéniablement :

- une calomnie envers saint Pierre,

- une attaque scandaleuse contre l'institution de la Papauté,

- un argument fallacieux et pernicieux des "minimalistes" en matière d'infaillibilité qui tentent de nous faire croire que le Siège apostolique peut commettre des actes d'apostasie.

 

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 Comparer les faux "papes" de Vatican II avec saint Pierre est un abominable blasphème !

 Saint Pierre, lui, a préféré souffrir le martyre et donner sa vie pour Notre-Seigneur. Jean-Paul II et Benoît XVI, eux, ont organisé et présidé tour à tour les plus spectaculaires des apostasies à Assises où toutes les grandes religions païennes du monde s’assemblèrent pour prier leurs "dieux" aux côtés des différentes communautés "chrétiennes".

 Saint Pierre, sauvez l'Eglise !

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Saint Thomas d'Aquin et l'Immaculée Conception

Publié le par Clément LECUYER

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"Tous les enfants d'Adam sont conçus en péché, excepté la très pure et très digne Vierge Marie, qui a été entièrement préservée de tout péché originel et véniel." (Commentaires sur le chapitre troisième de l'Épître aux Galates, leçon sixième, premières éditions)
"On peut trouver quelque créature si pure, qu'il ne puisse rien être de plus pur parmi les choses créées. Telle a été la pureté de la bienheureuse Vierge, qui a été exempté de tout péché originel et actuel. (I Sent., dist. 44, quaest 1, art 3.)

 Saint Thomas d'Aquin n'était pas infaillible en tant que tel – puisque le charisme de l'infaillibilité n'appartient qu'aux Souverains Pontifes. Cependant, l'Eglise nous dit, par la voix du Pape Benoît XIV, que "ses écrits exempts de toute erreur, sont plus lumineux que le soleil, [...] l'Eglise, qui admire son érudition, reconnaît en avoir été éclairée" (Bref adressé à l'Ordre des Frères Prêcheurs). Et pourtant, dans le monde théologique, saint Thomas d'Aquin et son école ont passé pour les adversaires du privilège de l'Immaculée Conception accordé à la Bienheureuse Vierge Marie. Cet avis, partagé maintenant par "l'opinion publique", est pourtant loin d'être exacte. Plus d'une fois, les disciples de saint Thomas et les fils de saint Dominique ont voulu combattre cette opinion communément exagérée. C'est ainsi qu'encore, en 1854, le Révérend-Père François Gaude, de l'Ordre des frères prêcheurs, recteur du séminaire Pontifical du cardinal Pie, s'en plaignait hautement :

"Je ne sais par quelle fatalité l'opinion que lesreligieux de notre Ordre et les disciples de notre école sont les adversaires du sentiment de l'Immaculée Conception s'est répandue dans le public. Et ce bruit accusateur, qui a su faire a son chemin, est tellement accrédité dans plusieurs esprits, qu'il n'est rien  de plus commun et de plus ordinaire que de l'entendre répéter. Pour le détruire et le ruiner rien n'a réussi : ni ceux de nos auteurs qui ont professé clairement leur croyance à ce privilège, ni la foule assez nombreuse de nos théologiens qui l'ont enseigné et dont on cite soit les paroles soit les noms, ni  les panégyriques prononcés sur ce mystère, ni l'expression d'Immaculée Conception elle-même, introduits dans la liturgie... "

D'éminents auteurs, tels que le Cardinal Gousset, saint Jean Eudes, le R.P Spada ont démontré qu'il était pour le moins douteux de soutenir que saint Thomas d'Aquin avait nié l'Immaculée Conception :

"Si nous considérons bien sérieusement la doctrine de l'Angélique docteur, nous verrons sans en pouvoir douter qu'il a réellement enseigné l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie" car sa "doctrine constamment enseignée conduit inévitablement à professer le privilège de l'immaculée conception"

