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21 janvier 1793 : la France décapitée

Publié le par Clément LECUYER

 Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI rendait l'âme, assassiné par la vermine révolutionnaire anti-catholique. Orchestrée par la franc-maçonnerie, la Révolution française restera l’un des pires bains de sang de l’histoire française.

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"En coupant la tête à son Roi, la France a commis un suicide" (Mgr Delassus)


 Extrait du testament de Louis XVI
"Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.... Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi."
  Lire en entier le testament ICI


 Le Pape Pie VI pleure la mort du roi français et dénonce fermement ce régicide

 
Lire la très belle allocution que ce Pape déclara le 17 juin 1793 (fichier PDF) :  "Pourquoi notre voix"

La Révolution française est satanique dans son essence

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"La révolution a pour but de façonner un homme nouveau, en détruisant la constitution chrétienne de la France" (Constitution de 1792)

C'est ce qu'affirma le Cardinal Pie et les auteurs catholiques tels que :

- Le Papie Pie IX : "La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme." (Encyclique Noscitis et Nobiscum).

- Le pape Pie XI : "Effrayante et regrettable sédition, total renversement du régime social qui, à la fin du XVIII° siècle, sévit en France et persécuta haineusement les choses divines et humaines... En ce temps-là, des hommes ignobles s'emparèrent hardiment du pouvoir, masquant la haine qui les agitait à l'endroit de la religion catholique sous le fallacieux prétexte de philosophie, tendant de toutes leurs forces à abolir le nom chrétien" (Pie XI, Actes, Bonne Presse, t. 12, p. 132, cité in Jean Ousset, ibid.,, p. 123).

- Le Pape Benoît XV: "C'est sous l'effet de la folle philosophie issue de l'hérésie des Novateurs et de leur trahison que, les esprits déraisonnant en masse, éclata la Révolution dont l'extension fut telle qu'elle ébranla les bases chrétiennes de la société, non seulement en France, mais peu à peu dans toutes les nations" (Benoît XV, A.A.S. 7 mars 1917).

- Mgr Freppel : "la Révolution française est une doctrine et une doctrine radicale, une doctrine qui est l’antithèse absolue du christianisme. La Révolution, c'est la société déchristianisée; c'est le Christ refoulé au fond de la conscience individuelle, banni de tout ce qui est public, de tout ce qui est social; banni de l'État, qui ne cherche plus dans son autorité la consécration de la sienne propre; banni des lois, dont sa loi n'est plus la règle souveraine; banni de la famille, constituée en dehors de sa bénédiction; banni de l'école, où son enseignement n'est plus l'âme de l'éducation; banni de la science, où il n'obtient plus pour tout hommage qu'une sorte de neutralité non moins injurieuse que la contradiction; banni de partout, si ce n'est peut-être d'un coin de l'âme où l'on consent à lui laisser un reste de domination. La Révolution, c'est la nation chrétienne débaptisée, répudiant sa foi historique, traditionnelle, et cherchant à se reconstruire, en dehors de l'Évangile, sur les bases de la raison pure, devenue la source unique du droit et la seule règle du devoir." (La Révolution française. A propos du centenaire de 1789, Éditions du Trident, 1997)

- Mgr de Ségur : "la Révolution est, ou plutôt serait la destruction totale de l’ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde. C'est la grande révolte de la société contre l'Eglise, de l'homme contre le Fils de l'homme, de la terre contre le Ciel." (La Révolution expliquée aux jeunes gens, 1862, Éditions du Trident, 1997)

- Joseph de Maistre : "Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu, et peut-être de tout ce qu'on verra." (Considérations sur la France, chap. V., cité in Marquis de la Franquerie, Louis XVI le roi-martyr)

- Abbé Augustin BARRUEL : "Dans cette révolution française, tout, jusqu’à ses forfaits les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été l’effet de la plus profonde scélératesse, puisque tout a été amené par des hommes qui avoient seuls le fil des conspirations longtemps ourdies dans les sociétés secrètes, & qui ont su choisir & hâter les moments propices aux complots." (Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, Paris, 1796-1797)

 

La Révolution française : l'Eglise persécutée

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  Mgr Freppel : "Assurément la destruction du catholicisme en France, par la constitution civile du clergé d'abord, par la persécution violente, dans la suite, n'a cessé d'être le principal objectif des chefs de la Révolution.."    

- les ordres religieux sont abolis et supprimés.
- les églises sont fermées et deviennent propriétés de l'Etat.
- de véritables profanations et sacrilèges sont perpétrés par les révolutionnaires.
- les prêtres et les évêques doivent être élus par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, athées, protestants... Le Pape n'a plus le droit de donner son avis.
- les curés et les évêques doivent prêter serment à la nation républicaine sous peine d'être bannis ou condamnés à mort.
- les biens de l'Eglise (statues, ornements, calices, objets sacrés...) sont détruits ou bien vendus au profit de la révolution  les couvents sont vendus et souvent pillés.
- le dimanche, jour du Seigneur est aboli.
- de nombreuses tombes sont profanées.

 Le Pape Pie VI, qui mourut alors qu'il était prisonnier par la République, dénonça toutes ses lois anti-catholiques. Il les condamna comme étant hérétiques, sacrilèges, schismatiques et profondément injurieuses contre Dieu (cf. le Bref Quod Aliquantum et la Lettre apostolique Caritas). Il demanda aux membres du clergé de ne pas prêter le serment à la République.   Pratiquement tous les évêques et le trois quarts des prêtres refusèrent de signer. On les appelle le clergé réfractaire. Tous ces religieux durent se cacher. Beaucoup furent arrêtés, exilés, torturés et/ou condamnés à mort.

La Révolution française, véritable massacre

 > La Guerre de Vendée : premier génocide des temps modernes 

 Le Général révolutionnaire Westerman, chef des colonnes infernales se félicite : "Il n'y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides." 

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e20120a8e1650a970b-320wi

  "la Vendée doit être un cimetière national" (Première loi de Carnot du 1° août 1793)

 Les procédés les plus barbares d'extermination furent mis en oeuvre par les colonnes infernales. Des généraux révolutionnaires mirent en place des fours crématoires où sont jetés vivants enfants, femmes et vieillards :

"Voici les témoignages des Commissaires républicains Morel et Carpenty à la Convention le 24 mars 1794 :
A Montournais, aux Epesses et dans plusieurs autres lieux, le général Amey fait allumer les fours et, lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. » (Jean Dumont, Pourquoi nous ne célébrerons pas 1789). A qui ose le lui reprocher, il répond que "c'est ainsi que la République veut cuire son pain". (Charles Vaugeois,  l'Extermination des Vendéens: les colonnes infernales)

 D'autres témoignages nous apprennent de nombreux faits similaires. Noyades collectives à Nantes, massacres de villages entiers (Cf. les enfants martyrs de Lucs-sur-Boulogne), pillages... le sang coula à flot.

