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9 articles avec propheties de la situation actuelle de l'eglise

L'abomination de la désolation dans le lieu saint

Publié le par Clément LECUYER

 Dans l'évangile du dernier dimanche de l'année liturgique, nous avons pu lire le sombre avertissement de Notre-Seigneur :  "Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne. Alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes." (Matthieu XXIV, 15-16)


 L'abomination de la désolation dans le lieu saint ?! A quoi se rapporte cette prophétie divine ? De nombreuses interprétations ont été proposées par certains saints et théologiens. L'abbé Zins, diacre, qui a longuement étudié cette thématique fait remarquer qu'il peut y avoir jusqu'à six sens à donner à cet avertissement :
 

 Historique et littéral :

- Ayant trait à la destruction de Jérusalem ; arrivée des armées romaines établissant leur emblème idolâtre dans le Temple de Jérusalem...
- Une idole dans l'église, vénérée comme si c'était le vrai Dieu ; réunion d'Assise : Bouddha sur l’autel et le Tabernacle ;
- l'idolâtrie : . par des "fidèles" ; . par des "prêtres".

 Moral :

- dépravation des mœurs (dans les âmes et cœurs), avec la bénédiction des gouvernements et de la majorité des populations et même de prêtres ;
- avortement : en les privant du Baptême.. espèce d’abomination dans un lieu saint (âme) qui devait être sanctifié par la grâce ;
- les âmes baptisées ayant reçu le don de la foi et qui plus tard ont trafiqué avec l’erreur. Perdant ainsi l’intégrité de la foi, ces baptisés sont devenus les temples du démon et ont chassé Dieu de la maison ;
- prêtres .. appelés par Dieu d’une manière spéciale pour le représenter et par leur vie sainte rapprocher les âmes de son cœur.. aujourd’hui des temples où l’abomination et la désolation règnent en maître.. ont renié leur Seigneur et Maître, l’ont vendu, pour adorer un autre dieu (l’homme), devenus les suppôts de Satan, des antéchrists, ont profané le saint nom de Dieu, voué leurs âmes aux mensonges, entraînant les petites brebis du Seigneur acquis aux prix de son sang dans l’erreur et le mensonge ;
- dans une église : profanation : - par un simple usage profane, - par le péché (mœurs...) ; prostitution "sacrée" pour une idole.

 Spirituel :

- nouvelle “messe” a profané le Lieu Saint (les églises) ; Nouvel Ordo Missae est une abomination dressée dans le Lieu Saint… culte idolâtrique, parce qu'invalide et sacrilège ;

- le Siège de Pierre usurpé par des imposteurs, la Ville Sainte tombée aux mains des impies, la Chaire de Vérité, occupée par l'abomination de l'hérésie ; là où le siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la vérité fut établie comme une lumière pour les nations, là ils ont posé le trône d’abomination de leur impiété ;

- la dénaturation des Saintes Écritures : Sainteté même, puisqu'elles sont la parole de Dieu, les hérétiques les ont dénaturées au point de proclamer comme contenu en Elle des hérésies (DH).
- l'Homme d'iniquité ; celui qui s'élèvera en temple de Dieu, cet homme sera de par sa nature même une abomination ;

- parmi les baptisés dans l'Eglise catholique :
. l'idolâtrie du monde, préféré à Dieu ("nous avons le culte de l'homme", Montini) ;
. la "profanation" de la doctrine chrétienne : l'hérésie directe contre le Christ : négation de sa divinité etc. ; les deux à la fois : l'éros divin de Ratzinger ;

- la profanation des sacrements, à commencer par l'Eucharistie. C'est la "messe" vaine, vide ; la disparition des vrais sacrements valides, remplacés par des simulacres à la fois idolâtriques et profanateurs.
- la secte babélienne qui au sein même du Temple a le culte de l'Homme Profane.
- l'adoration du Prince de ce Monde (l'abomination), par ceux qui se disent membres de l'Eglise Catholique (le Lieu Saint), la réduisant ainsi visiblement à rien (la désolation).
- l'usurpation des attributs visibles de l'Eglise Catholique, fondée par Notre Seigneur, au profit d'une entité (par exemple la secte conciliaire) faisant mine d'adorer Dieu, mais étant de coeur à l'opposé permettant ainsi l'union en son sein de l'ensemble des sectes afin que le Prince de ce Monde puisse, en usurpant la gloire de Dieu, être adoré par tous et en tout lieu.

Synthèse analytique :

 Abomination = idole ; idolâtrie ; profanation; dépravation des mœurs ; avortement ; hérésie ; dénaturation des Saintes Écritures ; nouvelle “messe” ; profanation des sacrements ; usurpation des attributs visibles de l'Eglise; usurpation de la Chaire de Pierre ; secte babélienne ; l'Homme d'iniquité ; l'adoration du Prince de ce Monde.

 Lieu Saint = Temple de Jérusalem ; église ; âmes baptisées ; Prêtres ; l'Eglise Catholique ; Saintes Écritures ; la doctrine chrétienne ; Siège de Pierre, Ville Sainte, Chaire de Vérité.

 

 Saint Jérôme, (347-420), Père et docteur de l'Eglise  :

"L'abomination désigne , selon l'Ecriture dans l'Ancien Testament, l'idole... Neuvième leçon. On peut entendre l’abomination de la désolation comme la perversion de tout le dogme. Quand nous la verrons se tenir dans le lieu saint, c’est-à-dire dans l’Église, et se faire passer pour Dieu, nous devrons fuir de la Judée vers les montagnes, c’est-à-dire abandonner la lettre qui tue et l’erreur judaïque, nous approcher des montagnes éternelles d’où Dieu répand son admirable lumière et nous tenir sur le toit et sur la terrasse où les traits enflammés du diable ne peuvent parvenir, ne pas descendre ni prendre quoi que ce soit de la maison de notre ancienne vie ni chercher ce qui est derrière nous, mais bien plutôt semer dans le champ des Écritures spirituelles afin d’en recueillir des fruits, et ne pas emporter une seconde tunique, qu’il n’est pas permis aux Apôtres de posséder."

  Saint Jean Chrysostome ( - 407), évêque de Constantinople et Docteur de l'Église parlait lui aussi d'une "...  statue [d'une idole] placée dans le temple." (hom. 76 in Mt). 