 Le R.P Spada, maître en théologie et procureur général de l'Ordre des frères prêcheurs, démontre dans un important ouvrage (Saint Thomas et l'Immaculée Conception) qu'il était "impossible que l'Angélique docteur ait admis, dans la Bienheureuse Vierge, la tache originelle, après l'avoir déclarée simplement exempte de la tache du péché véniel." La conclusion de sa complète et très sérieuse étude est sans appel :

"De tout ce que nous avons dit jusqu'à présent, il est pleinement évident que notre Angélique maître a expressément enseigné, dans le premier livre des Sentences, que la Bienheureuse Vierge a été exempte du péché originel et du péché actuel, et qu'il n'a point rétracté cette doctrine dans ses ouvrages postérieurs; bien mieux, que les principes de la doctrine exposée dans la Somme de théologie conduisent à établir cette immunité."

 Beaucoup rétorqueront que saint Thomas d'Aquin a cependant nié formellement l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie dans deux voire trois passages de ses manuscrits (précisons en premier lieu qu'à cette époque, ce dogme n'avait pas été encore proclamé). Non seulement il a été démontré que des erreurs d'analyse et d'interprétation ont été développées par beaucoup mais que les écrits cités ne figuraient pas dans les éditions primitives publiées de saint Thomas. Le passage le plus souvent cité contre l'Immaculée Conception se trouverait dans la troisième Somme théologique ; dans les éditions récentes de la Somme (part. III, 9, 27, art. 2), on fait dire au Docteur Angélique que Marie "n'a été sanctifiée et purifiée du péché originel, ni avant l'animation, ni dans l'animation, mais après l'animation" tandis que ces paroles ne se lisent point au lieu cité dans les premières éditions , ni dans le manuscrit de Séville, ni dans celui qui se conservait au couvent des Dominicains de Marseille, ni dans d'autres.

"La difficulté [de supposées contradictions] disparaît si l'on compare entre elles les éditions anciennes et modernes de ses oeuvres, et si l'on reconnaît, comme on est forcé de le reconnaître, que plusieurs de ses ouvrages, notamment ceux où il parle de la Conception de Marie, ont subi des suppressions ou d'évidentes altérations. Ce fait s'appuie sur le témoignage aussi détaillé qu'authentique de plusieurs savants Dominicains." (Cardinal GOUSSET, La croyance générale et constante de l'Eglise touchant l'Immaculée Conception)

"Si vous nous faites voir quelque autre lieu, dans les livres de saint Thomas, où il semble parler contre la Conception immaculée de notre divine Mère, nous aurons droit de le soupçonner de corruption, vu particulièrement que ce saint Docteur s'explique si clairement dans ses Commentaires sur le premier des Sentences où il dit que la bienheureuse Vierge a été pure de tout péché, et qu'elle a possédé le souverain degré de la pureté, c'est-à-dire, qu'elle est, comme dit saint Anselme, la plus éclatante pureté qui se puisse imaginer, après la pureté infinie de Dieu" (Saint Jean Eudes, L'enfance admirable de la Très Sainte Mère de Dieu)

"Nous ne serions pas surpris que, comme on l'a prétendu, le texte de saint Thomas n'ait été falsifié dans toute cette question, où l'on ne retrouve pas sa logique habituelle. Il est certain qu'il n'a pas mis la dernière main à cette troisième partie de la Somme théologique, qui n'a paru qu'assez longtemps après sa mort: aussi n'en trouve-t-on que de rares manuscrits, tandis que ceux de la deuxième partie et surtout de la première abondent.... Il est également certain qu'il a professé la doctine de l'Immaculée Conception dans son Commentaire sur l'Epitre aux Galates, où, s'exprimant comme le concile de Trente, il dit: "On excepte la Vierge très digne de louanges, la très-pure Marie, qui fut exempte du péché originel et du péché acctuel"." (Petite Somme théologique de saint Thomas d'Aquin: à l'usage des ecclésiastiques et des gens du monde, T. IV, 1862)

 Nous mettons donc en ligne trois documents (pdf) reprenant les écrits de saint Jean Eudes et du Cardinal Gousset ainsi que la remarquable étude du R.P Spada :

Publié dans Spiritualité

FSSPX : Minuit moins une !