  Selon les historiens, entre 200 000 et 600 000 français ont été tués lors de cette guerre de Vendée (dont environ 30 000 soldats révolutionnaires)

> La Révolution déclare la guerre à l'Europe

  La première République française déclara rapidement la guerre à de nombreux pays européens, entre 1792 et 1802. Les français furent obligés sous peine de mort de rentrer dans l'armée révolutionnaire. Le bilan est terrible : entre 400 000 et 600 000 français morts.  Brissot, un important chef révolutionnaire déclarait en 1991 : "La guerre serait actuellement un bienfait national et la seule calamité serait de n'avoir pas la guerre." (Histoire critique et militaire des guerres de la révolution, T. 1, par Antoine Henri Jomini, 1837)

> La Terreur : la France entière ensanglantée
 

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Saint Noël Pinot, prêtre, guillotiné tout comme des milliers de français
 

 A partir de 1792, les chefs révolutionnaires imposèrent un régime de terreur. Environ 17 000 personnesfurent guillotinées, 25 000 furent victimes d’exécutions sommaires et environ 500 000 emprisonnées.  

 La Révolution française est une œuvre criminelle de bout en bout. Les crimes y ont été perpétrés à ciel ouvert, publiquement. Les prisonniers sont livrés aux brutes, égorgés et dépecés sans aucun pitié.

 Laissons désormais la parole à M. l'abbé J. Olivier :

"Après ces destructions, il fallait rebâtir :
 Les révolutionnaires donnèrent pour fondement à la nouvelle société le principe de "l’homme bon par nature"(Rousseau). Là-dessus fut élevé la trilogie maçonnique : Liberté, Egalité, Fraternité.

- Liberté, à tous et pour tout, puisqu’il n’y a en l’homme que de bons instincts...
- Egalité, parce que tous sont également bons, donc ont des droits égaux en tout...

- Fraternité, en rupture de toute barrière entre les individus, familles ou nations, pour laisser le genre humain s’embrasser dans une république universelle...

A la religion catholique fut substitué le culte de la Nature. Elle avait un dieu : l’Etre Suprême, et une déesse, la Raison ; elle avait des dogmes : la liberté, la volupté, la loi et la nation.
Ainsi, "l’homme put revenir à la pureté et à la simplicité de la Nature." (Talleyrand)

A la royauté fut substitué la démocratie révolutionnaire, pour perpétuer les réformes. Tout ce qui pouvait rappeler l’ancien temps fut proscrit (jusqu’au calendrier)...
Les résultats furent épouvantables. L’Homme retourna à l’état d’animal, et au bout de dix ans, la France était retournée aux temps les plus barbares de son histoire. Réalisme chrétien et utopisme révolutionnaire...
Alors arriva fort opportunément Napoléon, qui sauva la révolution de sa propre ruine en l’endiguant. Il rétablit l’Eglise de France par le concordat, mais ne rétablit point la civilisation chrétienne... Les institutions révolutionnaires perdurèrent. Et au fil du temps, la révolution continua et continue toujours à saper le règne du Christ pour instaurer toujours davantage celui de Satan.
Et notre siècle n’est que la continuation du précédent, fondé sur les mêmes idées, qui progressent sans cesse. Les racines de notre mal sont profondes..."

 Le régicide vu par Albert Camus
 Ce fils des rivages d’Afrique du Nord, malheureusement fort éloigné du christianisme, n’en avait pas moins saisi le sens profond de l’assassinat de Louis XVI, beaucoup mieux que la grande majorité des hommes politiques :

"Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau."  (L’homme révolté, La Pléïade)

  Conclusion

 En tant que français et catholique, nous nous devons  d'avoir une sainte horreur de ce régime républicain français qui a pour fondement :

- un attentat contre l'ordre voulu par Dieu,
- l'assassinat d'un Roi et d'une Reine, certes loin d'être de saints dirigeants, mais qui tenaient leur pouvoir directement de Dieu et qui aimaient leur patrie,

- une persécution violente contre l'Eglise catholique,
- des sacrilèges et profanations inouïs,
- le génocide de tout un peuple qui a voulu défendre sa foi,
- des crimes innombrables de milliers d'innocents.

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Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop coulé de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…
Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

(extrait d'un poème consultable ICI)

Publié dans Divers

La "liberté" de blasphémer ? une abomination damnable !

Publié le par Clément LECUYER

 Ces derniers jours, la France, ou plutôt ce qu'il en reste, vient de connaître des évènements tragiques. N'allons pas par quatre chemins : doit-on être surpris de ce qui s'est passé ? Beaucoup de choses seraient à dire mais concentrons-nous sur l'essentiel.  "De Dieu, on ne se moque pas" prévenait saint Paul dans ses Epîtres. Pendant des années, l'hebdomadaire Charlie-Hebdo se complaisait à afficher allégrement des provocations ordurières blessant les croyants par des images obscènes, scandaleuses et répugnantes dans lesquelles, les principales figures des religions monothéistes (en particulier Notre-Seigneur et Mahomet représentés en des caricatures honteuses), étaient injuriées, moquées et offensées. Mystérieusement, cela faisait rire, paraît-il !

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 Dans un Etat catholique, il est bien évident que de telles publications auraient été immédiatement censurées, le blasphème étant un crime contre le Créateur, crime bien plus grave que l'homicide disait saint Thomas d'Aquin puisque le blasphémateur porte atteinte à l’honneur divin. Le blasphème envers Dieu, puni par la loi jusqu'à la Révolution,  attire donc inévitablement la colère divine. "C’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps" affirmait le Cardinal Pie en 1859.

 Ce n'est pas une surprise, l'"eglise" moderniste a été incapable de prendre un minimum de recul et sombrant dans l'émotion orchestrée et entretenue par les médias, elle a fait sonner le glas pour des journalistes qui, dans une société chrétienne, n'auraient pas eu droit à des funérailles ecclésiastiques du fait de leur combat déclaré et acharné contre les principes du droit naturel et de l'Eglise catholique.

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 Mais dire tout cela n'est-il pas commettre cet "horrible sacrilège" contre la liberté d'expression ? Manipulés et hypnotisés par les grands médias, endoctrinés par le pouvoir socialiste qui essaye de faire oublier sa grande part de responsabilité dans cette situation, environ trois millions de français, nous dit-on, ont défilé hier contre le terrorisme (comme si cela pouvait faire reculer les terroristes islamistes !) en criant "liberté, liberté !".

 Au prime abord, on pourrait naturellement remarquer que cette liberté absolue qu'ils réclament n'est qu'une chimère, qu'un mythe. Dernièrement, le journaliste Eric Zemmour s'est vu être interdit d'antenne sur une chaîne de télévision parce qu'il gênait par sa parole le pouvoir en place. Cela n'a pas suscité d'émoi au sein de la population ! Enfin et surtout, les français qui sont descendus dans la rue accepteraient-ils que leurs proches soient maltraités, insultés au nom de la liberté ? On peut en douter ! Comment peut-on alors concevoir que le Créateur du Ciel et de la terre puisse pouvoir être librement blasphémé ? La liberté ne consiste pas à dire et faire ce que l'on veut !

