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25 articles avec clercs non una cum

Un général est tombé

Publié le par Clément LECUYER

 De nombreux prêtres en France et ailleurs dans le monde ont appelé à prier pour le repos de l'âme de l'abbé Cekada. Tous ont salué un véritable et grand combattant de la Foi. Bien que beaucoup aient déjà été amenés à lire quelques uns de ses travaux, peu connaissent son parcours.

 Né en 1951 en Californie, il a grandi pendant les années révolutionnaires des années 1960. Privilégié pour appartenir à la dernière génération élevée dans la vraie Foi catholique, il a été éduqué par les sœurs dominicaines et nourri spirituellement avec la messe chantée quotidienne. Cette foi le forma, l'inspira et exigea inévitablement de nombreux sacrifices, qu'il consentit volontiers pour l'Eglise et pour les âmes.

 A l'âge de 14 ans, il entra au séminaire préparatoire à Milwaukee et étudia également l'orgue et la composition musicale. Et, par la suite, c'est durant plus de quarante ans qu'il enseigna - en tant que professeur de séminaire - la musique, la liturgie, les psaumes et le droit canonique. [nécrologie de l'abbé Cekada : cliquez ICI]

 Sur son blog, Mgr Sanborn retrace en quelques mots la vie de ce vaillant et érudit prêtre. "Un général est tombé" écrit-il. Voici quelques extraits (traduits en français) de la publication de l'évêque américain que vous pouvez retrouver en intégralité sur son site In Veritate :

https://miro.medium.com/max/400/1*bDgbLXXqftW96dSBbIM2Dg.jpeg
Mgr Sanborn et l'abbé Cekada, en 2009

 C'est l'abbé Cekada qui m'a poussé à fonder le séminaire de la Sainte Trinité en 1995. Mgr Dolan avait été consacré en 1993, et il était temps d'organiser un lieu pour la formation des prêtres.

 

 J'ai dit à l'abbé Cekada que je ne pouvais pas faire le séminaire tout seul, car j'enseignais à l'époque dans notre école du Michigan. Il s'est donc porté volontaire pour venir une semaine par mois donner certains cours aux séminaristes. Il l'a fait fidèlement jusqu'en novembre 2019.

 

 En décembre, il a annulé son voyage, se plaignant de se sentir malade. Personne ne le savait alors, mais cette "maladie" était le début de ce qui allait lui être fatal. C'est en effet à cette époque qu'il commence à avoir une série de petits accidents vasculaires cérébraux qui finiront par lui coûter la vie.

 

 Le diagnostic de l'attaque n'a été posé qu'en janvier de cette année. Bien qu'il ait subi un ralentissement à cause de l'attaque, il était encore très maître de lui et attendait avec impatience une guérison complète. Il s'est progressivement amélioré. Nous étions tous très optimistes. Il a même fait des cours en ligne pour les séminaristes au printemps. Il a annoncé qu'il donnerait certainement des cours aux séminaristes pour le trimestre d'automne - ce qui aurait été le cas maintenant - mais Dieu avait d'autres plans pour lui.

 

 De juin à août, la situation s'est progressivement détériorée, jusqu'à ce qu'il soit finalement conduit à l'hôpital début septembre avec une nouvelle attaque. De plus, on soupçonnait le retour de son cancer. Il souffrait également de fibrillation auriculaire. Les médecins ont estimé qu'il était incurable et l'ont renvoyé chez lui. Il est mort quelques jours plus tard.

 

 Un ami de quarante-cinq ans

 J'ai rencontré l'abbé Cekada pour la première fois au printemps 1975, quelques mois avant mon ordination. Le séminariste de l'époque, Daniel Dolan, et moi-même avons voyagé d'Ecône à Fribourg, en Suisse, pour rencontrer le moine de l'époque, Anthony Cekada. Ils s'étaient déjà connus dans un monastère cistercien du Wisconsin. Daniel Dolan avait quitté les Cisterciens et s'était rendu à Ecône. Anthony Cekada y était resté et avait été envoyé à Fribourg pour y suivre une formation complémentaire.

 Le but de ce voyage était de convaincre Anthony Cekada de quitter les cisterciens conservateurs du Novus Ordo et de venir à Ecône. Cela a fonctionné. Anthony Cekada entre à Ecône en automne 1975 et est ordonné en juin 1977.

 Après son ordination par Mgr Lefebvre (photo), l'abbé Cekada a été envoyé à Armada, dans le Michigan, pour m'aider au séminaire. Il y est resté environ un an, puis il est allé à Oyster Bay Cove, dans une propriété de Long Island. De là, il a publié, avec le père Kelly et d'autres, une publication intitulée The Roman Catholic. J'étais en contact régulier avec le père Cekada pendant cette période, car j'étais censé contribuer au magazine.

 Les années 1976 à 1978 sont les années de la "ligne dure" de l'archevêque Lefebvre. En mai 1976, il est suspendu a divinis, ce qui signifie qu'il ne peut plus exercer légalement ses fonctions sacerdotales et épiscopales. Jusqu'à cette date, l'archevêque poursuivait une politique de réconciliation avec les modernistes du Vatican. En 1976, il fait volte-face et se met à juste titre en colère en pensant que, si les hérétiques modernistes avaient carte blanche dans la nouvelle religion de Paul VI, il serait puni.