Publié le par Clément LECUYER

 La technique du "deux pas en avant, un en arrière" est entrain de payer peu à peu. La Fraternité dite de Saint Pie X est désormais reconnue par Rome depuis fin juin 2016.

 Mgr Alfonso Ruiz de Galarreta, F$$PX, l’a révélé lors de son sermon à St-Nicolas-du-Chardonnet pour l’Ordination de l’abbé Sabur :

Afficher l'image d'origine"Et alors certains, évidemment, disent que nous avons tort et que nous sommes des schismatiques, que nous sommes des illégaux dans l’Église, et déjà, cher Abbé vous avez eu un peu à rentrer, comme un bon soldat du Christ, dans les combats de Dieu. Donc vous avez dû donc souffrir cette persécution dont nous parle saint Paul : « Ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus souffriront persécution ».

 Et alors le Patriarche de Babylone, qui est chaldéen, dit que nous sommes schismatiques. Et l’Ordinaire en France pour les Églises orientales dit que nous sommes des illégaux. Or le Pape lui-même dit que la Fraternité, nous sommes des catholiques. Alors nous sommes des catholiques ou nous sommes des schismatiques ? J’ai avec moi la lettre qui m’a été donnée par Son Excellence Monseigneur Fellay, où la Congrégation de la Doctrine de la Foi nous dit, a dit à Monseigneur, que nous pouvons procéder aux ordinations sans demander la permission des Ordinaires du lieu ; qu’il suffit de leur donner les noms des ordonnés, chose que nous ferons bien sûr, opportunément. Alors nous ne sommes ni schismatiques, ni des illégaux.

Alors pourquoi agitent-ils cet épouvantail - vous voyez de la légalité, si nous sommes en règle canoniquement ou pas - du schisme alors qu’il n’y en a pas et que Rome même le reconnaît ?" (Mgr de Galarreta, le 2 juillet 2016 à St-Nicolas-du-Chardonnet)

 On est très loin des propos du consécrateur de Mgr de Galaretta, Mgr Lefebvre, qui déclarait, sous les applaudissements : "merci, nous préférons être excommuniés par cette mafia" (sermon du dimanche 10 juillet 1988) ou encore : "ils sont anti-Christ, c'est sûr, absolument certain. Alors, devant une situation comme celle-là, je crois que nous n'avons pas à nous préoccuper des réactions de ces gens-là, qui, nécessairement, sont contre nous" (conférence du 4 septembre 1987 à Ecône).

 Par ailleurs, Guido Pozzo, le président de « Commission Pontificale Ecclesia Dei » du Vatican a reconnu il y a quelques jours que Mgr Fellay avait accepté la prélature personnelle, bien qu'il reste quelques détails à régler avant de rendre public le nouveau statut canonique de ladite Fraternité :

- Pourquoi a-t-il été proposé à la FSSPX la perspective de l’établissement d’une "prélature personnelle" ?
- Guido Pozzo : Cela semblait être la forme canonique [la plus] appropriée. Mgr Fellay a accepté cette proposition, bien qu’il nous reste quelques détails à régler au cours des prochains mois. Seul l’Opus Dei jouit [actuellement] de ce statut ; c’est là une grande marque de confiance témoignée à la FSSPX. Il est clair qu’une formule canonique présuppose la résolution des questions doctrinales.

(Source :  http://www.christundwelt.de/detail/artikel/seid-gehorsam-bitte/ )

 Histoire de calmer les quelques (rares) esprits rebelles de son organisation, Mgr Fellay a publié un communiqué dans lequel il certifie que "la reconnaissance canonique n'est pas prioritaire". Mais comment peut-on faire confiance à ce sinistre et sournois personnage qui n'a jamais cessé de se contredire et de manipuler prêtres et fidèles  ?

 Sur son compte public LinkedIn, voici les causes qui lui importent  :

FSSPX : Minuit moins une !

Le côté sédévacantiste de Mgr Lefebvre

Publié le par Clément LECUYER

 Malgré l'impression contraire que beaucoup de traditionalistes peuvent avoir, Monseigneur Marcel Lefebvre a fait beaucoup de déclarations qui tendent au sédévacantisme.