 

 Saint Vincent Ferrier (1350-1419) :

 

"Le Pape légitime est le père universel des Chrétiens, et l'Eglise en est la Mère. Aussi, en prêtant obéissance à quelqu'un qui n'est pas pape et en lui attribuant les honneurs papaux, on transgresse le premier précepte de la première table, en lequel il est ordonné : Tu n'auras point de dieux étrangers, ni d'idole...(Deut.5,7). Or, qu'est-ce qu'un faux pape sinon un dieu étranger en ce monde, une idole, une statue, une image ou représentation fictive du Christ ?" (Traité du schisme moderne, P. Ch.3; Ed. BAC : San Vicente Ferrer, Biografia y escritos, Madrid 1956)


  Guillaume Von Hazel, auteur du livre Mystères de la Révolution nous propose une intéressante synthèse, sur le site Fide catholica. Nous nous permettons de la reprendre, en partie, dans les lignes suivantes.

 L’abomination dans le lieu saint par la venue de l’antéchrist désigne précisément trois choses selon l’exégèse traditionnelle

  L’abomination dans le lieu saint est un phénomène indissociable de la personne de  l’antéchrist et du phénomène de grande apostasie qui arrivera dans les temps antéchristiques.

"Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il faut que l’apostasie arrive auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant lui-même passer pour Dieu" – 2 Thessaloniciens 2 ; 3-4

 Or, selon l’exégèse catholique traditionnelle, l’antéchrist, celui qui s’élève au-dessus de Dieu et qui s’assoit dans le Temple de Dieu, se caractérise sous trois formes :

  • Une fausse église : parce que l’Eglise catholique est le Corps Mystique du Christ, le diable cherche à susciter une imitation, une contrefaçon, qu’on peut appeler corps mystique de l’antéchrist.
  • Un faux pape : car le diable doit nécessairement placer un vicaire pour diriger le corps mystique de l’Antéchrist. Ce ou ces faux papes sont généralement désignés comme les faux pasteurs par les exégètes, suivant Matthieu 24.
  • Des faux sacrements et une fausse religion : car pour que la tromperie soit complète, il faut évidemment une fausse religion, de faux sacrements et une fausse liturgie, imitant tout ce qui est propre à l’Eglise.

 C’est ce que rappelle et synthétise le Révérend Sylvester Berry (1879-1954), grand exégète et professeur de séminaire, dans son commentaire de saint Matthieu XXIV :

"Les prophéties du Livre de l’Apocalypse montrent que Satan cherchera à imiter l’Eglise du Christ afin de tromper l’humanité. Il érigera une église de Satan en opposition à l’Eglise du Christ. L’Antéchrist s’y présentera dans le rôle du messie, le faux prophète se présentera sous l’apparence d’un pape et l’on verra alors apparaître des imitations des Sacrements de l’Eglise. On verra aussi des prodiges trompeurs, en imitation des véritables miracles de l’Eglise. (The Church of Christ : An Apologetic and Dogmatic Treatise, 1927, p.119)

 

 
Un faux pape rendant un culte à une idole au sein même de la Basilique saint Pierre !
En octobre 2019, lors du synode d'Amazonie, des idoles païennes sont exposées au cœur du Vatican, une déesse est portée en procession et des cérémonies sorcières ont été organisées, tout cela sous le regard bienveillant de Bergoglio.

 

 Nous savons avec certitude que les "papes" de Vatican II, à cause des nombreuses hérésies qu’ils ont enseigné, sont des hérétiques publics et manifestes. De ce fait, suivant l’enseignement du Magistère de l’Eglise, ils ne sont pas les chefs d’un corps dont ils ne sont plus membres. Il en va de même pour la hiérarchie de prélats modernistes qui les ont suivis avec zèle dans leur apostasie. Il en résulte que l’entité dont ils sont chefs, n’est pas et ne peut pas être l’Eglise catholique, mais une secte étrangère, et croyons nous, ce fameux corps mystique de l’antéchrist. Pour affirmer une si grave certitude, nous nous fondons sur l’enseignement pur et simple de la théologie dogmatique et du droit canon, et plus encore, sur l’enseignement du Magistère. En particulier, nous nous fondons sur la bulle du Pape Paul IV, Cum Ex Apostolatus Officio. Dans cette bulle, cet illustre pape enseigne explicitement que l'élection à la papauté de tout prélat ayant préalablement dévié de la foi, devait être considéré comme nulle et invalide,  sans qu’aucune déclaration ne soit nécessaire de la part de quiconque. De façon stupéfiante, ce pape justifie explicitement cet enseignement, pour empêcher la catastrophe de la prophétie de Daniel concernant l’abomination dans le lieu saint et l’antéchrist. De fait, le pape Paul VI assimile explicitement l’abomination dans le lieu saint à un faux pape qui usurperait la charge pontificale :

"Et, pour que Nous puissions ne jamais voir dans le Lieu-Saint l’abomination de la désolation prédite par le prophète Daniel, Nous voulons, autant que Nous le pourrons avec l’aide de Dieu et selon notre charge Pastorale, capturer les renards occupés à saccager la Vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas sembler être comme les chiens muets, impuissants à aboyer, pour ne pas Nous perdre avec les mauvais serviteurs et ne pas être assimilé à un mercenaire."

 Il s’agit donc là d’une interprétation infaillible des passages de la Sainte Ecriture que nous avons lus plus haut, ainsi qu’une confirmation infaillible de l’exégèse catholique traditionnelle sur la question.

 Plus que jamais, recourons à saint Michel Archange et utilisons la puissante et merveilleuse arme de l'exorcisme contre Satan et les anges apostats, publié pour les fidèles du monde entier par l'ordre du pape Léon XIII. Vade Satana, inventor et magister omnis fallaciae, hostis humanae salutis !

Prophétie de saint Malachie : sommes-nous arrivés à la fin du monde ?

Publié le par Clément LECUYER

Doit-on croire que nous sommes arrivés
à la fin du monde avec l'arrivée prochaine de l'Antéchrist ?
 

« Prophétie de Saint Malachie : la fin du monde prévue après le successeur de Benoît XVI », tel est le titre de plusieurs articles circulant sur internet.