 L'Eglise dans sa sagesse a vu le danger d'une telle dérive et a condamné fermement cette conception pernicieuse de la liberté par la voix notamment des Papes Grégoire XVI et Léon XIII :

http://www.christ-roi.net/images/4/42/Gr%C3%A9goire_XVI.jpg  "A cela se rattache la liberté de la presse, liberté la plus funeste, liberté exécrable, pour laquelle on n’aura jamais assez d’horreur et que certains hommes osent avec tant de bruit et tant d’insistance, demander et étendre partout. Nous frémissons, vénérables Frères, en considérant de quels monstres de doctrines, ou plutôt de quels prodiges d’erreurs nous sommes accablés ; erreurs disséminées au loin et de tous côtés par une multitude immense de livres, de brochures, et d’autres écrits, petits, il est vrai, en volume, mais énormes en perversité, d’où sort la malédiction qui couvre la face de la terre et fait couler nos larmes. Il est cependant des hommes emportés par un tel excès d’impudence, qu’ils ne craignent pas de soutenir opiniâtrement que le déluge d’erreurs qui découle de là est assez abondamment compensé par la publication de quelques livres imprimés pour défendre, au milieu de cet amas d’iniquités, la vérité de la religion." (Grégoire XVI, encyclique Mira Vos)
 
"Et maintenant, poursuivons ces considérations au sujet de la liberté d’exprimer par la parole ou par la presse tout ce que l’on veut. Assurément, si cette liberté n’est pas justement tempérée, si elle dépasse le terme et la mesure, une telle liberté, il est à peine besoin de le dire, n’est pas un droit, car le droit est une faculté morale, et il serait absurde de croire qu’elle appartient naturellement, et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite ; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit ; mais les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l’autorité publique emploie à les réprimer avec sollicitude, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société. Les écarts d’un esprit licencieux, qui, pour la multitude ignorante, deviennent facilement une véritable oppression, doivent justement être punis par l’autorité des lois, non moins que les attentats de la violence commis contre les faibles. Et cette répression est d’autant plus nécessaire que contre ces artifices de style et ces subtilités de dialectique, surtout quand tout cela flatte les passions, la partie sans contredit la plus nombreuse de la population ne peut en aucune façon, ou ne peut qu’avec une très grande difficulté se tenir en garde.
Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels que l’on doit considérer comme un noble patrimoine commun à toute l’humanité. Ainsi, la vérité est peu à peu envahie par les ténèbres, et l’on voit, ce qui arrive souvent, s’établir avec facilité la domination des erreurs les plus pernicieuses et les plus diverses. 
Mais s’agit-il de matières libres que Dieu a laissées aux disputes des hommes, à chacun il est permis de se former une opinion et de l’exprimer librement ; la nature n’y met point d’obstacle ; car une telle liberté n’a jamais conduit les hommes à opprimer la vérité, mais elle leur donne souvent une occasion de la rechercher et de la faire connaître." (Léon XIII, encyclique Libertas Praestantissimum)

 Les jours à venir ne sont pas rassurants. Prions saint Michel Archange pour qu'il nous défende dans ces temps troublés !

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Non, nous chrétiens, nous ne sommes pas Charlie ! Nous sommes catholiques !

Publié dans Divers

L'islamisme, punition des peuples pervers

Publié le par Clément LECUYER

"Et tuez-les [les chrétiens], où que vous les rencontriez;  et chassez-les d'où ils vous ont chassés :  l'association est plus grave que le meurtre.''  (Coran, S.2, v.191)  

Homélie du Cardinal Pie, le 8 novembre 1859, dans la cathédrale de Nantes :

"À l’époque qui nous occupe (à la fin du VIIe siècle), il avait paru sur la terre, depuis bientôt deux siècles, un fils de Bélial, à qui il était réservé de tenir en haleine la chrétienté tout entière durant une période de plus de mille ans.

L’islamisme, "religion monstrueuse" dit Bossuet dans son beau panégyrique de saint Pierre Nolasque, "religion qui se dément elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes", et j’ajouterai, pour tout attrait ses excitations voluptueuses et ses promesses immorales, l’islamisme avait déjà envahi d’immenses contrées.

Que le schisme, que l’hérésie tombassent sous ses coups, c’était un grand malheur sans doute : toutefois c’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps

Mais voici que la chrétienté n’est plus seulement atteinte dans ces races dégénérées qui ont décomposé en elles le principe de la vie par l’altération du principe de l’unité et de la vérité : c’est l’Europe dans ses parties les plus vitales, c’est le cœur même des races catholiques qui est menacé ; c’est le boulevard de l’orthodoxie, c’est le royaume très chrétien, c’est la France, et, derrière le rempart de la France, c’est la métropole du christianisme, c’est le monde entier qui aura tout à redouter de ces nouveaux et implacables barbares.

Ils ont franchi les Pyrénées, ils se sont rués sur nos belles provinces du midi, ils ont étanché la soif de leur glaive dans le sang de nos frères orthodoxes, ils s’avancent jusque dans la Bourgogne; leurs traces sont marquées par le feu et par le sang, mais surtout par la profanation et l’impiété. Nul bras n’ose entreprendre de les arrêter…"

Publié dans Islam

Prochainement, Mgr Morello conférera le sacrement de confirmation en France

Publié le par Clément LECUYER

 Déjà venu en 2011 et 2013, Mgr Andres Morello - évêque argentin, supérieur et fondateur de la Compagnie de Jésus et de Marie - conférera de nouveau le sacrement de confirmation en Bretagne :

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En avril 2013 à la chapelle saint Pie V de Rennes

- le samedi 17 janvier (10h), à la chapelle saint Etienne d'Abbaretz

- le dimanche 25 janvier (10h), à la chapelle saint Pie V de Rennes

Pour plus de renseignements, veuillez contacter le Padre Rigoberto SANCHEZ.

Le devoir des catholiques : Démasquer d'autorité l'église apparente

Publié le par Clément LECUYER

 Document à lire et à télécharger en format PDF ICI

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par le Révérend Père Noël BARBARA (1910-2001)  

"On voudrait se redire avec tant de douceur et de justesse les paroles de vérité, les simples paroles de la doctrine surnaturelle apprises au catéchisme, que l'on n'ajoute pas encore au mal mais plutôt que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour, sera guérie; que l'église apparente sera bientôt démasquée d'autorité. Aussitôt elle tombera en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais désavoué d'en haut" (R.P. Calmel, o.p., revue Itinéraires, mai 1973).

 

 Voilà l'espérance que le R.P. Calmel avait au cœur : un jour l'église apparente démasquée d'autorité, tombera en poussière et Rome alors sera guérie.

  Mais l'église apparente ne tombera pas en poussière comme par enchantement. Pour le Révérend Père, cette intruse, qui occupe et occulte l'Eglise réelle, ne tombera en poussière que le jour où elle aura été "démasquée d'autorité". Tant qu'on s'y refusera, aussi longtemps qu'on laissera "son mensonge intrinsèque passer pour la vérité", l'église apparente continuera à prospérer et à occulter l'Eglise réelle "car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais effectivement désavoué d'en haut."

 Pour la doctrine catholique, chaque Eglise particulière se confond avec l'Evêque qui l'incarne et la dirige. L'église apparente de Rome, c'était, hier Paul VI, c'est aujourd'hui Jean-Paul II.