 Ceux d'entre nous qui avaient vécu les horreurs des séminaires du Novus Ordo étaient, bien sûr, ravis de cette tournure des événements, car nous ne voulions aucun compromis avec les modernistes.

 Cependant, au cours de l'été 1978, Paul VI est mort et Wojtyla (Jean-Paul II) a été élu en octobre. Tout a alors changé pour Mgr Lefebvre, car il avait à nouveau l'espoir de se réconcilier avec les modernistes.

 Ce changement d'orientation a été le début de notre conflit avec l'archevêque. Au printemps 1983, les "Neuf" n'étaient plus avec Mgr Lefebvre : neuf prêtres américains de la Fraternité Saint-Pie X ont été mis à la porte parce qu'ils s'opposaient à des modifications préparatoires à l'absorption de la Fraternité par le Novus Ordo.

 Un combattant et un chercheur

 Tous ceux qui ont connu le P. Cekada savent qu'il était un combattant infatigable. Il n'a jamais été quelqu'un qui se laisse faire quand on le conteste, le contredit ou l'attaque. L'adversité ne le déprimait pas, elle le motivait.

 Dans ses batailles théologiques avec les autres, j'ai toujours remarqué que si vous étiez respectueux avec lui, il le serait en retour. C'était vrai même si vous n'étiez pas du tout d'accord avec lui.

  Le P. Cekada ne s'est jamais considéré comme un penseur profond, ni en philosophie ni en théologie, mais il était un excellent chercheur. Il prenait toujours la peine de trouver les sources originales des citations qui lui servaient d'arguments contre lui.

  Son chef-d'œuvre de recherche a été son livre, Work of Human Hands, qui a exposé l'ensemble du mouvement liturgique depuis son origine, en montrant comment, depuis 1948, il y a eu un processus progressif, sous la direction du franc-maçon Bugnini, pour détruire la liturgie romaine. Le point fort du père Cekada était la liturgie sacrée, et je me réjouis qu'il nous ait laissé ce livre, témoignage permanent d'accusation contre la nouvelle messe. C'est en effet son héritage, plus que tout autre chose.

 Un sens aigu de l'humour

 Le père Cekada est à la fois une figure dont on se souvient avec tendresse et qui nous manque cruellement pour son sens de l'humour. C'était la personne la plus vive d'esprit que j'ai jamais rencontrée. Il nous faisait tous rire, il nous illuminait dans ce problème sans fin et déprimant de l'Église.

 Un général est mort

  

 L'abbé Cekada peut dire avec saint Paul : "J'ai combattu le bon combat, j'ai fini ma course, j'ai gardé la foi" (II Timothée IV, 7). L'abbé a donné toute sa vie à la lutte contre le modernisme. Il a donné tout ce qu'il avait. Il a utilisé toutes ses capacités dans cet effort gargantuesque que nous entreprenons chaque jour pour défaire Vatican II et ses effets.

 Il m'est difficile de concevoir le mouvement traditionnel sans le Père Cekada. Ensemble, nous avons formé une bonne équipe, chacun contribuant à la préservation et à la défense de la foi catholique contre les assauts des modernistes. Nous avons également dû défendre nos positions contre les critiques de nos collègues traditionalistes de toutes tendances.

Sa disparition est, bien sûr, une source de grande tristesse pour nous, mais nous sommes réconfortés par les circonstances de son décès. Le père Cekada n'était pas un sot, et comme il se détériorait de mois en mois, je suis persuadé qu'il savait qu'il était en train de mourir. Cette prise de conscience lui a donné la merveilleuse opportunité de se préparer à la mort. Il était constamment assisté par Mgr Dolan et d'autres membres du clergé, tant pour ses besoins spirituels que matériels. Il est mort paisiblement en présence de sa famille et de ses amis proches.

 Bien que personne ne soit parfait, je pense que nous avons un espoir solide du salut éternel du père Cekada. Cependant, seul Dieu est son juge, et nous ne devrions jamais cesser de prier pour le repos de son âme. Même Saint Paul a dit : "Car je n'ai rien sur ma conscience ; mais par là je ne suis pas justifié ; mais celui qui me juge, c'est le Seigneur." (I Cor. IV, 4) Les prêtres font des fautes comme tout le monde, et ces fautes, si elles ne sont pas expiées dans cette vie, doivent l'être dans la prochaine, c'est-à-dire au Purgatoire.

  Séminaire de la Très Sainte Trinité

  Le père Cekada était très dévoué au séminaire, et il nous manquera beaucoup. Il était spécialiste dans les domaines du droit canonique et de la liturgie, ayant fait des années de recherche dans ces deux domaines. Nous qui sommes restés, nous devons maintenant remplir les blancs, et ce ne sera pas une tâche facile.

 Il s'intéressait particulièrement aux séminaristes, se faisant un devoir de se promener dehors avec chacun d'eux chaque fois qu'il venait. Pendant ses cours, il y avait souvent des éclats de rire. Il a toujours gardé ses cours intéressants en y insérant des remarques humoristiques. Le père Cekada plaisantait sur lui-même, disant que sa visite mensuelle au séminaire "était comme un cirque qui vient en ville". Les séminaristes l'aimaient, et il leur manquera terriblement.