  Ces écrits reflètent l'opinion de bon nombre de personnes. Nombreux sont en effet à penser, en se basant sur les prophéties de saint Malachie, qu'il ne reste plus qu'un seul Pape à régner sur l'Eglise, Benoît XVI étant l'avant-dernier de la liste prophétique des Papes et principaux antipapes de l'Eglise. Ainsi, l'arrivée de l'Antéchrist et de la fin des temps serait imminente. Selon nous, ce n'est pas possible et ce, pour trois raisons :

  Car à la lumière de ce que nous livre l'Apocalypse, l'histoire de l'Eglise ne peut être finie. De plus, suivant la prophétie de saint Malachie, il reste un certain nombre de Papes catholiques à régner, les usurpateurs Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI ne pouvant figurer dans la célèbre liste de Malachie. Enfin, l'Antéchrist ne peut gouverner sans que le règne du Christ-Roi ait eu lieu sur l'univers, ce qui ne s'est pas encore produit.

 
 Nous allons développer ces trois arguments dans le dossier qui suit.


1. L'histoire de l'Eglise ne peut être finie

 


"Ce livre de l'Apocalypse comprend tout le temps qui s'écoule depuis le premier avènement du Christ jusqu'à la fin des temps où sera son second avènement "
(St Augustin, Cité de Dieu, liv. XX, ch. VIII)


  Si on se base sur ce que nous livre l'Apocalypse, les visions du livre divin correspondent aux luttes et triomphes de l’Eglise durant toute son existence terrestre, du premier au second avènement de Notre-Seigneur. La plupart des exégètes divisent d'ordinaire l'histoire de l'Eglise en sept âges1. Ils fondent leur interprétation sur un certain nombre de Pères de l'Eglise :
 

« Selon les Pères et les saints docteurs, l'Apocalypse est l'histoire universelle de l'Eglise, dans l'ordre des temps et des événements, depuis le premier jusqu'au second avènement de Jésus-Christ » (Tert. de Res, XV.)

St Jérôme : « De même que saint Jean est appelé évangéliste, parce qu'il a composé l'Evangile ; de même il est aussi appelé prophète, parce qu'il écrivit l'Apocalypse, qui contient les infinis mystères de l'avenir » (I° contra Jovin., IV.)
André de Césarée : « l'Apocalypse a principalement pour objet la suite des événements qui s'étendent de la première apparition de Jésus-Christ à la consommation du monde; et dont une partie était déjà accomplie de son temps, l'autre était encore attendue » (Comm. de l'Apoc.)


 En un mot, les Pères et les plus anciens commentateurs ont vu dans l'Apocalypse l'histoire prophétique et universelle de l'Eglise de Jésus-Christ depuis son premier jusqu'à son second avènement.

 Pour plusieurs savants ecclésiastiques, les sept Epîtres aux Eglises d'Asie de l'Apocalypse (ch. 1 à 3) représentent les sept périodes de l'histoire de l'Eglise.
 

« Ces sept Eglises d'Asie sont la figure de l'Eglise dans les âges successifs qui marqueront sa vie et son action sur terre. » (Abbé Joseph Maître, La prophétie des papes : Attribuée à saint Malachie - Etude critique, 1901)

« Toute l'histoire prophétique de l'Église ici-bas est divisée en sept âges, et que tous les événements principaux qui remplissent les sept âges, sont figurés dans sept séries parallèles de sept visions.» (Abbé Duprat, L'Apocalypse ou l'Evangile de Jésus-Christ glorifié, 1889)

 

 Aujourd'hui, il apparaît comme certain que nous nous situons à la fin du 5ème âge de l'Eglise. Pour affirmer ceci, nous nous basons avant tout sur la magnifique étude du vénérable Holzhauser (illustre et savant prêtre, exégète et docteur en théologie), écrite en 1650, étant selon beaucoup « la meilleure interprétation qui ait jamais paru de l'Apocalypse »(abbé Haneberg2).

 Notre époque, la cinquième, est celle (dans l’Apocalypse) de l’Eglise de Sardes3. Il s'agit de la période purgative, précédant la période de consolation (sixième âge) que sera l’Eglise de Philadelphie et qui sera illustrée par le règne du Grand Pape et du Grand Monarque, courte période avant la dernière, l’Eglise de Laodicée, temps de désolation où régnera l’antéchrist.
 

« Nous avons été amené, par la comparaison des visions des quatre premiers sceaux avec l'histoire, à reconnaître dans les événements du cinquième, l'âge moderne, commençant vers l'époque de la Renaissance païenne, se manifestant surtout par la grande hérésie du seizième siècle et par toutes ses conséquences, et se terminant par la grande Révolution dont nous subissons encore les terribles attaques. » (Abbé J. Maître, La prophétie des Papes – Etude critique)


  Cette grande Révolution dont parle l'abbé Maître, nous sommes entrain d'en vivre son apogée. Les nations ont déclaré la guerre au Christ-Roi, les structures de l'Église catholique sont éclipsées par la nouvelle contre-Église révolutionnaire prônant une religion mondiale antichrétienne. Certes, les événements que nous subissons peuvent nous faire croire que nous sommes arrivés à la fin du monde, au règne de l'Antéchrist. Mais c'est une erreur. Le vénérable Holzhauser et l'abbé Maître avaient prévu cette objection:
 

« Un bouleversement effrayant fait croire tout d'abord à l'approche de la fin du monde (VI, 12-17). Toutefois la justice de Dieu cède pour quelque temps le pas à la miséricorde. Les éléments en fureur sont arrêtés sur un signe de l'Ange du Seigneur (VII, 1-3). Mais la manière même dont nous est présentée cette intervention divine montre que la menace de la ruine finale reste toujours suspendue sur le monde4


  Il est évident que la période merveilleuse (annoncée par des nombreuses prophéties privées) - qui précède la venue de l'Antéchrist, la période de l'âge d'or de l'Église (Église de Philadelphie) où l'Évangile régnera sur terre avec toutes les manifestations d'une vie de foi et de sainteté universelles - n'est pas encore arrivée. C'est la période dont parle Saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1673-1716) et pendant laquelle prêcheront les apôtres des derniers temps qui convertiront le monde entier :
 

« Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l'amour divin partout (...) Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur ses ennemis; (…) Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans5


 Sachant que l'époque des apôtres des derniers temps correspond à l'Église de Philadelphie (6ème âge de l'Église), où l'Église catholique sera puissante sur toute la terre, sachant que l'Antéchrist arrivera au septième et dernier âge6(Église de Laodicée : 7ème âge de l'Église ), nous pouvons être sûrs que nous aurons encore plusieurs Papes ; certains diront que cette analyse vient s'opposer à la prophétie de saint Malachie. Qu'en penser  ? C'est ce que nous allons aborder maintenant.