 L'"église apparente" ! C'est celle qui apparaît, celle qui se présente comment étant l'Eglise catholique et que le monde tient pour telle. C'est l'"église conciliaire", l'organisme installé à Rome en lieu et place de l'Eglise véritable. Le Père Calmel l'appelle "église apparente", surtout pour rappeler qu'elle n'est pas l'Eglise et que, n'étant pas l'Eglise du Christ, on ne doit pas les confondre. C'est en cela que consiste son mensonge intrinsèque. 

 Un mensonge, c'est une affirmation contraire à la vérité, dans l'intention de tromper. Le mensonge intrinsèque de l'église apparente, c'est qu'elle se dit l'Eglise de Jésus-Christ et qu'elle passe pour telle aux yeux du monde, alors qu'essentiellement, dans son être même, dans sa réalité profonde, aux yeux de Dieu et au regard de la foi, elle ne l'est pas et ne peut l'être. Le mensonge intrinsèque de l'occupant du Siège de Pierre depuis Vatican II ? c'est qu'il se présente comme étant le Vicaire du Christ et qu'il passe pour tel aux yeux du monde, alors qu'il ne l'est pas et ne peut pas l'être.

  Convaincu que la principale force de l'église apparente lui vient du fait que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, le Révérend Père espère que bientôt elle sera "démasquée d'autorité".    

 L'autorité est une participation du domaine de Dieu sur ses créatures. Lui seul peut l'accorder. "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut", disait Jésus à Pilate. Qui ne comprend dès lors, que Dieu ne peut en aucune façon déléguer ses droits, son pouvoir, son domaine à celui qui dirige l'organisme qui occulte l'Eglise de son Fils et tend à la changer fondamentalement en la prostituant à toutes les fausses religions.

  L'autorité du chef de la nouvelle église est une autorité factice, une autorité d'emprunt, "un masque d'autorité".   

 Le démasquer d'autorité, c'est lui enlever ce masque sous lequel il se cache; c'est le montrer tel qu'il est dans la réalité, devant Dieu, un néant.    

  Démasquer d'autorité l'église apparente, c'est enfin "rappeler à temps et à contretemps, mais toujours en instruisant" (II Tim. IV, 2), en quoi elle n'est pas l'Eglise et ne possède de l'Epouse du Christ que les apparences qu'elle se donne.    

 L'Eglise du Christ, c'est "la Maison de Dieu. C'est la Colonne et le Fondement de la Vérité" (Eph. II, 19. I Tim. III, 15). La nouvelle église n'est rien de tout cela.    

 C'est parce qu'elle n'est rien de tout cela, que l'autorité dont elle se prévaut, n'est qu'un masque derrière lequel elle dissimule sa nullité. Voilà pourquoi le Révérend Père Calmel assure que "démasquée d'autorité, cette église tombera aussitôt en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".    

 Vous avez bien lu, sa force principale, ce qui lui permet de se maintenir, de durer, de continuer à occuper abusivement et d'occulter totalement la véritable Eglise, c'est que "son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".

 Ce mensonge intrinsèque de l'église apparente constitue une véritable imposture, une mystification sans précédent. Voilà plus de vingt cinq ans qu'il dure, voilà plus d'un quart de siècle que l'église apparente occulte l'Eglise réelle et trompe le monde entier. Un quart de siècle durant lequel cette effrontée, sans se gêner, trafique ouvertement la doctrine. Il n'est pas d'hérétique qu'elle n'ait excusé, pas de dogme dont elle ne remette en question la vérité définitive. Dans son cynisme, elle prend plaisir à s'humilier institutionnellement devant les pires ennemis du Seigneur, leur demandant publiquement pardon pour tous les crimes dont elle se reconnaît coupable depuis sa fondation. Enfin, comble de scélératesse, voilà plus d'un quart de siècle que cette impudente a si complètement médusé les meilleurs fils de l'Eglise, qu'elle est arrivée à faire commettre tous ses sacrilèges, toutes ses veuleries, par des âmes consacrées ! Comment expliquer ce mystère d'iniquité ?

 Commentant l'Evangile de saint Matthieu (XXIV, 15-35), qui annonce  justement ce mystère d'iniquité, l'"abomination de la désolation établie dans le lieu saint", saint Jérôme déclare : "Par l'abomination de la désolation, on peut aussi comprendre la corruption du dogme. Lorsque nous l'aurons vue établie dans le lieu saint, c'est-à-dire dans l'Eglise..." (Bréviaire romain, Leçon VII, XXIV° dim. après la Pent.). 

 Ce mensonge intrinsèque perdure, cette corruption du dogme dans l'Eglise continue, le Père nous a dit le pourquoi : parce que jamais il n'a été "effectivement désavoué d'en haut". Le jour où il le sera, l'église apparente s'écroulera, elle tombera en poussière.

 Mais, penseront certains, n'a-t-il pas déjà été désavoué ? Ne l'avez-vous pas dénoncé, vous, Père Barbara, dans vos sermons du dimanche, dans vos conférences, dans votre revue, dans la presse internationale, à la radio et jusqu'à Rome ? et Mgr Lefebvre, avec les prêtres de sa Fraternité, et tous ceux qui soutiennent dans leur combat ne l'ont-ils pas dénoncé aussi ? L'église apparente n'est pas tombée en poussière pour autant; elle occupte toujours la véritable Eglise, se faisant passer pour l'Epouse, et son chef se pare, plus que jamais, de l'Autorité de Pierre.  

 Oui, ayant compris l'imposture de l'église apparente, Dieu m'a fait la grâce de la dénoncer jusqu'à Rome1.  Mais, simple prêtre, ma dénonciation n'était pas un "désaveu d'en haut".  Seuls, les successeurs des Apôtres, les Evêques, détiennent cette Autorité. Ils peuvent seuls "désavouer d'en haut" le mensonge intrinsèque de l'église apparente et de son chef. Malheureusement, à ce jour, ni Mgr Lefebvre, ni Mgr Castro Mayer, ni aucun prélat catholique ne l'ont encore fait.

 Sans doute, Mgr Lefebvre et ceux qui le soutiennent ont vivement attaqué l'église apparente et continuent lui résister publiquement. Mais jamais ils n'ont accepté de la "démasquer d'autorité". Que dis-je ! Non seulement ils ne l'ont pas démasquée d'autorité, mais, sur ce point précis, Mgr Lefebvre lui a apporté le concours inespéré que cette intruse pouvait attendre de ses meilleurs auxiliaires, il a reconnu son autorité et a pris publiquement son parti. Bien mieux, il a fait savoir qu'il se séparait de ceux qui niaient toute validité à la synaxe de l'église apparente, ou qui refusaient de célébrer la messe catholique "una cum", en union avec Jean-Paul II, le chef de l'église apparente.

 Oui, Mgr Lefebvre a fait cela. Il l'a fait dans une déclaration officielle qu'il a diffusée autant qu'il a pu2et son successeur à la tête de ladite Fraternité, l'abbé Franz Schmidberger, a renouvelé cette même déclaration fratricide et ne l'a jamais rapportée.