  M. l'Abbé Anthony Cekada, prêtre qui était séminariste à Ecône dans les premiers jours de la Fraternité, et qui connaissait personnellement l’archevêque, fournit une sélection de ces déclarations dans cette vidéo, et présente une perspective historique du sédévacantisme dans la Fraternité.

 Ceci constitue une part importante de l'histoire de Mgr Lefebvre, la FSSPX et le mouvement traditionnel, une part qui a été négligée, voire intentionnellement occultée, et c'est une histoire qui a besoin d'être rappelée.

  M. l'Abbé Cekada discute aussi de True or False Pope (Vrai ou Faux Pape), un nouveau livre contre le sédévacantisme, financé et publié par le séminaire américain de la Fraternité, et hautement loué par Monseigneur Bernard Fellay.

  Les faits présentés dans cette vidéo surprendront les prêtres, séminaristes et soutiens laïcs de la Fraternité, et seront d'un grand intérêt également pour les autres Catholiques traditionnels.

> Source : Etudes antimodernistes, nouveau site tenu par des séminaristes français du séminaire américain de Mgr Sanborn

Martyre ou châtiment ?

Publié le par Clément LECUYER

 En ces temps troublés, il convient de revenir sur ce tragique événement qui nous a tous choqué: l'assassinat du Père Hamel par deux islamistes. Il va sans dire que cet acte barbare constitue, en plus d'un meurtre, un sacrilège puisqu'il est commis à l'encontre d'un prêtre (validement ordonné en 1958). Sans surprise, l'ensemble de la hiérarchie moderniste a logiquement déclaré ce prêtre martyr. La Fraternité, par la voix de l'abbé Boucharcourt (Supérieur du District de France) parle quant à elle du "premier martyr, pour le XXIe siècle en France" :

"Un homme a été tué, égorgé, non plus prétendument pour des raisons politiques, mais bel et bien en haine de la foi. C’était dans une église, cela s’est passé durant une messe, il s’agissait d’un prêtre, et le meurtre a été réalisé en même temps qu’une profession de foi islamique. Le martyre au sens canonique est donc parfaitement caractérisé."

 Peut-on parler de martyre ? Pas du tout ! Une fois de plus, la FSSPX déraille à force de se "bergogliser". Voici en réponse le communiqué de l'Institut Mater Boni Consilii :

Martyre ou châtiment ?

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 Comme tout le monde le sait, deux militants mahométans ont égorgé, dans l’église paroissiale de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Normandie, un prêtre, l’abbé Jacques Hamel. Inutile de dire qu’il s’agit d’un crime horrible et sacrilège, et que nous prions pour l’âme de ce confrère dans le sacerdoce (il avait été ordonné en 1958). Nombre de baptisés se sont demandés si l’on ne pouvait pas parler de martyre, au sens strict et “canonique” du terme : ainsi par exemple le supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X, Christian Bouchacourt, qui considère la pauvre victime un martyr de l’Islam, tué à l’église “durant une messe”.

 Toutefois, les témoignages sur la vie et le ministère du vieux prêtre français, parlent d’autre chose. L’abbé Hamel, comme tous les fidèles adeptes de Vatican II, était activement engagé dans le “dialogue interreligieux” avec les négateurs de la Trinité et de la divinité du Christ. Et la “messe” que la victime célébrait était la messe réformée que le fondateur de la société religieuse de l’abbé Bouchacourt appelait, a juste titre, la “messe de Luther”. À moins de devenir adeptes du wojtylien “œcuménisme du martyre”, on ne peut reconnaître chez un moderniste, même s’il a été tué en tant que chrétien, un “martyr de la foi”, en particulier au sens strict et canonique du terme. Le martyr témoigne en effet par le sang, de la vérité et de la foi professée pendant sa vie et au moment de sa mort. Les Pères de l’Église ont toujours dénié aux baptisés hérétiques ou schismatiques, même s’ils souffraient et étaient tués en tant que chrétiens, le statut de martyrs. L’ignorance invincible (non coupable) peut rendre exempt de péché (formel) celui qui tombe dans l’erreur contre la foi, mais ne peut en faire un témoin de la vérité.