2. L'interprétation faussée de la prophétie des Papes de saint Malachie


 Mais alors, qu'en est-il de saint Malachie et de sa liste prophétique7? La prophétie de saint Malachie dresse la liste des papes et antipapes. Selon beaucoup de commentateurs, nous serions arrivés à Pierre le Romain. Cela semble surprenant et illogique ; mais il n'est pas difficile de lever ce voile d'incompréhension : Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI n'étant ni des Papes, ni des antipapes mais des intrus, ils ne peuvent pas figurer dans cette liste; en conséquence de quoi, il reste plusieurs papes ou antipapes à régner avant Pierre le romain.
 

N° 106. pastor angelicus : le pasteur angélique > Pie XII
N° 107
pastor et nauta: le pasteur et le pilote.

N° 108 flos florum: la fleur des fleurs.
N° 109 de medietate lunae: de la moitié de la lune.
N° 110 de labore solis: de l’éclipse du soleil.
N° 111 de gloria olivae: de la gloire des olives.
N°112 Pendant la dernière persécution qui éprouvera l’Église romaine, règnera Pierre le Romain, qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la cité aux sept collines sera détruite et le Juge terrible jugera son peuple.

 
 Le fait que les "papes" de Vatican II ne soient pas Papes n’a pas besoin d’être expliqué ici ; à l’inverse, il est utile de préciser en quoi ils ne sont pas des antipapes.

 


Réconciliation de l'antipape Félix V (Amédée VIII de Savoie) et du pape Nicolas V (Amédée à gauche en 'pape', puis au centre ayant repris ses attributs d'évêque, aux pieds de Nicolas V)

 

 En bon français, un antipape, et il y en eut beaucoup dans le passé, est un évêque catholique, qui prêche la foi catholique, qui célèbre le saint Sacrifice de la Messe catholique, qui use des sacrements catholiques inchangés, mais qui se fait élire pape par une partie du Sacré Collège des Cardinaux, alors qu'un Pape légitime règne encore. Ce qui provoque le trouble et la confusion dans l’Église car on se trouve face à deux voire trois Papes qui réclament chacun l’obéissance de tous. Cela a été le cas notamment lors du grand schisme d'Occident qui a secoué l'Église au XIV° siècle.

 

« Un antipape est un «concurrent du Pape, chef de parti qui a fait schisme dans l’Église catholique pour détrôner le Pape légitimement élu, se mettre en sa place.8»
« C'est un Pape opposé à un autre, qui n’est pas élu dans les formes.9»

« Un faux prétendant du Saint-Siège en opposition à un pape canoniquement élu. À divers périodes de l’histoire de l’ Église, des prétendants illégitimes à la fonction papale ont surgi, et fréquemment exercé les fonctions pontificales au mépris du vrai occupant.10»


 Ainsi, qui dit antipape dit Pape ; nous pourrions citer de nombreuses autres définitions le démontrant. Or, il n’y a pas eu de Pape(s) légitimement et canoniquement élu(s) face aux Roncalli, Montani, Wojtyla, Luciani, Ratzinger et Bergoglio, prélats qui se proclament Papes de façon illégitime et sacrilège. Il s'agit donc d'usurpateurs et non d'antipapes.

  Le dernier pape catholique régnant fut donc Pie XII, le pasteur angélique. Nous attendons donc toujours le pasteur et le pilote, et ce n’est pas le franc-maçon Roncalli11qui répondit à cette devise, loin s’en faut !

  A la fin du XIX° siècle, Monsieur l’abbé Joseph Maître a écrit un magnifique et lumineux ouvrage en 1901, sous Léon XIII, intitulé La Prophétie des Papes, Etude critique. Après « Pastor angelicus », le pasteur angélique, devise que nous pouvons aujourd’hui attribuer à Pie XII, il y a la devise : « Pastor et nauta », le pasteur et le pilote. Voilà ce qu’écrit l’abbé Maître à propos de cette devise :
 

« Les deux idées qu’évoquent les mots de pasteur et de pilote semblent exprimer le triomphe du principe d’autorité chez le successeur de Pierre. Cette autorité s’exercera sur terre et sur mer, dans l’ancien et le nouveau continent, jusqu’aux îles les plus lointaines. Il faudrait reconnaître avec le vénérable Holzhauser à côté d’un saint pape (pasteur universel), un autre saint personnage, un grand empereur (pilote) qui serait le bras droit du pape. Il y aurait là une dualité admirable d’un grand pape et d’un grand monarque unissant leurs efforts pour rétablir dans le monde l’autorité de son roi unique Jésus. »


 Contrairement à ce que peuvent penser certains, bien que nous vivons le début de la fin des temps, ce n’est donc pas encore la fin ! Bien mieux, nous allons vivre des heures merveilleuses, le triomphe de l’Église et de la Chrétienté ! Reportons-nous encore une fois aux écrits de saint Louis-Marie Grignon de Montfort :

 

« L'on doit croire encore que sur la fin des temps, et peut-être plus tôt qu'on ne pense, Dieu suscitera de grands hommes remplis du Saint-Esprit et de celui de Marie, pour [par] lesquels cette divine Souveraine fera de grandes merveilles dans le monde, pour détruire le péché et établir le règne de Jésus-Christ, son Fils, sur celui du monde corrompu; et c'est par le moyen de cette dévotion à la très Sainte Vierge, que je ne fais que tracer et amoindrir par ma faiblesse, que ces saints personnages viendront à bout de tout...12».

 


3. L'Antéchrist ne peut régner avant le règne universel du Christ-Roi et du cœur Immaculé de Marie

 


« Satan a toujours affecté de faire ce que Dieu faisait, comme un sujet rebelle qui affecte la même pompe que son souverain... N'a-t-il pas eu ses autels et ses temples, ses mystères et ses sacrifices, et les ministres de ses impures cérémonies qu'il a rendues, autant qu'il a pu, semblables à celles de Dieu ; parce qu'il est jaloux de Dieu et veut paraître en tout son égal » (Bossuet. Premier sermon sur les démons )

 

 Comme l'explique Jean Vaquié, « le démon est jaloux de Notre Sauveur à qui il reproche de lui avoir ravi la première place dans la création. Et comme tous les êtres jaloux,il ne quitte pas des yeux celui qui est l'objet de sa jalousie. Mais par ailleurs Satan ne peut rien innover puisque Notre Seigneur conserve en tout l'initiative. Sa jalousie va donc faire de lui l'imitateur de Jésus-Christ. Nous allons voir dans quelles conditions.13»


 Singe de Dieu, Satan est incapable de tout acte créatif, il ne peut inventer de lui-même ; partant de ce principe qui s'est toujours vérifié, Satan ne peut pas créer, instaurer, réussir ce que Dieu n'a pas réalisé avant. Ainsi, pour cette raison, il est évident qu'il ne peut gouverner sur les nations (par l'intermédiaire de l'Antéchrist) tant que le Christ-Roi n'a pas encore régner sur l'univers.