 Lorsque le R.P. Calmel voulait "que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour sera guérie; que l'église apparente tombera en poussière", il ne pensait, ni ne disait, que cela arriverait à condition de résister et d'oser braver publiquement les autorités installées. Mieux que nous il savait, car il l'avait appris et ne l'avait pas oublié, que jamais la révélation n'avait enseigné pareil scandale. Ils avait trop bien que "toute autorité venant de Dieu, résister aux autorités, c'est résister à Dieu qui les a établies, et c'est attirer sur soi la condamnation" (Rom. XII, 1-2). 

 Mais il savait aussi que les loups excellent à se couvrir de vêtement des brebis. Voilà pourquoi il affirmait que Rome ne sera guérie que le jour où l'ont aura arraché au loup la peau de brebis, le jour où le mensonge intrinsèque de l'église apparente aura été désavoué d'en haut. Ce jour-là, oui, l'intruse  tombera en poussière. Mais ce jour-là n'est pas encore arrivé.

 Quels qu'aient été les mérites de Mgr Lefebvre et la vénération que l'on peut, à juste titre, avoir pour lui, tout cela ne change pas la réalité, et la réalité est que cet Evêque, à qui Dieu avait accordé la grâce de comprendre l'imposture de l'église apparente, ne l'a jamais démasquée d'autorité, pas plus du reste qu'il n'a démasqué son chef, Jean-Paul II.   

 Car, ne nous trompons pas, démasquer d'autorité l'église apparente, c'est d'abord et surtout démasquer d'autorité son chef, Jean-Paul II; c'est lui enlever le vêtement blanc de la brebis, pour qu'apparaisse le loup rapace que ce vêtement dissimule (Mt. VII, 15). C'est expliquer et proclamer que l'autorité de Paul VI, hier, de Jean-Paul II [et de Benoît XVI aujourd'hui, N.D.R]  est une autorité factice, une autorité usurpée. C'est faire comprendre que les "papes" de Vatican II n'ont du pape que l'apparence que leur donnent leur élection et leur installation matérielle sur le Siège de Pierre. en fait, devant Dieu, ils n'ont pas d'autorité. Et ils n'en ont pas parce qu'ils ne sont pas les Vicaires du Christ, eux qui n'ont pas la foi catholique.  Comment l'auraient-ils, alors qu'ils enseignent effrontément des erreurs condamnées par l'Eglise, qu'ils honorent ses pires ennemis et se prostituent à eux.

 Ce n'est que dans la mesure où un vrai successeur des Apôtres fera comprendre aux fidèles que le "pape" de l'église apparente n'est pas le Vicaire du Christ, que le Christ ne l'a pas revêtu de son Autorité, qu'on l'aura démasqué d'autorité. Alors, oui, soyons-en assurés, nous verrons se réaliser la prédiction du Père Calmel. Démasqués d'autorité, désavoués d'en haut, l'église apparente et son chef tomberont en poussière et la Rome éternelle retrouvera sa splendeur.

 

"La force des méchants provient surtout de la couardise des bons."  (Saint Pie X)

 Qui doivent démasquer d'autorité l'église apparente et son chef actuel [du temps du Père Barbara, N.D.R.], Jean-Paul II ?

 

 Le doivent, tous ceux qui aiment l'Eglise autrement qu'en paroles. Quand une mère est outragée, tous ses enfants bien-nés se lèvent pour la défendre. En tout premier lieu, les aînés. Possédant la force, ils s'exposeront pour chasser l'impudent qui ose outrager leur mère. Mais les plus petits, ceux qui n'ont encore aucune force pour repousser l'agresseur, ne l'abandonnent pas pour autant. Au risque de recevoir quelque mauvais coup, ils s'agrippent à leur maman et, par leurs pleurs et leurs cris, cherchent à la consoler tout en manifestant la haine qu'ils ont pour son agresseur.

 Quand il s'agit de l'Eglise, les premiers qui doivent voler à son secours pour démasquer d'autorité l'intruse et son chef, ce sont les Evêques. Eux sont Juges de la foi. L'autorité de leur épiscopat leur permet de démasquer d'en haut.    

 Mais, demanderont certains, dans la crise actuelle, alors que tous les Evêques semblent avoir adopté les réformes de ce maudit concile, se peut-il qu'il y en ait parmi eux qui soient encore catholiques ?

 Jésus nous en a donné l'assurance, les Portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre son Eglise bâtie sur Pierre. Cette promesse nous garantit du même coup que, jusqu'à la fin des temps, il y aura des Evêques catholiques3 ; il y en a donc présentement. En effet, la véritable Eglise n'existerait plus, s'il n'y avait plus aucun Evêque catholique résidentiel.

 Puisqu'ils existent, où trouver ces perles rares ? En pays de mission ? Dans quel diocèse perdu ?

 Du moment que la foi nous garantit leur existence, il y a un grave devoir, pour tous ceux qui vivent de cette vertu et qui aiment vraiment l'Eglise, de prier, de s'imposer des sacrifice4 et de faire célébrer des saintes Messes5, afin que cet ou ces Evêques toujours catholiques se lèvent pour démasquer d'autorité les "papes" de Vatican II.

 Quant aux Evêques encore catholiques, qu'ils méditent , en saint Matthieu (XXV, 34-46), la parabole du jugement et qu'ils songent à la récompense ou au terrible châtiment qui les attend. Si Jésus tient pour fait à lui-même le plus petit service rendu à l'un quelconque de ses frères, combien plus appréciera-t-il ce qui aura été fait ou refusé à son Eglise, cette sainte Epouse, chair de sa chair, qu'il s'est acquis se au pris de tout son sang ! "Bon et fidèle serviteur, viens; entre dans la joie de ton Seigneur, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu t'es compromis pour me libérer" ou "retire-toi de moi, maudit, vas au feu éternel, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu as refusé de te compromettre pour me libérer"

 

  "Seigneur, nous Vous en supplions, faites paraître votre puissance et venez. Que votre grande force nous secoure, afin que, avec l'aide de votre grâce et par votre indulgente miséricorde, soit hâtée la libération de votre Sainte Eglise, que retardent nos péchés" (D'après l'oraison du IV° dim. de l'Avent).

_________________

 

> Extrait du dernier chapitre du livre du R.P Barbara La Bergerie du Christ et le loup dans la Bergerie, 1995.
Les publications du Père Barbara et notamment les numéros de la revue Forts dans la Foi (du moins ceux qui ne sont pas complètement épuisés) sont toujours disponibles à l'adresse suivante :
Association Forts dans la Foi
16, rue des Oiseaux
37000 Tours

 

Notes de bas de page :

1 Le 19 novembre 1976, j'ai tenu à Rome une conférence de presse internationale au cours de laquelle j'ai dénoncé l'hérésie, le schisme et l'apostasie de Paul VI. Le lendemain, plus de dix neuf quotidiens italiens en ont rendu compte, certains, en première page et sur plusieurs colonnes (Voir en annexe)

2 Position de Mgr Lefebvre sur la nouvelle messe et le pape. « Mgr Lefebvre nous demande de faire connaître la synthèse de sa position sur ce qu'il a écrit et dit au sujet de deux problèmes qui agitent les consciences des catholiques fidèles à la Tradition, la validité du n. o. m. et l'existence actuelle d'un pape... En conséquence, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X des pères, des frères, des sœurs, des oblates ne peut tolérer dans son sein des membres qui refusent de prier pour le pape et qui affirment que toutes les messes du nouvel ordo missae sont invalides. » Fideliter n° 13, février 1980, d'après Cor unum, novembre 1979.