 On peut se demander alors si ce qui s’est produit, et qui peut-être se produira encore (à Dieu ne plaise), n’est pas plutôt un châtiment, non tant à l’égard de la personne elle-même victime de l’odieux sacrilège (cf. Luc XIII, 1-5), qu’au regard du modernisme, pour sa bienveillance impie envers les ennemis de la divinité de Jésus-Christ et de la Foi en la Très Sainte Trinité. Le Seigneur avertit : “Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous”. Ces paroles font trembler, si l’on pense que l’invitation à la pénitence, l’avertissement du Seigneur, avec ses châtiments, à abandonner l’esprit apostat de la déclaration Nostra ætate – qui donne des fruits évidents pour tout le monde – n’a pas été écouté. Au contraire ! Dimanche 31 juillet, les musulmans ont été invités à prêcher dans les églises catholiques profanées de France et d’Italie ! Aucun catholique qui ne veut pas tomber dans la fosse ne peut prendre comme guide des aveugles qui guident d’autres aveugles. Aucun catholique qui veut se sauver, et ne pas périr pour l’éternité, ne peut suivre ceux qui considèrent sans importance – au moins de fait – de croire ou de ne pas croire à la divinité du Christ et à la Très Sainte Trinité. Que Dieu nous sauve, sauve la foi des catholiques du modernisme, et nous sauve des justes châtiments avec lesquels le Seigneur punit et punira l’offense faite à Son Nom.

Verrua Savoia, 1er août 2016, Saint Pierre aux Liens

_______________

  Que le Père Hamel ait adhéré de bonne foi - ce que seul Dieu sait - aux erreurs modernistes ne change rien. Voici l'extrait du Dictionnaire de Théologie Catholique qui traite de cette question  :

"Celui qui n'a pas la foi, ne peut mourir pour la foi. Benoit XIV parle ensuite de l'hérétique invincibiliter, c'est-à-dire de celui qui est « de bonne foi » dans l'erreur ; s'il meurt pour un vrai point de foi, peut-il être considéré comme martyr ? Benoît XIV répond par une distinction importante : il le sera coram Deo [aux yeux de Dieu], mais non coram Ecclesia [non aux yeux de l'Eglise] . Il le sera coram Deo, pourvu qu'il soit habituellement disposé croire tout ce qui lui serait proposé par l'autorité légitime, car il n'est pas coupable d'après la parole de saint Jean : Si non venissem et locutus fuissem eis, peccatum non haberent, xv, 22 ; il ne le serait pas coram Ecclesia qui ne juge que de l'extérieur, et qui, constatant l'hérésie externe, en est réduite à conjecturer l'hérésie interne." DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE CATHOLIQUE - 1937 - Page 233

 

> Sur le même sujet, relire notre article La pernicieuse hérésie de l'"œcuménisme du sang" de François
> Pour aller plus loin, se reporter à ce dossier : Celui qui est tué dans l’hérésie ou dans le schisme peut-il être considéré un martyr?

 

Quand Bergoglio reçoit le soutien de Mélenchon

Publié le par Clément LECUYER

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"Je salue le geste du pape avec ardeur", a écrit hier sur son compte Facebook le très marxiste et athée Jean-Luc Mélenchon, dans une tribune intitulée tout bonnement "Vive le Pape !".

 Voici ce que l'on peut lire sur le site Lefigaro.fr :

 On a connu les leaders de la gauche radicale plus durs dans leur appréciation des actions du Saint-Siège. Dans un billet posté dimanche sur son blog et intitulé «Vive le pape», le candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon semble avoir été touché par la décision du pape François, en visite sur l'île de Lesbos samedi, de quitter la Grèce accompagné de douze réfugiés [musulmans] en provenance de Syrie. «Décidément l'Église a vraiment élu un chrétien cette fois-ci!», salue le fondateur du Parti de gauche.