 Satan, singe de Dieu, n'est pas un initiateur, il n'est qu'un imitateur paresseux. Les Ecritures renferment suffisamment d’exemples démontrant que l’une des méthodes les plus utilisées par Satan est l’imitation de Dieu et l’imitation de la vérité de Dieu. Chaque partie du plan divin, Satan tente ensuite de la copier et de la détourner ; les exemples sont légions et ce dès la création d'Adam sur terre. En nous référant à l'Ancien Testament, nous pouvons penser par exemple aux sacrifices. Parmi les rites sacrés prescrits à Moïse, il y avait celui du sacrifice du bouc, immolé en expiation pour nos péchés. Rapidement, « cette institution divine, le Roi de la Cité du mal s'empresse de la contrefaire. Mais il la contrefait à sa manière: au lieu du sang d'un bouc, il exige le sang d'un homme.14»

 
 Citons de nouveau Mgr Gaume :

 

« Ce n'est pas seulement dans l'institution du sacrifice, que le roi de la Cité du mal contrefait le roi de la Cité du bien : il le singe encore dans les circonstances qui l'accompagnent et dans l'inspiration mystérieuse qui le commande... à mesure que le Roi de la Cité du bien inspire Sa Bible, le Roi de la Cité du mal inspire la sienne... En opposition à la Cité du bien, Satan bâtit la Cité du mal. Voyons avec quelle fidélité ce singe éternel emploie, pour élever son édifice, les moyens que Dieu employés pour construire le sien, etc... Le Roi de la Cité du bien s'appelle l'Esprit aux sept dons. Afin de le singer, et de tromper les hommes en le singeant, le Roi de la Cité du mal se fait appeler le Roi aux sept dons... »

 

 En conclusion, il est clair que nous n'en sommes pas encore à la fin du monde ; l'Eglise et les nations refleuriront, le Christ-Roi et le cœur immaculé de sa sainte Mère régneront sur les eaux et les continents grâce notamment au pontificat de plusieurs grands Papes.


 En revanche, il semble que nous sommes bel et bien entrés dans la fin des temps car Jésus a déclaré à sainte Marguerite-Marie que la dévotion au Sacré-Cœur était spécialement pour la fin des temps.


Croyons, espérons et prions pour que ce règne du Christ-Roi arrive très vite !

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> A lire notamment :

- La Tour de David15, n° 61 (La prophétie des Papes de saint Malachie)

- La Prophétie des Papes attribuée à Malachie, étude critique de l'abbé Joseph Maître, docteur en philosophie et en théologie, ouvrage
 

NOTES :

1 « Ce système est conciliable avec le premier (la prophétie regarde principalement la fin des temps) surtout , si l'on suppose que le prophète ne fait qu'indiquer et esquisser à grands traits les événements » (abbé J. Maître, la prophétie des Papes)

2 Prêtre et professeur d'exégèse à l'université de Munich avant de devenir bénédictin (1816-1876).

3 Abbé Barthélémy Holzhauser : « Le cinquième âge de l'Église commença sous l'empereur Charles-Quint et le pape

Léon X, vers l'an 1520. Il durera jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant qui viendra dans notre âge et sera appelé le secours de Dieu, c'est-à-dire rétablissant toutes choses. Le cinquième âge est un âge d'affliction, de désolation, d'humiliation et de pauvreté pour l'Église, et il peut être appelé avec raison un âge purgatif. Car c'est dans cet âge que Jésus-Christ a épuré et épurera son froment par des guerres cruelles, par des séditions, par la famine et la peste, et par d'autres calamités horribles, en affligeant et en appauvrissant l'Église latine par beaucoup d'hérésies, et aussi par les mauvais chrétiens qui lui enlèveront un grand nombre d'évêchés, des monastères presque innombrables, de très riches prévôtés, etc. L'Église se verra accablée et appauvrie par les impositions et les exactions des princes catholiques, de telle sorte... Car l'Église est humiliée et avilie, parce qu'elle est blasphémée par les hérétiques et par les mauvais chrétiens, ses ministres sont méprisés et il n'y a plus pour eux ni honneur, ni respect. C'est par là que Dieu épurera son froment et en jettera la paille au feu, tandis qu'il rassemblera le bon grain pour le mettre dans son grenier. Enfin, ce cinquième âge de l'Église est un âge d'affliction, un âge d'extermination, un âge de défection rempli de calamités. Car il restera peu de chrétiens sur la terre qui auront été épargnés par le fer, la famine ou la peste. Les royaumes combattront contre les royaumes, et tous les états seront désolés par les dissensions intestines. Les principautés et les monarchies seront bouleversées ; il y aura un appauvrissement presque général et une très grande désolation dans le monde. Ces malheurs sont déjà en partie accomplis, et ils s'accompliront encore. Dieu les permettra par un très juste jugement, à cause de la mesure comble de nos péchés que nous et nos pères auront commis dans le temps de Sa libéralité à nous attendre à la pénitence. L' Église de Sardes est un type de ce cinquième âge. Car le mot Sardes signifie principe de beauté, c'est-à-dire principe de la perfection qui suivra dans le sixième âge, etc.