 Une source d'inspiration pour les jeunes hommes

  Lorsque Notre Seigneur a quitté ce monde en montant au ciel, les anges ont dit aux Apôtres, qui étaient stupéfaits, de regarder le ciel : "Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel". C'est comme si on disait : "Il ne reviendra pas avant longtemps, très longtemps. Pourquoi regardez-vous le ciel vide comme s'il allait bientôt revenir ?"

 En d'autres termes, l'œuvre de Notre Seigneur sur la terre a été accomplie. Le travail de l'abbé Cekada est donc terminé, et il est parti dans un autre monde. Nous ne le reverrons pas avant le dernier jour.

 Tout comme les Apôtres ont donc dû mettre de côté leur joie pour la présence physique du Christ et ont dû donner leur vie à la construction de l'Église, nos jeunes hommes ne devraient pas passer beaucoup de temps à contempler la tombe du P. Cekada et à pleurer sur elle, mais plutôt chercher à poursuivre son œuvre en devenant prêtres, en devenant le grand combattant qu'il était, le grand chercheur, l'un des généraux dans notre lutte contre le modernisme.

 Si le P. Cekada pouvait nous dire quelque chose depuis sa tombe, je suis sûr qu'il inciterait les jeunes hommes à s'engager, à porter des armes spirituelles contre l'ennemi moderniste, à travailler sans relâche, comme il l'a fait pour la restauration de la vraie Foi.

Rev. Anthony Cekada, RIP (1951-2020)

Publié le par Clément LECUYER

 M. l'abbé Anthony Cekada, zélé prêtre, auteur et professeur de séminaire, est décédé dans sa résidence paroissiale à West Chester (Ohio). Cela a été annoncé il y a quelques instants sur Twitter par Mgr Daniel Dolan :

"Le P. Cekada est mort paisiblement ce matin, entouré de prière et bien fortifié par les sacrements de l'Église. Souvenez-vous de cette âme sacerdotale bonne et généreuse dans vos prières. Les funérailles sont prévues jeudi matin, avec la veillée mercredi soir." (source)

 L'abbé Cekada souffrait de complications après une série d'accidents vasculaires cérébraux. Des années plus tôt, il avait reçu un traitement contre le cancer. Il avait 69 ans.

 Ce billet n'est qu'une annonce de son décès, demandant à chacun d'offrir des prières pour le repos de son âme.

 Réquiem aetérnam dona ei, Dómine, et lux perpétua lúceat ei. Requiescat in pace. Amen.

L'abbé Cekada à l'article de la mort

Publié le par Clément LECUYER

 Image Grande épreuve pour nous tous : M. l'abbé Cekada, connu pour son zèle et sa science, a été de nouveau hospitalisé suite à un énième AVC qui, cette fois-ci, semblerait lui être fatal. Mgr Dolan invite les fidèles à prier pour lui :

" Le P. Cekada est mourant. Il semble inutile de le torturer avec d'autres procédures médicales. Mon objectif est qu'il puisse bénéficier maintenant d'une hospitalisation à domicile et qu'il soit assisté spirituellement. Merci de prier pour cela et pour la grâce suprême d'une bonne mort." (source)

Pour l'honneur et la dignité du sacerdoce

Publié le par Clément LECUYER

 Mon âme pleure de chagrin, relève-moi selon ta parole ! Eloigne de moi la voie du mensonge et accorde-moi la grâce de suivre ta loi ! (psaume 119). C'est le cœur bien lourd que nous revenons sur l'affaire de l'ordination de l'abbé de Coatparquet. En effet, de nouvelles informations nous sont parvenues et indiquent clairement que l'abbé de Coatparquet, ordonné de façon gravement illicite le 12 octobre, pourrait de temps à autre officier à la chapelle saint Pie V de Rennes, sans que les fidèles puissent en être informés préalablement. Le dimanche 27 octobre, voilà qu'il confessait avant la grande messe.

 

 Alors que, par cette ordination, le sacerdoce a été outrageusement attaqué, alors que les lois, la pratique de l'Eglise et les exhortations des papes ont été allégrement bafouées, tout catholique se doit de protester avec force ! Avec saint Bernard, nous sommes obligés de nous écrier :

 

"On déchire les lois sacrées de l'Eglise, et on lacère, ô douleur, la robe du Christ, et cela par le fait de ceux qui ont le devoir de la garder entière. Vos amis et vos proches, ô mon Dieu, se tournent contre vous et vous font face." (Lettre 216)

 

 Dans notre dossier, lu et validé par quatre prêtres non una cum, nous allons préciser les faits que nous avions abordés le mois dernier. Ensuite, nous démontrerons en quoi cette ordination a été réalisée à l'encontre des règles les plus sages et saintes de l'Eglise, puis nous répondrons aux quelques objections soulevées par Mgr Morello et par certains fidèles.

