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2 articles avec droit canon

Pour l'honneur et la dignité du sacerdoce

Publié le par Clément LECUYER

 Mon âme pleure de chagrin, relève-moi selon ta parole ! Eloigne de moi la voie du mensonge et accorde-moi la grâce de suivre ta loi ! (psaume 119). C'est le cœur bien lourd que nous revenons sur l'affaire de l'ordination de l'abbé de Coatparquet. En effet, de nouvelles informations nous sont parvenues et indiquent clairement que l'abbé de Coatparquet, ordonné de façon gravement illicite le 12 octobre, pourrait de temps à autre officier à la chapelle saint Pie V de Rennes, sans que les fidèles puissent en être informés préalablement. Le dimanche 27 octobre, voilà qu'il confessait avant la grande messe.

 

 Alors que, par cette ordination, le sacerdoce a été outrageusement attaqué, alors que les lois, la pratique de l'Eglise et les exhortations des papes ont été allégrement bafouées, tout catholique se doit de protester avec force ! Avec saint Bernard, nous sommes obligés de nous écrier :

 

"On déchire les lois sacrées de l'Eglise, et on lacère, ô douleur, la robe du Christ, et cela par le fait de ceux qui ont le devoir de la garder entière. Vos amis et vos proches, ô mon Dieu, se tournent contre vous et vous font face." (Lettre 216)

 

 Dans notre dossier, lu et validé par quatre prêtres non una cum, nous allons préciser les faits que nous avions abordés le mois dernier. Ensuite, nous démontrerons en quoi cette ordination a été réalisée à l'encontre des règles les plus sages et saintes de l'Eglise, puis nous répondrons aux quelques objections soulevées par Mgr Morello et par certains fidèles.

 Car Mgr Morello n'avait ni le pouvoir, ni le droit de dispenser son ordinand de suivre une formation dans un séminaire. Si, hélas, division il y a, la faute en revient à cet évêque qui s'est autorisé témérairement à profaner la législation catholique et  à piétiner la pratique de l'Eglise. L'histoire de l'Eglise est remplie de magnifiques exemples de catholiques ayant soulevé des montagnes pour rejoindre un séminaire, déjouant les persécutions, les représailles et les difficultés matérielles. 

 


Sommaire

 

Introduction

Le droit des laïcs

Sentimentalisme et faculté de jugement

Orphelins d'autorité

Rappel et chronologie des faits

L'ordinand

L'ordinateur

La législation de l'Eglise concernant l'élévation au sacerdoce

Réponse à une 1° objection : il n'y a plus de séminaire

Réponse à une 2° objection : les canons 972 et 1970

Préparation au sacerdoce : une grave et importante nécessité

Conséquences d'une non formation au sein d'un séminaire

Réponse à une nouvelle objection : ces lois ne peuvent plus s'appliquer

Epikie ? Dispense ? Impuissance ?

Ce que nous apprend l'Histoire

Conclusion

Réponse à quelques autres affirmations de Mgr Morello

 

> Pour télécharger et lire notre dossier pdf, cliquez ci-dessous (fichier édité le 02/12)

Droit canon et bon sens

Publié le par Clément LECUYER

Pourquoi les catholiques traditionalistes ne sont pas « hors-la-loi »
Abbé Anthony CEKADA

Traduit de l'anglais. Texte source disponible sur sggressources.org

 LE DIOCÈSE TYPIQUE, de nos jours, est le théâtre de toutes sortes de folie dangereuse. Les prêtres attaquent des enseignements Catholiques définis concernant la foi et la morale. Des soeurs font pression pour obtenir l'ordination des femmes. Des 'messes' sont célébrées avec des marionnettes, des ballons, des clowns et de la danse. Le séminaire quasi-vide et l'université nominalement Catholique sont des foyers de subversion religieuse.

 De temps en temps, cependant, les hommes responsables de cet état de choses s'arrêtent un peu. L'évêque diocésain ou un fonctionnaire suppose un air sérieux et émet un avertissement solennel : Il y a une chapelle dans notre diocèse, dit-il, où un prêtre offre la messe traditionnelle en latin. C'est illicite et cela viole le droit canon, alors méfiez-vous !

 Sur le revers de la même médaille, il y a toujours eu quelques personnes dans le mouvement traditionnel qui s'opposent avec véhémence à la Nouvelle Messe et à Vatican II, mais qui condamnent néanmoins tous (ou la plupart) des prêtres catholiques ou chapelles traditionalistes comme "illicites" ou "contre le droit canon". 

 Typiquement, quelque laïc avec une hache à moudre va mettre la main sur une paraphrase anglaise [ou française, note du traducteur] du Code de droit canonique (le texte officiel n'existe qu'en latin), et, comme un protestant tenant une bible, traitera sa découverte comme une source pratique pour des "textes preuves" qu'il peut utiliser pour rejeter tout le monde dans le mouvement traditionnel comme "non-catholique". Il n'a pas idée que, comme avec la Sainte Écriture, il y a des principes et des règles autoritaires qui doivent être suivies pour appliquer les indications du Code. Et tandis que le soi-disant canoniste répand ses articles condamnant tout le monde de ne pas adhérer littéralement aux canons, il ne se rend jamais compte que son propre projet est également "illicite" - puisque ses écrits ne portent pas l'imprimatur officiel requis par le Canon 1385.

 Dans les deux cas - déclarations de l'établissement moderniste ou polémiques de soi-disant canonistes laïcs – les catholiques qui vont à la messe traditionnelle trouvent parfois ces accusations troublantes. Les bons catholiques, nous le savons, doivent essayer de respecter la loi. Ce que nous faisons va-t-il vraiment contre le droit canon, ou est-ce illicite de quelque manière, et donc est-ce mauvais ?

 Le bon sens nous dit que la réponse est non. Le sacrilège et l'erreur doctrinale abondent. Il ne semble guère raisonnable que les milliers de règles destinées pour des temps ordinaires dans l'Église s'appliqueraient encore tous face à une telle situation extraordinaire.

 La plupart des laïcs dans le mouvement traditionnel adoptent instinctivement cette approche du bon sens. Sans s'en rendre compte, ils ont mis en pratique un principe de bon sens que les canonistes catholiques (experts en droit canon) ont toujours utilisé dans l'application du droit canon : le principe de l'épikie.

 L'épikie (on pourrait aussi l'appeler "l'équité") reconnaît que suivre la lettre de la loi de l'Église peut, dans certaines situations exceptionnelles, être à la fois dangereux et erroné. Les Catholiques traditionalistes qui comprennent comment l'épikie est appliquée seront bien préparés pour expliquer pourquoi leur plan d'action est bon.

 Ici, nous allons examiner:

(1) Le but de la loi de l'église, et le principe d'épikie.
(2) Comment l'épikie s'applique à la situation des prêtres et des chapelles Catholiques

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