4 J. Maître, La prophétie des Papes, p. 801

5 Traité de la vraie dévotion, fin du chapitre 1

6 Voici ce que dit, entre autres, saint Augustin : « Le temps où viendra l’antéchrist, et où aura lieu le jugement, a été indiqué par Paul , dans l’épître aux Thessaloniens, dans laquelle il dit : la venue de Notre - Seigneur Jésus - Christ sera révélée aux hommes par la naissance et l’apparition de l’enfant du péché et de la perdition ; car nous savons que ce dernier paraîtra après le royaume des Grecs ou même des Perses, alors qu’un monarque, élevé , en son temps, par sa puissance et sa gloire, au - dessus tous, étendra au loin les limites de l’empire romain. Devant lui toutes les nations abaissées, tous les peuples tributaires, se courberont : et Rome sera à l’apogée de la puissance . Toutefois l’antéchrist, a dit l’apôtre Paul, ne viendra qu’au moment où il y aura une scission, c'est - à - dire où tous les peuples, naguère sous le joug de Rome, s’en seront affranchis et séparés . Et bien que maintenant l’empire romain soit, en grande partie détruit, le temps n’est pas venu encore, et n’arrivera pas, tant qu’existeront les rois des Français qui doivent régner sur Rome . La dignité romaine ne périra pas complètement, jusqu’au temps où un roi des Français gouvernera l’empire romain tout entier . Monarque le plus grand qui aura jamais existé, après un règne plein de bonheur, il viendra jusqu’à Jérusalem, et sur le mont Olive, déposera son sceptre et son diadème : ce sera la fin et la consommation des empires romain et chrétien » ( Livre admirable, éd. 1831, p. 30. Traduction en français du traité sur l'Antéchrist de 1524)

8 Dictionnaire universel, historique, dogmatique, canonique... des sciences Ecclésiastiques, par les Révérends Pères dominicains Richard et Giraud, 1822

9 Dictionnaire portatif de la langue française : extrait du grand Dictionnaire de Pierre Richelet, 1780

10 Catholic Encyclopedia, 1907

12 Le Secret de Marie par St Louis-Marie Grignion de Montfort, ed. 1991, p. 51

13 Abrégé de démonologie de Jean Vaquié

14 Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, T. I

19 septembre 1846 : Notre Dame de la Salette en pleurs

Publié le par Clément LECUYER


"Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres."

  Le samedi 19 septembre 1846 en fin d'après midi, alors que sonnaient les premières vêpres de la fête de Notre-Dame des Douleurs (qui était alors célébrée le 3ème dimanche de septembre), la Très Sainte Vierge Marie, toute en pleurs, apparut à deux enfants sur la sainte montagne de La Salette, dans le diocèse de Grenoble.

  L'Eglise a reconnu l'authenticité de cette apparition dans laquelle Maximin et Mélanie virent la Vierge en pleurs et reçurent d'elle un message qu'ils devaient faire passer à “tout son peuple”.  Ce message (authentifié par Mgr de Bruillard, l'évêque de Grenoble de l'époque), à ne pas confondre avec  le "secret" que Notre Dame a dévoilé à Mélanie, est trop peu connu. C'est pour cette raison que nous publions ci-dessous les parties qui nous semblent être les plus importantes :

"Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils. [...] S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

 Faites-vous bien votre prière, mes enfants ? Pas guère, Madame. Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous qu’un Pater et un Ave Maria quand vous ne pourrez pas mieux faire. Et quand vous pourrez mieux faire, il faut en dire davantage. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens. [...]

 Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple !"

  Déjà en 1846, Notre Sainte Mère du Ciel pleurait de douleurs à cause du non respect de la sanctification du dimanche, du blasphème et du manque de piété des catholiques. Qu'en est-il aujourd'hui ?!

 Dans le "secret" qu'elle a confié à Mélanie, Notre Dame a également prédit la terrible situation dans laquelle se trouve aujourd'hui l'Eglise depuis une quarantaine d'années. Le texte connu et publié de l'actuel secret suscite toujours des controverses quant à sa véritable authenticité et à sa publication au grand public. Quoi qu'il en soit, il est certain que ce secret porte sur la crise effroyable qui frappe l'Eglise aujourd'hui : "Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'Antéchrist... l'Eglise est éclipsée" ; la foi et les faits nous le montrent : Depuis Vatican II, l'Eglise catholique est bien éclipsée par cette nouvelle religion mondiale antichrétienne enseignée par les autorités modernistes et régie par le Code de Droit Canonique promulgué en 1983 par l'imposteur Jean-Paul II.

> Pour réciter les magnifiques litanies de Notre Dame de la Salette, cliquer ICI

L'Eglise vit elle aussi sa Passion

Publié le par Clément



De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église
par Mgr L.G. de Ségur

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  JÉSUS-CHRIST et l'Église forment un tout indivisible; le sort de l'un, c'est le sort de l'autre; et de même que là où est la tête, là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont acomplis en JÉSUS-CHRIST durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d'ici-bas. JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement : l'Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. JÉSUS-CHRIST est ressuscité et a triomphé miraculeusement de la mort : l'Église ressuscitera, elle aussi, et triomphera de Satan et du monde, par le plus grand et le plus prodigieux de tous les miracles : celui de la résurrection instantanée de tous les élus, au moment même où Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, entr'ouvrant les cieux, en redescendra plein de gloire avec sa sainte Mère et tous ses Anges. Enfin, JÉSUS-CHRIST, Chef de l'Église, est monté corporellement au ciel le jour de l'Ascension : à son tour, l'Église ressuscitée et triomphante montera au ciel avec Jésus, pour jouir avec lui, dans le sein de DIEU, de la béatitude éternelle.

 Nous ne connaissons d'une manière certaine "ni le jour ni l'heure (Ev.Matth., XXV, 13.)" oû se passeront ces grandes choses. Ce que nous savons, d'une manière générale mais infaillible, parce que cela est révélé de DIEU, c'est que "la consommation viendra lorsque l'Évangile aura été prêché dans le monde entier, à la face de tous les peuples (Ibid., XXIV. 14.)" Ce que nous savons, c'est qu'avant ces suprêmes et épouvantables secousses qui constitueront la Passion de l'Église et le règne de l'Antechrist, il y aura, dit saint Paul, l'apostasie (II ad Thess., II, 3.), l'apostasie générale ou quasi-générale de la foi de la sainte Église Romaine (Corn. a Lap., in loc.cit.). Enfin, ce que nous savons, c'est qu'à cette redoutable époque le caractère général de la maladie des âmes sera "l'affaiblissement universel de la foi et le refroidissement de l'amour divin, par suite de la surabondance des iniquités (Ev.Matth., XXIV, 12)."