Cette déclaration, reproduite dans tous les bulletins de la Fraternité et des chapelles qui sont dans sa mouvance, a été éditée en tract et distribuée en son temps à plus de dix mille exemplaires, rien qu'à Saint Nicolas du Chardonnet.

3 Il n'est pas interdit de penser que Dieu a pu permettre que certains Evêques aient accepté les nouveautés dans l'ignorance invincible des changements de doctrine que ces nouveautés comportaient. Quand on se souvient du scandale, au sens théologique du terme, donné par Paul VI, cette supposition n 'est plus chimérique. En effet, c'est Paul VI, qui passait alors de tous pour le Vicaire du Christ, qui a entraîné les Evêques hésitants à accepter les nouveautés conciliaires. Au lieu de confirmer ses frères dans la foi, c'est lui qui les a entraînés dans l'erreur. Par ailleurs, les Evêques qui menaient la subversion durant ce concile étaient très actifs, très influents et très généreux avec les Evêques du tiers monde. Ces mêmes Evêques accréditaient tous les "experts" et les "compères" et organisaient de multiples conférences, qui étaient, pour la majorité des Pères conciliaires, de véritables lavages de cerveaux. Bien des Chefs de diocèses, plus apôtres que théologiens, se sont facilement laissés convaincre que la foi n'étaient pas changée par les nouveautés. Celles-ci n'étaient, on le leur disait et ils le croyaient, que dans la présentation. Le "bon Pape Jean" l'avait assuré, il s'agissait là, non pas d'un changement dans la doctrine, mais d'un simple "aggiornamento". Et comme celui qu'ils croyaient être le gardien de la foi était là, ces Evêques ne pouvaient pas imaginer que c'était lui qui les entraînait dans l'erreur. Dans ces conditions, alors que la plupart des Pères conciliaires ont été abusés, il n'est pas chimérique de penser que certains aient pu l'être de bonne foi. De ce fait, ils ne seraient dans l'hérésie que matériellement et n'auraient encouru aucune censure.

4 Parmi les sacrifices les plus agréables au Seigneur pour qu'un ou des Evêques se lèvent, il y a surtout ceux que l'on s'impose pour assister à une Messe vraiment catholique, une Messe non souillée par la célébration « una cum l'imposteur ».

5 Dans la chapelle de Tours, après chaque Messe, le célébrant fait suivre les prières prescrites par le Pape Léon XIII d'une triple invocation que les fidèles répètent : « Mon Dieu, donnez-nous des prêtres. Mon Dieu donnez-nous des Evêques. Mon Dieu donnez-nous un Pape ». De plus, chaque mois, ils se cotisent pour faire célébrer une neuvaine de Messes à cette même intention.

Joyeux et saint Noël à tous !

Publié le par Clément LECUYER

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !

 

 

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Adeste fideles !  

Accourez, fidèles, joyeux, triomphants :
Venez, venez à Bethléem.
Voyez le roi des Anges qui vient de naître.
Venez, adorons,
Venez adorons le Seigneur.
Dociles à la voix céleste,
les bergers quittent leur troupeau
et s’empressent de visiter son humble berceau
Et nous aussi, hâtons-nous d’y porter nos pas.
Nous verrons celui qui est la splendeur éternelle du Père,
caché sous le voile d’une chair mortelle;
Nous verrons un Dieu enfant enveloppé de langes
Embrassons pieusement ce Dieu devenu pauvre pour nous
et couché sur la paille;
Quand il nous aime ainsi,
Comment ne pas l’aimer à notre tour ? 

 

Quelques musiques de Noel :

Cantate de Noël :

Adeste fideles :

Douce nuit :

Quand Jesus Naquit à Noël (à l'orgue) :

  

Publié dans Spiritualité

L'Immaculée Conception

Publié le par Clément LECUYER

"Vous êtes toute belle, ma bien-aimée, et il n'y a pas de tache en vous."
Tota pulchra es, amica mea, et macula non est in te. (Cant., cap. IV, v. 7.)

 

  Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX déclare solennellement l'immaculée conception de la Très Sainte Vierge Marie :
 "Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles." (Bulle Ineffabilis Deus)
Quelques citations
- Origène surnomme la Sainte Vierge "formée dans la grâce, pleine de grâce et n'ayant pas été atteinte du souffle pestilentiel de Satan" (Homilia IV, in Lucam). Ailleurs, il écrit que la Vierge Marie est la "Mère digne de Dieu, Mère Immaculée d'un Fils saint et Immaculé, l'unique Mère Immaculée; c'est un trésor dn Ciel, contenant les richesses de la Divinité, la sainteté la plus parfaite et la plus complète. Elle n'a point été trompée par les insinuations perfides du serpent infernal, ni infectée de son souffle venimeux". (Homil. I ex decem Homil. in diversa loca Nov. Test. In cap. I Matth.)

- Saint Ephrem, diacre d'Édesse, vers l'an 365, appelle la 'Vierge Marie Immaculée, très-Immaculée, nouveau don de Dieu, divin trône de Dieu, Reine toujours bénie, prix de la rançon d'Eve, source de grâce et d'immortalité, fontaine scellée de l'Esprit-Saint, très-divin Temple, siège de pureté pour la Majesté divine. Elle a, dit-il, écrasé la tête du perfide dragon; toujours elle a été intègre et Immaculée, tant du corps que de l'âme. Cette Vierge Mère de Dieu est intacte, entièrement pure, chaste, plus sainte que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que tous les autres Esprits célestes (Orat. ad S. Dei Matrem.Oratio exomologetica: Opera S. Ephrem Syri, edit. Romae, tom. III, pag. 545, 517, 548, 549.)

- Saint Epiphane, Archevêque de Salamine, en 370: "Dieu seul excepté, la brebis immaculée, la Mère de l'Agneau sans tache était plus belle en sa nature que les Chérubins, les Séraphins et toute l'armée des Anges." (In ultimo sermone de Nativitate Domini).

- Saint Ambroise (340-397), évêque de Milan et docteur de l’Eglise : "Marie, une Vierge non seulement incorrompue, mais une Vierge que la grâce a rendue inviolée, libre de toute trace de péché." (Commentaire du ps 118, 22, 30)

- Saint Cyrille d'Alexandrie, au V° siècle  : "Tous les hommes, excepté celui qui est né de la Vierge, excepté cette Vierge sacrée, naissent avec le péché originel." (In Evang. Juan., 1, VI, cap. 15. Opéra, Basileae, 1566.)