 Car Mgr Morello n'avait ni le pouvoir, ni le droit de dispenser son ordinand de suivre une formation dans un séminaire. Si, hélas, division il y a, la faute en revient à cet évêque qui s'est autorisé témérairement à profaner la législation catholique et  à piétiner la pratique de l'Eglise. L'histoire de l'Eglise est remplie de magnifiques exemples de catholiques ayant soulevé des montagnes pour rejoindre un séminaire, déjouant les persécutions, les représailles et les difficultés matérielles. 

 


Sommaire

 

Introduction

Le droit des laïcs

Sentimentalisme et faculté de jugement

Orphelins d'autorité

Rappel et chronologie des faits

L'ordinand

L'ordinateur

La législation de l'Eglise concernant l'élévation au sacerdoce

Réponse à une 1° objection : il n'y a plus de séminaire

Réponse à une 2° objection : les canons 972 et 1970

Préparation au sacerdoce : une grave et importante nécessité

Conséquences d'une non formation au sein d'un séminaire

Réponse à une nouvelle objection : ces lois ne peuvent plus s'appliquer

Epikie ? Dispense ? Impuissance ?

Ce que nous apprend l'Histoire

Conclusion

Réponse à quelques autres affirmations de Mgr Morello

 

> Pour télécharger et lire notre dossier pdf, cliquez ci-dessous (fichier édité le 02/12)

Prochainement un nouveau prêtre inapte au sacerdoce : non possumus !

Publié le par Clément LECUYER

 Nous avons appris il y a maintenant trois semaines qu'une ordination sacerdotale allait avoir lieu à Rennes : l'abbé de Coatparquet se verra conférer le sacrement d'ordre des mains de Mgr Morello, ce samedi 12 octobre. 

 Bien sûr une telle nouvelle devrait nous remplir de joie ! Mais hélas, cela ne peut être le cas. Cette nouvelle est source pour nous de légitimes et vives inquiétudes. Plus on en apprend, plus nous sommes forcés de constater que rien est conforme aux règles les plus élémentaires.

 Tout d'abord, le parcours de l'abbé de Coatparquet est pour le moins confus et brouillon. Le fait est que cela fait depuis 17 ans qu'il végète ça-et-là à la recherche d'un évêque acceptant de lui conférer les ordres. Passé par des séminaires de la Fraternité saint-Pierrre à Wigratzbad puis de l'Institut du Bon Pasteur (pendant un an), il a fini par rejoindre quelques années Mr. l'abbé Guépin à Nantes pour partir ensuite côtoyer un prêtre survivantiste, l'abbé Seigneur, le tout en séjournant de temps en temps au Trévoux, communauté religieuse rattachée à la FSSPX. Discrètement, il y a quelques mois, il a fait l'aller-retour en Argentine pour recevoir le sous-diaconat et le diaconat des mains de Mgr Morello.

 L'abbé de Coatparquet n'a donc été formé dans aucun séminaire, il n'a été soumis à aucun examen sérieux en bonne et due forme, il est donc clairement inapte à la prêtrise.  Les décrets du Concile de Trente prescrivent que “ceux qui doivent être ordonnés doivent vivre dans un séminaire et y être formés dans la discipline ecclésiastique, recevoir les Saints Ordres après avoir été convenablement jugés” (canon 972, 1). Et Pie XI d'avertir :

 "L’avenir du prêtre lui-même dépend de la formation qu’il aura reçue [dans un Séminaire]. Il est d’une suprême importance qu’après une solide formation classique, les futurs prêtres soient initiés et entraînés à la philosophie scolastique selon la méthode, la doctrine et les principes du Docteur angélique... Un seul prêtre bien formé vaut mieux qu’un grand nombre peu ou point préparés et sur lesquels l’Eglise ne peut guère compter, à supposer même qu’elle n’ait pas à pleurer sur eux" (Encyclique Ad Catholici Sacerdotii)

 Qui plus est, quelle est sa position sur la crise de l'Eglise ? Rien nous assure qu'il célèbrera la sainte messe non una cum. Selon des témoignages de fidèles ayant échangé avec lui, l'abbé de Coatparquet soutient la théorie fumeuse du survivantisme de l'hérétique Montini/Paul VI. Nous sommes en droit de penser qu'il célèbrera la Messe una cum Montini ! Nous ne pouvons accepter qu'un tel prêtre désserve les centres de Messes.

Résultat de recherche d'images pour "mgr morello" Quant à l'ordinateur, Mgr Morello, sa grave imprudence en la matière est consternante ! Il choisit, seul, de faire fi des commandements, recommandations et exhortations de l'Eglise. Connaissant à peine l'abbé de Coatparquet, il n'a même pris la peine de consulter Mr. l'abbé Guépin (jusqu'à il y a peu), foncièrement opposé à une telle ordination. La loi de l'Eglise est pourtant claire : Le canon  973  interdit à un évêque d'ordonner un candidat  inapte  canoniquement "sinon, non seulement il pèche très gravement mais il encourt également le péril de participer aux péchés d'autrui."  Nous l'exhortons à écouter les recommandations de saint Pie X :