  Les Apôtres ayant demandé un jour à Notre-Seigneur à quels signes les fidèles pourraient reconnaître l'approche des derniers temps, il leur répondit : d'abord qu'il y aurait de grandes séductions, et que beaucoup de faux docteurs, beaucoup de semeurs de fausses doctrines rempliraient le monde d'erreurs et en séduiraient un grand nombre (Ibid., 10, 11.); - puis, qu'il y aurait de grandes guerres et qu'on n'entendrait parler que de combats; que les peuples se jetteraient les uns sur les autres, et que les royaumes s'élèveraient contre les royaumes (Ibid., 6, 7.); - qu'il y aurait de tous côtés des fléaux extraordinaires, des maladies contagieuses, des pestes, des famines, et de grandes tremblements de terre (Ibid., 7.). "Et tout cela, ajouta le Sauveur, ce ne sera encore que le commencement des douleurs (Ibid., 8.)" Satan et tous les démons en seront la cause. Sachant qu'il ne leur reste plus que peu de temps, ils redoubleront de fureur contre la sainte Église; ils feront un dernier effort pour l'anéantir, pour détruire la foi et toute l'oeuvre de DIEU. La rage de leur chute ébranlera la nature (Apoc., XII, 9, 12.), dont les éléments, comme nous l'avons dit, resteront jusqu' à la fin sous les influences malfaisantes des mauvaises esprits.

  Alors commencera la plus terrible persécution que l'Église ait jamais connue; digne pendant des atroces souffrances que son divin Chef eut à souffrir en son corps très-sacré, à partir de la trahison de Judas. Dans l'Église aussi il y aura des trahisons scandaleuses, de lamentables et immenses défections; devant l'astuce des persécuteurs et l'horreur des supplices, beaucoup tomberont, même des prêtres, même des Évêques; "les étoiles des cieux tomberont", dit l'Évangile. Et les catholiques fidèles seront haïs de tous, à cause de cette fidélité même (Ev. Matth., XXIV, 5, 9.).
  Alors celui que saint Paul appelle "l'homme du péché et le fils de perdition (II ad Thess., II, 3.)," l'Antechrist commencera son règne satanique et dominera tout l'univers. Il sera investi de la puissance et de la malice de Satan (Apoc. XIII. 2.). Il se fera passer pour le Christ, pour le Fils de DIEU; il se fera adorer comme DIEU, et sa religion, qui ne sera autre chose que le culte de Satan et des sens, s'élèvera sur les ruines de l'Église et sur les débris de toutes les fausses religions qui couvriront alors la terre (II ad Thess. II, 4.).

  L'Antechrist sera une sorte de César universel, qui étendra son empire sur tous les rois, sur tous les peuples de la terre; ce sera une infâme parodie du royaume universel de JÉSUS-CHRIST. Satan lui suscitera un grand-prêtre, parodie sacrilège du Pape; et ce grand-prêtre fera prêcher et adorer l'Antechrist par toute la terre. Par la vertu de Satan, il fera de grands prodigues, jusqu'à faire descendre le feu du ciel en présence des hommes; et, au moyen de ces prestiges, il séduira l'univers. Il fera adorer, sous peine de mort, l'image de l'Antechrist; et cette image paraîtra vivre et parler; également sous peine de mort, il commandera que tous, sans exception, portent au front ou sur la main droite le signe de la bête, c'est-à-dire le caractère de l'Antechrist. Quiconque ne portera point ce signe, ne pourra ni vendre ni acheter quoique ce soit (Apoc. XIII, II-17.). Autour des images de l'Antechrist, les prestiges de Satan seront tels, que presque tout le monde les prendra pour de vrais miracles; et les élus eux-mêmes auraient pu être séduits à la longue; mais, à cause d'eux, le Seigneur abrégera ces jours (Ev. Matth., XXIV, 22, 24.).

  "L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint (Ibid., 15.)", pendant "trois ans et demi, pendant quarante-deux mois (Apoc., XIII, 5.)", correspondant aux quarante-deux heures qui se sont écoulées, comme nous l'avons dit déjà, depuis le commencement des ténèbres du crucifiement de JÉSUS, le Vendredi-Saint, jusqu'à l'heure de la résurrection, le dimanche de Pâques, au lever du soleil.


  Quoique toujours visible et composée de ses éléments essentiels, l'Église sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie.

  Il sera donné à l'Antechrist de vaincre les serviteurs de Dieu, et de faire plier sous son joug tous les peuples, et toutes les nations de la terre; et, sauf un petit nombre d'élus, tous les habitants de la terre l'adoreront, en même temps qu'ils adoreront Satan, auteur de sa puissance (Ibid., 7, 8, 4.). Si jadis le féroce Dioclétien a pu croire un instant qu'il avait définitivement détruit le nom chrétien, que sera-ce en ces temps-là, dont ceux de Dioclétien de de Néron n'ont été qu'un pâle symbole? L'Antechrist proclamera orgueilleusement la déchéance du christianisme, et Satan, maître du monde, se croira un instant vainqueur.

  Mais en ces temps-là, comme nous l'apprennent et l'Écriture et la Tradition, s'élèveront contre l'Antechrist "les deux grands témoins (Ibid., XI, 3.)" de JÉSUS-CHRIST, réservés pour ces derniers jours, à savoir le Patriarche Hénoch et le Prophète Élie, qui ne sont pas morts, comme l'enseigne expressément l'Écriture. Ils viendront prêcher les voies du Seigneur. Ils prêcheront JÉSUS-CHRIST et le règne de DIEU pendant douze cent soixante jours, c'est-à-dire pendant la durée presque entière du règne de l'Antechrist. La vertu de DIEU les protégera et les gardera. Ils auront le pouvoir de fermer le ciel et d"arrêter la pluie pendant tout le temps de leur mission. Ils auront le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toutes sortes de plaies (Ibid., 3, 4, 5, 6.). Ils feront des miracles sans nombres, semblables à ceux de Moïse et d'Aaron ("On peut en voir le récit prophétique en plusieurs passages de l'Apocalypse, laquelle comme chacun sait, est la grande prophétie des derniers temps de l'Église"), lorsque ceux-ci combattirent en Égypte l'impie Pharaon et préparèrent la délivrance du peuple de DIEU. Comme Moïse et Aaron, les deux témoins de JÉSUS-CHRIST ébranleront l'empire et le prestige du Maudit.
Celui-ci néanmoins parviendra à s'emparer d'eux, et ils subiront le martyre, "là où leur Seigneur a été crucifié (Apoc., XI, 8.)", c'est-à-dire à Jérusalem; ou bien peut-être à Rome, où le dernier Pape aura été crucifié par l'Antechrist, suivant une tradition immémoriale.

  Après trois jours et demie, les deux grands précurseurs du Roi de gloire ressusciteront à la face de tout le peuple; et ils monteront au ciel, sur une nuée, pendant qu'un terrible tremblement de terre jettera partout l'épouvante (Ibid., 11, 12, 13.).