 Même s'il n'a pas (encore) tout compris, l'écrivain Eric Zemmour nous livre sur RTL une analyse tout à fait pertinente et sans concession à l'égard de Bergoglio qui "a fait une croix sur l'Europe, terre chrétienne. Il refuse de privilégier la défense des chrétiens d'Orient persécutés, et abandonne l'Europe à son destin islamique."

Dialogue entre un “ralliériste” et un “résistant”

Publié le par Clément LECUYER

 Que ce soit au sein de la Fraternité Saint Pie X ou même chez des fidèles "sédévacantistes", nombreux sont ceux qui rejettent tout accord entre la FSSPX et le Vatican, en prétextant que Mgr Lefebvre s'y était opposé de son vivant. "Mgr Fellay trahit les principes qui ont toujours guidé Mgr Lefebvre" peut-on entendre ou lire sur certains blogs. C'est ainsi que Mgr Williamson, les domicains d'Avrillé et quelques autres prêtres se sont détachés de la FSSPX et qu'a vu le jour le 15 juillet 2014 l'Union sacerdotale Marcel-Lefebvre.

 Le dialogue ci-dessous est une discussion entre un "ralliériste" et un "résistant" qui se réclament tous deux de l'héritage de Mgr Lefebvre. A travers cet échange imaginé par Petrus, nous ne pouvons qu'observer que les faits donnent manifestement tort, non pas aux "ralliéristes", mais aux "résistants".


Mgr Lefebvre et Mgr Fellay, même combat !

 
SOURCE - Petrus - 10 octobre 2015

Le “résistant” : Ce que fait Mgr Fellay est affreux, épouvantable. Il est en train de brader l’œuvre de Mgr Lefebvre. C’est un traître. Comment peut-il agir ainsi alors que le pape François détruit la morale familiale et conjugale, se fait photographier tout sourire avec des sodomites et des transsexuels…
 
Le “ralliériste” : Restez calme mon ami. Vous exagérez. Vous vous échauffez. Je vous l’affirme, Mgr Fellay est le fidèle disciple de Mgr Lefebvre qui n’a jamais voulu rompre avec Rome et le Pape. N’a-t-il pas toujours déféré aux convocations des différents dicastères romains ? N’a-t-il pas toute sa vie et jusqu’à sa mort condamné le sédévacantisme et imposé dès 1983 l’una cum au canon de la messe à tous ses prêtres ? N’a-t-il pas écrit dans une lettre à Jean Paul II en 1981 qu’il avait sévi envers les prêtres et les séminaristes qui refusaient de reconnaître l’autorité et la légitimité du pape polonais ? N’a-t-il pas négocié et signé un protocole d’accord le 5 mai 1988 avec le cardinal Ratzinger?
 
Le “résistant” : Oui, mais il a renié sa signature dès le lendemain après avoir passé une nuit affreuse. Depuis Assise il avait compris qu’il n’était plus possible de rechercher et de trouver un accord avec la Rome moderniste…
 
Le “ralliériste” : Vous vous trompez lourdement. Assise a eu lieu en octobre 1986. Mgr Lefebvre a certes condamné cette initiative regrettable du pape Jean Paul II mais cela ne l’a pas empêché d’engager quelques mois après des négociations avec le Vatican, de recevoir à Ecône avec tous les honneurs dus à son rang le cardinal Gagnon qui avait le droit à un trône lors des messes et offices auxquels il assistait à Ecône, de s’entretenir avec chaleur avec les cardinaux Gagnon et Ratzinger, de signer, ce n’est pas rien, le protocole d’accord du 5 mai 1988 qui reconnaît Vatican II, le Pape Jean Paul II, la validité de la nouvelle messe et des nouveaux sacrements, le nouveau code de droit canon, qui promet l’obéissance au Saint-Siège.
 
Le “résistant” : Vous ne comprenez pas qu’il a renié sa signature. Vous entendez, il l’a reniée. Reniée ! Reniée !
 