"Quand le temps sera venu de promouvoir les jeunes candidats aux saints Ordres, ah !, n'oubliez pas ce qu'écrivait saint Paul à Timothée – N'impose précipitamment les mains à personne ; vous persuadant bien que, le plus souvent, tels seront ceux que vous admettrez au sacerdoce, et tels seront aussi dans la suite les fidèles confiés à leur sollicitude. Ne regardez donc aucun intérêt particulier, de quelque nature qu'il soit; mais ayez uniquement eu vue Dieu, l'Eglise, le bonheur éternel des Âmes afin d'éviter, comme nous en avertit l'Apôtre, de participer aux péchés d'autrui." (Encylique E Supremi Apostolatus du 4 octobre 1903)

  Et saint Jean Chrysostome de préciser :

"Ce n'est pas après une première, une seconde, une troisième épreuve, mais après une réflexion prolongée, après un minutieux examen que tu imposeras les mains" (Homil. 16 in Tim. Migne, PG. 62, 587.).

  Ce n'est pas la première fois que cet évêque provoque des turbulences en France. En 2015, nous avions fait le choix de rester discret sur le soutien aveugle, naïf (?) et têtu de cet évêque à la communauté installée en France du très douteux Père Ricardo Subirón. Malgré les solides preuves recueillies par Vigilantes Semper, Mgr Morello a persisté à soutenir cet imposteur, sacrilège et escroc Subirón, tout en réprimandant les fidèles qui osaient enquêter et dénoncer cet individu.

 Et pourtant, l'expérience nous montre qu'un prêtre non formé est une bombe à retardement. Lorsque l'explosion se produit, le scandale suit et les âmes sont détournées de la Messe traditionnelle. Mgr Morello en portera personnellement la responsabilité et répondra devant Dieu de sa conduite.

 Dans le domaine civil, une telle chose serait impensable : imagine-t-on qu'un individu se voit remettre un diplôme de médecine sans avoir suivi de formation dans une université de médecine, sans avoir exercé de stages d'internat, sans avoir passé d'examens ? La réponse va de soi. Pourquoi dans le domaine spirituel et religieux un individu n'ayant jamais passé d'examens, s'étant vu refouler de séminaires pourrait se faire tout de même ordonner prêtre ?

 Comme l'explique Mr l'abbé Cekada, la dignité de la prêtrise du Christ et le bien général de l'Eglise demandent à ce que les  laïcs catholiques refusent le ministère sacramentel de tels prêtres. Agir autrement donne crédibilité et respectabilité à ce qui ne mérite que mépris et condamnation, comme cela ressort clairement des mots terribles du Pape Pie XI :

Qu'ils tremblent donc pour eux-mêmes, ceux qui abordent le ministère sacré sans compétence ni formation; car le Seigneur ne laissera pas impunie leur ignorance, lui qui a proféré cette terrible menace : Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai à mon tour, et tu ne seras pas mon prêtre." (Lettre apostolique Unigenitus Dei Filius sur les études des religieux)

 Si le Seigneur Lui-même rejette l'inapte, le catholique ne peut pas faire moins – car la seule personne apte à célébrer la Messe tridentine est un véritable prêtre tridentin.

Nous nous tenons à ce qu'écrivait le vénéré Pape Pie XII :

"Soyez profondément persuadés que l'on ne peut être un instrument efficace pour l'Eglise si l'on ne s'est pas donné une culture proportionnée aux temps présents. Dans de nombreux cas ni l'ardeur de ses propres convictions, ni le zèle de la charité pour conquérir les âmes ne peuvent suffire. Le peuple a raison quand il réclame des prêtres 'saints et instruits'" (Texte posthume sur le sacerdoce préparé pour le 19 octobre 1958)

Devant une telle forfaiture, nous disons donc haut et fort : Non possumus !
 

>Edit du 10/10/19 : Lire notre deuxième communiqué :   Mgr Morello va-t-il s'opposer à Saint Pie X lui-même ?


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  Nous publions avec son accord le communiqué de Mr l'abbé Grossin et nous invitons les lecteurs à lire, s'ils ne l'ont pas encore fait, le dossier complet de Mr. l'abbé Cekada : Les Saint Ordres et l’inaptitude canonique.

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Un nouveau prêtre non formé et non tridentin

 

 Monsieur de Coatparquet sera ordonné prêtre le samedi 12 octobre 2019 dans la Chapelle Saint Pie V de Rennes par Monseigneur MORELLO. Il est prévu qu'il soit en poste à ABBARETZ (44) chez le Padre Rigoberto SANCHEZ.

 

 Je suis obligé encore de mettre en garde les fidèles contre ce nouveau prêtre incompétent car non formé dans un Séminaire selon les normes du Concile de Trente. Vous trouverez ci-joint un excellent article de monsieur l'abbé CEKADA sur les conditions catholiques pour former un futur prêtre digne de ce nom. Monsieur l'abbé CEKADA est professeur de Droit Canon au Séminaire de la Très Sainte Trinité, en Floride (USA), dont le directeur est Monseigneur SANBORN.