- Saint Augustin (354-420) écrit : "Ainsi donc, à l’exception de la sainte Vierge Marie, dont il ne saurait être question quand je traite du péché et dont je ne saurais mettre en doute la parfaite innocence, sans porter atteinte à l’honneur de Dieu ; car celle qui a mérité de concevoir et d’enfanter l’innocence même, le Verbe incarné, pouvait-elle ne pas recevoir toutes les grâces par lesquelles elle serait victorieuse de tout péché quel qu’il fût?" (De la nature et de la grâce, 42).

- Saint Thomas d'Aquin : "Tous les enfants d'Adam sont conçus en péché,  excepté la très pure et très digne Vierge Marie,  qui à été entièrement préservée de tout péché originel et véniel." (Anciennes éditions du commentaire du chapitre III° de l'Epitre de St Paul aux Galates, cité notamment par Saint Jean Eudes dans L’Enfance Admirable de la bienheureuse Vierge, 1676, t. 5)

- Saint Alphonse de Liguori : "Il convenait que Dieu la préservât de la faute originelle, puisqu’il la destinait à briser la tête du serpent infernal qui, en séduisant nos premiers parents, procura la mort à tous les hommes. Or, si Marie devait être la femme forte placée dans le monde pour vaincre Lucifer, il ne convenait pas assurément qu’elle fût d’abord vaincue par Lucifer et devînt son esclave : il est beaucoup plus conforme à la raison qu’elle fut exempte de toute tache et de tout assujettissement au démon." (Oeuvres complètes du Bienheureux Saint Alphonse-Marie De Liguori in Les Gloires de Marie, Premier discours)

Les miracles qui ont entouré la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception
La croyance à l'Immaculée Conception de Marie est appuyée sur de nombreux miracles. On peut penser, entre autres, à la vision prodigieuse et à la rapide propagation de la médaille miraculeuse à l'effigie de Marie conçue sans péché,, (suivant la demande de la sainte Vierge) révélée à Paris en 1830 par une religieuse, sainte Catherine Labouré ; médaille que les pieux fidèles portent comme une source permanente de grâces de tout genre, qu'ils ne cessent d'obtenir par l'intercession de la Mère de Dieu, vénérée, révérée et invoquée sous ce titre de Marie conçue sans péché.  Un des miracles que l'on accorde par exemple à la médaille miraculeuse est notamment la conversion à Rome dans l'église saint André, du juif Alphonse Ratisbonne au catholicisme après avoir porté une médaille miraculeuse (6 janvier 1842).
Bien sûr, nous ne pouvons pas ne pas parler ici de l'apparition et des miracles de Notre Dame à Lourdes.

"Que soy era immaculada councepciou"
"Je suis l'Immaculée Conception"
(25 mars 1858 en la fête de l'Annonciation)

 Là encore, des milliers de grâces abondent et des guérisons extraordinaires surviennent. Comment un incrédule devant ces faits peut-il continuer à rejeter devant ces faits cette vérité de foi qu'est l'Immaculée Conception ? Plus de 7.000 cas de guérisons inexpliquées ont été enregistrés à Lourdes depuis 1883 par les médecins (source : Le Figaro du 07/12/2011). Mais l'Eglise catholique n'en a formellement et solennellement déclaré miraculeuses que 67. Encore cette année, deux guérisons miraculeuses ont été déclarés par les médecins du Comité Médical International de Lourdes (C.M.I.L.).

 Que Notre Dame, l'Immaculée Conception, nous comble plus que jamais de ses grâces et qu'elle mène ou fasse revenir les agneaux égarés au bercail de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique !

Publié dans Spiritualité

Jusqu’où s’étend l’infaillibilité du magistère de l’Église ?

Publié le par Clément LECUYER

 Depuis des décennies, de nombreuses erreurs circulent ça et là concernant l'infaillibilité de l'Eglise et du Pape. Il est donc opportun de revenir de temps en temps sur ce sujet.  Voici ci-dessous un texte du R.P Liberatore   (1810-1892), jésuite, éminent collaborateur de La Civiltà cattolica, qui fut l’un des précurseurs du renouveau thomiste au XIX° siècle. Il fut consulté par le Pape Léon XIII en plusieurs occasions, notamment dans l’élaboration de l’encyclique Rerum novarum. Le Père Liberatore traite ici essentiellement de l'infaillibilité de l'Eglise mais rappelons que "le Pape jouit de la même infaillibilité que l'Eglise" (Constitution dogmatique Pastor Aeternus), ce qui est l'évidence même compte tenu du fait que le Pape confirme et n'est pas confirmé ; l'infaillibilité de l'Eglise hiérarchique repose sur celle du Pape.

« Il en est qui, soit ignorance, soit plutôt malice, prétendent que le magistère de l’Église n’est infaillible que lorsqu’il définit les dogmes révélés par Dieu ; ils disent que l’Église s’acquitte de ce magistère uniquement lorsque, par un jugement solennel, elle définit un point de foi ou de morale, soit au sein des Conciles, soit dans les décrets pontificaux. Ces affirmations sont toutes deux contraires à la vérité.
 D’abord le magistère de l’Église est double : l’un extraordinaire, l’autre ordinaire.
 Le premier est uniquement celui qui s’exerce par un jugement solennel, quand certains doutes ont surgi par rapport à l’intelligence des dogmes, ou bien encore à raison de quelque erreur pernicieuse menaçant la pureté de la croyance ou des mœurs.
 Mais le magistère ordinaire est celui qui s’exerce, sous la vigilance du Pape, par les pasteurs sacrés répandus dans le monde entier, soit par la parole écrite ou parlée dans les prédications et dans les catéchismes, soit par l’exercice du culte et des rites sacrés, soit par l’administration des sacrements et toutes les autres pratiques et manifestations de l’Église.
 Ces deux genres de magistères sont affirmés en termes exprès par le Concile du Vatican [Vatican I] : « On est tenu de croire, de foi divine et catholique, tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, et que l’Église, soit par un jugement solennel, soit par un enseignement ordinaire et universel, propose à notre croyance comme révélé de Dieu. »
 Prétendre que le fidèle n’est obligé de croire que ces vérités qui ont été l’objet d’une définition solennelle de l’Église, ce serait aboutir à dire qu’avant le Concile de Nicée il n’y avait pas d’obligation de croire à la divinité du Verbe ; ni à la présence réelle de Jésus-Christ en la sainte Eucharistie, avant la condamnation de Béranger.
 En second lieu, l’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, et généralement à tout ce qui est connexe avec eux, à tout ce qui est indispensable pour les conserver intacts et les protéger contre les attaques et les pièges de l’erreur. Sans cela, Dieu n’aurait pas pris des mesures suffisantes pour que les pasteurs sacrés fussent à même de préserver les fidèles contre les sources empoisonnées, il ne les aurait pas pourvus des moyens nécessaires pour garantir efficacement le dépôt de la foi qui leur est confié. » (R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888, p. 113 et ss.)