Le “ralliériste” : Restons raisonnable. Je me dois de vous contredire : Mgr Lefebvre n’a jamais renié sur le fond ce protocole. Pas plus que notre très vénérable supérieur général, Son Excellence Mgr Fellay, n’a rétracté sur le fond son préambule doctrinal du 15 avril 2012. A la vérité, des quatre évêques Mgr Fellay est probablement le plus fidèle à la pensée, à l’action et aux méthodes de notre vénéré fondateur. D’ailleurs, ne trouvez-vous pas qu’il lui ressemble : ses airs inspirés dans ses sermons ponctués de longs silences où son âme contemple les réalités célestes ? Mgr Fellay, c’est la sainteté en acte !
 
Le “résistant” : Ne changez pas de sujet, n’essayez pas de m’embrouiller. Mgr Lefebvre a renié sa signature quand il a compris qu’il s’était fait rouler…
 
Le “ralliériste” : Cessez de parler toujours de pièges. Il faut avoir confiance. Ne pensez-vous pas que le Pape puisse avoir vraiment le désir de trouver une solution satisfaisante pour tous, de clore cet épisode douloureux et d’aller de l’avant, d’avancer vers l’unité. J’aime cette expression : aller de l’avant…
 
Je le répète, Mgr Lefebvre n’a jamais renié sur le fond ce qu’il a signé. Croit-on que le saint évêque soit homme à se renier, soit une girouette guidée par le vent, un modèle d’inconstance ? Evidemment non. Ce serait gravement diffamer notre saint fondateur que de prétendre cela. Si l’accord ne s’est finalement pas fait en 1988, ce n’est pas à cause du contenu du protocole d’accord mais parce qu’on n’accordait pas à Mgr Lefebvre les garanties qu’il avait demandées : la majorité à la commission romaine chargée de la Tradition et une date certaine pour le sacre d’un évêque destiné à assurer sa succession. Le désaccord ne s’est donc pas fait sur des raisons doctrinales mais a pour origines des raisons purement pratico-pratiques, prudentielles, circonstancielles.
 
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L'apostasie de Bergoglio par Mgr Sanborn

Publié le par Clément LECUYER

 Il y a deux ans, Bergoglio déclarait lors d'une interview au journal italien La Repubblica cette tonitruante assertion :

"Je crois en Dieu, non pas dans un Dieu catholique, il n'y a pas de Dieu catholique, il y a Dieu et je crois en Jésus-Christ, son incarnation. Jésus est mon instructeur et mon pasteur, mais Dieu, le Père, Abba, est la la lumière et le Créateur. C'est ça mon Etre".

 Voici dans les lignes qui vont suivre l'analyse du Recteur du Séminaire de la Très Sainte Trinité, Mgr Donald SANBORN, publiée dans sa Newsletter d'octobre 2013.

[Nous précisons que les caractères en gras sont de notre fait. Nous remercions encore fois notre traducteur !]

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https://foicatholique.files.wordpress.com/2015/05/dieu-sainte-trinitc3a9.jpg


  La seule manière dont on peut comprendre ceci, c'est que le Dieu qui est décrit par les croyances catholiques n'existe pas. Comment pourrions nous entendre l'expression "Dieu catholique" en quelque sens que ce soit si ce n'est le Dieu du catholicisme romain ? C'est bien un Dieu en trois Personnes Divines, Père, Fils et Saint-Esprit. La Deuxième Personne de la Sainte Trinité s'est faite chair, a institué l'Eglise Catholique, est morte pour nos péchés, et se voit rendre un culte, celui du vrai Dieu, Chef Invisible de l'Eglise Catholique. Je demande donc comment le terme Catholique pourrait ne pas s'appliquer à Jésus-Christ, qui est le Chef de l'Eglise Catholique ? Il est évident que le Catholique s'applique à Lui plus qu'à tout autre, puisque c'est le nom de l'Eglise qu'Il a fondée, et dont Il est le Chef. Mais Jésus-Christ est le vrai Dieu, Deuxième Personne de la Trinité Bienheureuse. Comment pourrait-on ne pas s'appeler Catholique dès lors qu'on est le Chef de l'Eglise Catholique ?