 

 Monsieur de Coatparquet a passé une seule année dans le Séminaire du Bon Pasteur (rallié) dont le Supérieur Général était monsieur l'abbé Philippe LAGUERIE et son bras droit monsieur l'abbé AULAGNIER. Ensuite, il a étudié tout seul dans sa chambre ses livres de théologie chez monsieur l'abbé GUEPIN à NANTES : pas de professeurs, pas d'examens, pas de vie de communauté. Ordonner un tel jeune homme, quelques soient ses qualités par ailleurs, est d'une imprudence et d'une impudence éhontées vis-à-vis des fidèles qui sont en droit d'attendre de leur prêtres qu'ils reçoivent la formation que veut l'Eglise selon le Concile de Trente, puisque nous avons deux Séminaires qui, sans être parfaits, ont le mérite d'exister ! Il y en a un en Italie (Turin) et un autre aux USA (Floride).

 

 Je vous demande donc de vous tenir à l'écart de tels prêtres incompétents afin de ne pas être mêlés à leurs désordres inévitables. Je profite de l'occasion pour dénoncer le scandale que Monseigneur MORELLO a causé en France en soutenant un faux évêque de PALMAR de TROYA (Espagne) Ricardo SUBIRON, lié à un trafic de drogue et d'armes. Non seulement cet évêque ne s'est jamais rétracté, mais il a admonesté violemment ceux qui ont eu la charité de dénoncer, preuves à l'appui, le loup dans la bergerie. Vous trouverez le dossier complet de cette affaire ici : https://vigilateetorate.wordpress.com/

 

 En vous écrivant cela, je sais que je serai critiqué. Je le fais par charité pour les fidèles qui ont besoin d'être protégés et avertis contre les faux prophètes et les mauvais pasteurs. Que ma charité ne soit pas comprise, peu me chaut ! J'aurai fait mon devoir. Je m'empresse d'ajouter que mon texte ne vise absolument pas monsieur l'abbé ROGER qui subit cette décision de Monseigneur MORELLO. D'ailleurs, sa seule réponse à mes objections est de faire confiance à Monseigneur MORELLO. Après l'affaire SUBIRON, on ne peut absolument pas faire confiance à ce prélat.

 

Bourbriac, le 07 octobre 2019

en la fête de Notre-Dame du Rosaire

Abbé Xavier GROSSIN

 

Quand de supposés "pasteurs" assassinent les âmes

Publié le par Clément LECUYER

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"Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." (Mt 10,16)

  Non possumus ! En ces temps troublés où de faux, douteux et/ou incompétents "pasteurs" sévissent avec le soutien scandaleux de catholiques bien imprudents et aveugles, il est plus que jamais d'actualité de se souvenir des points essentiels que Mr l'abbé CEKADA résume à la fin de son analyse sur le clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

1) La loi de l'Eglise oblige à ce que quiconque est ordonné à la prêtrise soit en possession de l'aptitude canonique (idoneitas canonica). Les deux principaux critères qui déterminent l'aptitude canonique d'un candidat à l'ordination sont :

a) la conduite vertueuse (mores congruentes),
b) les connaissances requises (debita scientia).

 Le système de séminaire établi par le Concile de Trente et prescrit par le droit canonique fournit aux candidats à l'ordination une formation spirituelle appropriée (à travers le règlement du séminaire, le programme journalier, une direction spirituelle régulière, l'observation et la correction, et l'évaluation professorale) et l'éducation ecclésiastique requise (connaissance et compréhension du Latin, deux ans de philosophie, quatre ans de théologie).

 Le système Tridentin garantit que les ordinands sont “convenablement jugés” (rite probati) sur une longue période de temps à la fois sur leur conduite et leurs connaissances, et qu'ils sont en effet canoniquement aptes à l'ordination.

 La législation et les déclarations papales ont constamment averti que ces obligations sont graves et
que les ignorer met les âmes de fidèles en danger. Un candidat qui n'a pas été “convenablement jugé” selon les normes légales sur sa vertu et ses connaissances est canoniquement inapte à la prêtrise.

2) Un évêque qui confère les ordres majeurs à un candidat canoniquement inapte commet un péché mortel (canon 973).

3)
Les ordres conférés par un évêque canoniquement inapte – un de ceux qui, parmi les Vieux Catholiques, les schismatiques brésiliens, la hiérarchie du Palmar de Troya et d'autres, n'ont pas l'éducation du séminaire requise – ne bénéficient pas de présomption de validité. En pratique, donc, les ordinations épiscopales ou sacerdotales issus de tels évêques doivent être considérés comme invalides.

4) Même si dans un cas particulier un candidat canoniquement inapte pourrait prouver que son ordination ou son sacre épiscopal était certainement valide, il serait toujours empêché d'exercer les ordres ainsi reçus, qu'ils aient été conférés par un prélat catholique ou un schismatique.

* * *

 La loi et la tradition de l'Eglise requièrent donc que leurs ministres soient formés et leurs vertus et connaissances évaluées avant de recevoir la dignité des Saints Ordres, et que l'inapte soit exclu.

 Un prêtre ou un évêque canoniquement inapte, même s'il peut avoir été ordonné validement, déshonore la prêtrise catholique et compromet le salut des âmes chaque fois qu'il monte à l'autel, entre au confessionnal, ou pire encore, coiffe une mitre et élève aux Saints Ordres encore plus d'ignorants et d'inaptes.