François n'aime pas l'Eglise catholique (2)

Publié le par Clément LECUYER

 Il y a trois jours, nous avons publié un premier extrait d'un article du journaliste vaticaniste Antonio Mastino sur Bergoglio. Voici queques autres extraits significatifs montrant à quel point ce triste personnage est indigne de la fonction papale qu'il ne peut détenir (du fait, entre autres, de ses hérésies):

 
"Il parle tout le temps d'argent: il en est obsédé... Il parcourt les journaux tous les jours, il lit de façon maniaque toutes les nouvelles qui le concernent, puis il souligne les articles, souvent des journaux anticléricaux, ceux qui montent des canulars sur les prêtres, ou au moins déforment ou exagèrent les histoires les concernant. Il les mémorise, les remanie, et ensuite les utilise (à des fins qui lui sont bien connues, et à moi aussi désormais). En faisant d'une non-nouvelle une donnée collective, d'une réalité artificielle et hypothétique un événement incontestable, endémique. C'est la dé-réalité d'un pontificat qui se joue tout entier sur les effets spéciaux et les jeux de miroirs médiatiques. Un festival des pires lieux communs de bar, projeté sur celui de Sainte Marthe.
[...] il y a quelques semaines, sans demander à personne, il a loué rien de moins que la Chapelle Sixtine, qui est l'Eglise des églises, à Porche, l'entreprise d'automobiles: afin qu'elle y tourne ses publicités commerciales.
 
  http://medias-presse.info/wp-content/uploads/2014/10/chapelle-sixtine-porsche.jpg

«Je voudrais une église plus pauvre», affirma-t-il au début du pontificat: comme d'habitude les bons sentiments (c'est à dire les démagogies crypto-marxistes) favorisent toujours les bonnes affaires. Comme ils le savent bien, ces derniers temps, à l'IOR et au Vatican, devenu le paradis des lobbies financiers étrangers - de cette petite banque pour les prêtres qu'elle était - grâce à Bergoglio et aux amis à qui il doit son élection.
[...]
Faudrait-il dire que, puisque le pape a promu dans sa cour un monseigneur dont l'unique gloire de son CV est ses coucheries, certifiées par la police lorsqu'il fut tabassé dans une sordide boîte gay, faudrait-il donc dire que le pape soutient la prostitution masculine? Ou bien, puisqu'il a appelé à Rome un prêtre espagnol non seulement ultra-progressiste mais aussi pornocrate - s'en vantant dans les journaux - devrions nous dire que tous au Vatican, à commencer par le pape, sont des vicieux?
Il faut dire que les prêtres voleurs, lorsqu'il y en a, sont tous affiliés dans les rangs les plus libéraux et progressistes du clergé, c'est à dire les plus grands sponsors du pape Bergoglio et de son culte.
Dans ma vie, et pendant longtemps, j'ai été le genre d'enfant de chœur à contrôler de près la paroisse et le curé, j'ai vu des curés comme le mien qui disait aux mariés: «les dépenses pour le mariage sont de 50 mille lires (25€), mais si vous ne les avez pas, ça ne fait rien». Un jour il écrivit sur le tronc à offrandes: «celui qui en a, qu'il en mette, celui qui n'en a pas, qu'il en prenne». C'était un prêtre fervent, marial, et conservateur en matière de mœurs. Un prêtre catholique comme la plupart, la majorité des bons prêtres. Mais que lui importe, à Bergoglio, qui déclare haïr toute idéologie, confondant même celle-ci avec la Doctrine, et montrant par-là que le premier à être idéologisé, c'est lui ?...
C'est le même pape élu par les cardinaux progressistes allemands, qu'il instrumentalise tout en se laissant instrumentaliser par eux qui ont fait du dieu Mammon et de la simonie leur principale divinité et leur unique sacrement: église parmi les plus riches et progressistes du monde, l'allemande, avec des millier de fonctionnaires et des prêtres qui gagnent jusqu'à 4 mille euros par mois et qui ont osé l'inosable?.
Comme je l'ai déjà écrit, l'ami Antonio Socci, lui aussi l'a répété hier dans sa page FB: "Argent et sacrements? Cher pape Bergoglio, veuillez contester les choquantes décisions des évêques allemands (comme le fit Ratzinger) au lieu de dénigrer nos curés. Celles-là sont la vraie honte"

François n'aime pas l'Eglise catholique

Publié le par Clément LECUYER

http://eucharistiemisericor.free.fr/images/281114_bergoglio.jpg A notre époque, chaque catholique sait qu'il doit se méfier comme de la peste des grands médias qui corrompent et manipulent les peuples crédules. Par conséquent, il n'y a rien d'étonnant que Bergoglio soit adulé par les médias ; et ce, dès le début de son "pontificat'. Pour autant, il arrive parfois que certains journalistes se détachent de la masse en présentant d'instructifs travaux. C'est ainsi qu'un journaliste au Vatican, Antonio Mastino, nous livre un portrait de Bergoglio qui est très éloigné de celui que les médias nous distillent depuis un an et demi.
Nous publierons cette semaine plusieurs extraits de sa tribune. En voici le premier :
 
 

Nous le savons : Il n'aime pas l'Eglise catholique comme elle est et comme elle était, il n'aime pas Rome, il n'aime pas nos coutumes, il déteste nos compatriotes évêques, il n'aime pas les religieuses cloîtrées (il a donc donné l'ordre de démanteler progressivement la clôture), il n'aime pas les trop dévots, il n'aime pas le catholicisme identitaire, il n'aime pas les messes en latin, il n'aime pas les luttes-marches-rosaires pro-life; pratiquement, il n'aime pas les catholiques. Il n'aime rien de rien sauf les extravagantes, superficielles idées libéral-pentecôtistes qu'il a dans la tête et qui ont déjà prouvé être en faillite; il aime le sentimentalisme, dans le sens proprement latino-américain, c'est à dire pas les sentiments mais leur représentation emphatique et théâtrale. Dans d'autres contextes on parlerait d'hypocrisie, si on ne savait pas que les sentimentalismes cachent des nerfs faibles plutôt qu'un bon cœur.
Mais surtout il n'aime pas les prêtres: le prêtre classique. Grandes accolades et bon ramadan aux imams, visites pastorales aux pasteurs évangéliques, baisers aux mains des rabbins, mais pour les prêtres catholiques que des coups de pieds dans les dents. Tous les matins! Et maintenant il les chasse même du restaurant de Sainte Marthe. Mamma mia, comme il les arrange chaque jour dès que le soleil se lève, dans ce qu'on fait passer pour des prêches et qui ne semblent parfois être que de la diffamation quotidienne, scientifique, systématique des prêtres qu'il devrait comme pontife encourager et protéger! Il les tiraille, les insulte, il se moque d'eux et les ridiculise devant tout le monde, les traite parfois de «pédophiles», de serviteurs idiots, de paillassons.
Il ne s'est incliné que devant deux prêtres, leur baisant littéralement mains et pieds: à cet entrepreneur du politiquement correct de gauche qu'est don Ciotti, et à un autre vieux prêtre de 90 ans connu pour son homosexualisme et pour avoir été le mégaphone de toutes les modes idéologico-cléricales du moment, du communisme au gender.

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