 La déclaration de Bergoglio n'est pas une hérésie mais une apostasie. C'est en même temps un reniement de la religion Catholique, ce qui est la définition même de l'apostasie.


 "Il n'y a pas de Dieu Catholique, il y a Dieu." Ce Dieu est-il celui des musulmans ? Des Juifs ? Un dieu Hindou ? Ce n'est aucun de ceux-là pour Bergoglio, si l'on prend en considérations d'autres déclarations qu'il a déjà faites ; pour lui Dieu est quelque chose d'impossible à connaître, que l'on trouve au fond de soi et qui se manifeste à vous lors d'une expérience religieuse. Autrement dit le dieu de Bergoglio est un dieu générique ; il s'identifie au subconscient humain et il devient ce que les gens mettent à la mode en fonction de leur expérience personnelle. C'est purement du Modernisme. Bien plus, c'est de l'athéisme. Les mots qu'a saint Pie X dans son Encyclique Pascendi reviennent à l'esprit : "leur [celui des modernistes] système signifie la destruction non seulement de la religion Catholique, mais celle de toute religion." Après une longue explication saint Pie X conclut : "Il est certain que ceci suffit à montrer plus qu'il n'en faut par combien de voies le modernisme conduit à l’annihilation de toute religion. Le premier pas en ce sens a été réalisé par le Protestantisme ; le second, par le Modernisme : le suivant fera basculer tête la première dans l'athéisme." (N° 39)


 Les fidèles feraient bien de relire cette Encyclique centrale et prophétique par laquelle nous avons été mis en garde contre tout ce qui de nos jours arrive. Le "dieu" de Bergoglio est quelque chose dont les dogmes catholiques ne peuvent rendre compte. C'est un dieu indescriptible, sans nature, sans attributs, et par conséquent sans dogmes.


 La sentence finale de Bergoglio, "C'est ça mon Etre" correspond parfaitement à la notion Moderniste de Dieu. Saint Pie X les accuse, en ce même paragraphe 39, d'être des panthéistes. Bergoglio assimile clairement son Etre à un dieu générique. C'est du pur panthéisme.


  Je conclus par conséquent que Bergoglio est un apostat et un athée, dans la mesure où il ne croit pas en un Dieu personne qui transcende le monde créé – tel le Dieu Catholique – mais croit en un dieu générique qui fait intrinsèquement partie du monde créé.


 Je veux dire également qu'il n'est besoin d'aucune autre preuve de l'abandon par Bergoglio de la Foi Catholique, et de la nécessité pour tous ceux qui revendiquent le nom de catholique de le dénoncer comme faux pape, et de lui refuser la communion ecclésiale.


 Comme l'a campé avec humour M. l'abbé Cekada :
 

  • Bergoglio : "Il n'y a pas de Dieu Catholique !"

  • Dieu : "Il n'y a pas de Pape Catholique !"

 Bien que comique, ce que dit M. l'abbé Cekada va droit au but. Qui plus est, c'est très sérieux. Par le fait de dire qu'il n'y a pas de Dieu Catholique, on renie Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est Vrai Dieu et Chef de l'Eglise Catholique romaine. Ce qui vient alors à l'esprit, ce sont les paroles solennelles de notre Dieu Catholique : "Mais celui qui m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les Cieux." (Matt. X, 33)


 Et si nous faisons mention de cet apostat au Canon de la Messe, et le reconnaissons publiquement comme Vicaire du Christ, lui qui refuse l'existence du vrai Dieu, comment nous y prenons-nous pour éviter de renier le Christ ? Affirmer que Bergoglio est le chef visible de l'Eglise, c'est renier le Christ qui en est le Chef invisible, car Bergoglio dit que le Dieu Catholique – Notre-Seigneur Jésus-Christ, Chef de l'Eglise – n'existe pas.

 En d'autres termes, il existe une opposition radicale entre le Christ et Bergoglio. Adhérer à l'un, c'est renier à l'autre. Saint Paul a dit dans II. Corinthiens VI, 15 : "Et quel accord y-a-t-il entre le Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ?".

 
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