 La dignité de la prêtrise du Christ et le bien général de l'Eglise demande à ce que les laïcs catholiques refusent le ministère sacramentel de ces hommes et n'appuient pas leur apostolat. Agir autrement donne crédibilité et respectabilité à ce qui ne mérite que mépris et condamnation, comme cela ressort clairement des mots terribles du Pape Pie XI :

 

“Qu'ils tremblent donc pour eux - mêmes, ceux qui abordent le ministère sacré sans compétence ni formation; car le Seigneur ne laissera pas impunie leur ignorance, lui qui a proféré cette terrible menace : Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai à mon tour, et tu ne seras pas mon prêtre”.

 

 Si le Seigneur Lui-même rejette l'inapte, le catholique traditionnel ne peut pas faire moins – car la seule personne apte à célébrer la Messe tridentine est un véritable prêtre tridentin.

Les saints Ordres et l'inaptitude canonique

Publié le par Clément LECUYER


"L’avenir du prêtre lui-même dépend de la formation qu’il aura reçue [dans un Séminaire]. Il est d’une suprême importance qu’après une solide formation classique, les futurs prêtres soient initiés et entraînés à la philosophie scolastique selon la méthode, la doctrine et les principes du Docteur angélique... Un seul prêtre bien formé vaut mieux qu’un grand nombre peu ou point préparés et sur lesquels l’Eglise ne peut guère compter, à supposer même qu’elle n’ait pas à pleurer sur eux"
(Pie XI - Encyclique Ad Catholici Sacerdotii)

 Cela va bientôt faire une cinquantaine d'années que les instances de l'Eglise sont occupées par des loups déguisés en agneaux. Le tremblement de terre de Vatican II a ébranlé l'Eglise ; plus le temps avance, plus les ruines s'étendent. La lumière que prodiguait autrefois Rome a fait place aux ténèbres.

 Conséquence logique de ce cataclysme : les rares survivants fidèles à Notre-Seigneur, démunis de chefs,  tentent chacun, tant bien que de mal, à voir clair dans ces ténèbres. Hélas, combien réussisent à rester dans le droit chemin ?

 C'est ainsi qu'en France ou ailleurs, nous assistons à un phénomène étrange et  véritablement inquiétant : certains fidèles, par curiosité au départ, se mettent à fréquenter puis soutenir des prêtres/évêques (?) et des communautés ayant un passé pour le moins douteux.

 Nous voyons donc des individus, démunis de tout discernement, administrer les sacrements en n'ayant jamais reçu de formation doctrinale dans un séminaire sérieux. Certains n'ont jamais terminé les études ecclésiastiques requises (latin, philosophie, théologie), d'autres ont côtoyé des groupuscules (si ce n'est des sectes) pour le moins bizarres, s'y sont fait ordonnés, sacrés, parfois les deux en l'espace de quelques jours (on peut penser à la secte espagnole de Palmar avec comme fondateur un déséquilibré ordonné et sacré du jour au lendemain sans aucune formation, qui, avant de s'autoproclamer "pape", avait déjà publiquement une conduite pour le moins pathologique dès les années 1968).

 Comme le témoigne l'abbé Anthony CEKADA, connu pour ses études théologiques, on voit apparaître ce genre de personnages s'installer pour célébrer la Messe tridentine, prétendant être prêtre ou évêque catholique, ayant été ordonné ou consacré lui aussi par un “évêque” non formé ayant des connexions avec les Vieux Catholiques, l'Eglise Apostolique Brésilienne, Palmar de Troya ou autre.

 Il est évident que toutes ces personnes devront personnellement rendre compte de leurs fautes et de leurs imprudences devant Dieu. "Malheur au prêtre qui ne sait pas tenir son rang et qui souille par ses infidélités le nom du Dieu saint à qui il doit être consacré !" s'exclamait saint Pie X (Exhortation apostoliqueHaerent animo).

 Hélas, tout cela engendre des catastrophes auprès des âmes. Il est bien connu qu'un aveugle ne peut pas guider des borgnes ! En paraphrasant saint Grégoire le Grand, si l’on veut bâtir une maison, on ne fait pas supporter tout le poids de l’édifice à des bois pourris ou qui viennent à peine d'être coupés dans la forêt. 

 Peut-on fréquenter des prêtres (?), évêques (?) n'ayant pas eu de formation dans un Séminaire ? ayant cotoyé des sectes  ? ayant publiquement commis de graves péchés contre la vertu ? En tenant compte du droit canon et de la théologie, non ! Aucune collaboration, ni de loin ni de près, avec ces gens-là, peu importe leurs vertus personnelles.

 Il est nécessaire et primordial d'avoir les idées claires concernant toutes ces questions. Nous incitons donc tous les lecteurs à lire le très instructif dossier de Mr l'abbé Cekada, théologien, se rapportant à ce grave problème du clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

Non formé et non tridentin : les saints Ordres et l'inaptitude canonique
(cliquer sur le lien)

 Prions Notre Dame du Rosaire, elle qui terrasse l'erreur, de nous aider à toujours voir clair et à rester fidèles !

Père Gaillard : nous sommes exilés dans une terre étrangère

Publié le par Clément LECUYER

Rennes - L'église Saint-Pie-V."Nous avons dû nous éloigner des églises de notre jeunesse, où nous avons appris à connaître, aimer, louer et servir Dieu. Et nous avons dû chercher refuge dans des édifices de fortune.

Oui, nous sommes de fait dans une terre étrangère, plus étrangère que n'était Babylone pour les juifs exilés ! Car au moins on invitait ces derniers à chanter des hymnes de Sion.

Si nous entrions dans nos églises paroissiales, ces églises construites par nos pères, il nous serait absolument refusé de rendre le vrai culte au vrai Dieu, avec la vraie Messe, les vrais sacrements... il nous serait refusé d'exprimer notre vraie foi avec nos processions au Saint Sacrement et nos chants de louange à la Vierge Marie." (R.P. Julien GAILLARD lors de son jubilé sacerdotal, 17 mai 1992)

 Ancien missionnaire des Missions Africaines au Dahomey, curé honoraire de St-Paul de Ouidah (Bénin), desservant de la Chapelle Saint-Pie V de RENNES (1974-2003). Son successeur est Mr l'abbé Gilles Roger.
 Né à Vitré en Bretagne le 24 août 1914, pieusement décédé le 8 avril 2005 à Saint-Aubin des Châteaux dans sa 63° année de son sacerdoce et inhumé à Vitré (cimetière de Saint-Martin).

Pie Jesu Domine
dona ei requiem sempiternam !

La religion conciliaire disparaîtra

Publié le par Clément LECUYER

 "Restez fermes dans la foi. Répétez souvent votre acte de Foi, qui résume si bien le contenu de la Foi. La Foi catholique ne change jamais. Elle est celle de la très Sainte Vierge Marie, celle des apôtres, celle des martyrs, celle de tous les saints. Jusqu’à Vatican II, elle n’a jamais varié car Dieu et Son Église ne peuvent ni se tromper, ni nous tromper. Elle est résumée dans le catéchisme et si vous avez un doute, reportez-vous au catéchisme de toujours. Croyez et faites ce qui a toujours été cru et fait. Refusez toutes les nouveautés de Vatican II qui a imposé une nouvelle religion qui n’est plus la religion catholique. Cette religion conciliaire disparaîtra." (Abbé Joseph Vérité †, Pâques 2010)

Petit résumé de la vie du R.P Noël BARBARA

Publié le par Clément LECUYER

  A la question  "Comment vous appelez-vous?", il répondait avec humour : "Le père Noël". Oui, c’était le Père Noël Barbara au tempérament combatif, jovial et apprécié de tous, né le 25 décembre 1910. Il sera rappelé à Dieu le 10 Octobre 2002, après 64 ans de Sacerdoce. Pensons à prier pour lui...

 D’origine Pied-noir, il fut ordonné le 26 juin 1938. Il fut un des pionniers de la vraie Résistance catholique contre le tsunami du modernisme conciliaire.

 Dans ce dossier PDF  de sept pages, nous vous proposons de retrouver le résumé de sa vie consacrée à la défense de la religion catholique, pure et vierge de toute souillure. Vaillant pourfendeur de l'hérésie et du libéralisme, avocat de la sainte Messe traditionnelle, il tenta vainement de convaincre Mgr Lefebvre à déclarer publiquement la position Sede Vacante.

 Il a vécu dans une période apocalyptique pour l'Eglise où les justifications théologiques de la défense de la Foi se mettaient en place. Par sa persévérance et son humilité il est arrivé à trouver les bons arguments, et avec saint Paul, il aurait pu dire "j’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la Foi" (II. Timothée, 4) 

 Dans ce grand combat de l’Eglise qui se prolonge encore, le Père Barbara est pour nous un exemple, il nous montre que l’étude est une force, les arguments de la foi une épée, l’intransigeance un bouclier, et que la charité et l’humilité mènent à la victoire.

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"Dès lors, tous comprendront qu'ils s'appliquent à nous les termes de l'Apôtre : "Tenus pour imposteurs, et pourtant véridiques ; pour gens obscurs nous pourtant si connus ; pour gens qui vont mourir, nous qui sommes vivants... pour affligés, nous qui sommes toujours joyeux... comme ne possédant rien, nous qui possédons tout" ( II Cor I, 9-10). Et en effet, nous sommes véridiques, puisque nous ne voulons d'autre doctrine que celle de l'Eglise sainte, la seule vraie par excellence. Nous sommes vivants, car malgré la dépense d'efforts de tous ceux qui nous haïssent, nous existons encore, nous tenons, par la grâce de Dieu. Nous sommes joyeux, parce que notre conscience est dans la paix, et que notre intelligence est comblée : plus nous allons, plus nous voyons que ce que nous professons est bien conforme à la vérité définie. Pour nous tout est simple. Pour eux, tout est compliqué, obligés qu'ils sont aux acrobaties de l'esprit par lesquelles ils se trompent eux-mêmes. Nous possédons tout, parce qu'en servant le Seigneur et son Eglise, nous avons déjà notre récompense." (Extrait de Ecône point final

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