  Pour relever sa puissance, l'Antechrist, singeant la triomphale ascension du Fils de DIEU et des deux grands Prophètes, tentera, lui aussi, de monter au ciel, en présence de l'élite de ses adeptes. Et c'est alors que Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, "semblable à la foudre qui de l'orient à l'occident déchire le ciel, apparaîtra tout à coup sur les nuées, dans toute la majesté de sa puissance (Ev. Matth., XXIV, 27, 30.)", frappant de son souffle et l'Antechrist (II ad Thess., II, 8.) et Satan et les pécheurs. Tout ceci est prédit en termes formels (I ad Thess., IV, 15.). Comme nous l'avons dit, l'Archange Michel, le Prince de la milice céleste, fera retentir toute la terre du cri de triomphe qui ressuscitera tous les élus (Ev. Matth., XXIV. 31.). Ce sera le Consummatum est de l'Église militante, entrant pour toujours dans la joie du Seigneur.

  Cette "voix de l'Archange" sera accompagnée d'une combustion universelle, qui purifiera et renouvellera toutes les créatures profanées par Satan, par le monde et par les pécheurs. La foi nous apprend, en effet, qu'au dernier jour, JÉSUS-CHRIST doit venir juger le monde par le feu (Rit.Rom.). Ce feu vengeur et sanctificateur renouvellera la face de la terre et fera "une nouvelle terre et des nouveaux cieux (Psal., CIII, 30.), (Apoc. XXI, 1.)". Comme au Sinaï, comme au Cénacle, l'Esprit-Saint se manifestera ainsi par le feu, en ce jour redoutable entre tous.

  Telle sera la fin terrible et glorieuse de l'Église militante; telle sera, autant du moins que la lumière toujours un peu voilée des prophéties nous permet de l'entrevoir, telle sera la Passion de l'Église; telle sera sa résurrection suivie de son triomphe. Corps mystique du Fils de DIEU, elle aura suivi son divin Chef jusqu'au Calvaire, jusqu'au sépulcre, et par cette fidélité elle aura mérité de partager sa gloire à tout jam
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is. »

Le siège de Pierre occupé par les ennemis de l'Eglise

Publié le par Clément


http://2.bp.blogspot.com/_Xw7IH8jXqWQ/SupmW6LWSjI/AAAAAAAABl0/1xXSpAheLUU/s400/Vatican.png  La situation actuelle (Eglise ecclipsée,  le siège de Pierre occupé par des imposteurs...) a été annoncée et prédite de nombreuses fois durant l'histoire de l'Eglise.  Voici deux citations qui viennent complèter la liste des prophéties de la situation que vit l'Eglise aujourd'hui :

 "D'après l'enseignement des apôtres, un jour viendra où Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et l'étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu'elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres."
 ( Cornélius a Lapide, Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume, La Situation, 1860, page 28 )

 "Le Christ a permis ceci: que l’Antéchrist, tête de tous les schismatiques, siègerait dans le temple de Dieu, que les siens (les vrais chrétiens) seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le siège de Pierre."
(Pierre le vénérable, De miraculis libri duo, livre II, ch.16; Bol. T.14, page 473).

Prophétie de Notre Dame à Quito

Publié le par rémy




 Le 2 février 1634, à Quito, capitale de l'Equateur, la Mère Marie-Anne de Jésus Torres, de l'Ordre de l'Immaculée Conception, priait devant le Saint Sacrement quand, subitement, la lampe qui brillait devant l'autel s'éteignit. Comme elle essayait de la rallumer, une lumière surnaturelle inonda l'église : « Fille chérie de mon coeur, je suis Marie du Bon Suceso, etc. ». Après ces paroles, Notre-Dame s'est mise à parler de l'Ordre de l'Immaculée Conception et spécialement de la Conception de Quito.

« La lampe qui brûle devant l'amour prisonnier et que tu as vue s'éteindre a beaucoup de signification. La première : à la fin du XIX° siècle et durant une grande partie du XX° siècle, diverses hérésies foisonneront sur cette terre alors république libre. La lumière précieuse de la foi s'éteindra dans les âmes en raison de la corruption presque totale des mours [...]. La seconde : Mes communautés seront désertées [...]. Combien de vraies vocations périront par manque de direction adroite, prudente pour les former [...]. Le troisième motif pour lequel la lampe s'est éteinte, c'est qu'en ce temps-là l'atmosphère sera remplie de l'esprit d'impureté qui, telle une mer immonde, inondera les rues, les places et endroits publics. Cette liberté sera telle qu'il n'y aura plus au monde d'âme vierge. Un quatrième motif est que, s'étant emparé de toutes les classes sociales, les sectes tendront, avec une grande habilité, de pénétrer dans les familles pour perdre jusqu'aux enfants. Le démon se glorifiera de se nourrir d'une manière perfide du cour des enfants. C'est à peine si l'innocence enfantine subsistera. Ainsi les vocations sacerdotales se perdront [...]. Les prêtres s'écarteront de leurs devoirs sacrés et dévieront du chemin tracé par Dieu. Alors, l'Eglise subira la nuit obscure à cause de l'absence d'un prélat et d'un Père qui veille avec amour, douceur, force et prudence, et beaucoup d'entre eux perdront l'esprit de Dieu, mettant en grand danger leur âme. Prie avec insistance, crie sans te fatiguer et pleure sans cesse avec des larmes amères dans le secret de ton cour, demandant à Notre Père du Ciel que, par amour pour le Cour Eucharistique de mon très saint Fils, pour son Précieux Sang versé avec tant de générosité et pour les profondes amertumes et douleurs de sa Passion et de sa mort, il prenne en pitié ses ministres et qu'il mette fin à des temps si funestes, envoyant à l'Eglise le prélat qui devra restaurer l'esprit de ses prêtres. Ce fils que je chéris, celui que mon divin Fils et moi aimons d'un amour de prédilection, nous le comblerons de beaucoup de dons, de l'humilité de cour, de la docilité aux diverses inspirations, de force pour défendre les droits de l'Eglise [...] Il conduira avec une douceur toute divine les âmes consacrées au service divin [...]. Il tiendra en sa main la balance du sanctuaire pour que tout se fasse avec poids et mesure en sorte que Dieu soit glorifié. Ce prélat et père, sera le contrepoids de la tiédeur des âmes consacrées dans le sacerdoce et la religion. [...] Il y aura une guerre affreuse où coulera le sang des religieux [...]. Alors arrivera mon heure : de façon stupéfiante, je détruirai l'orgueil de Satan, le mettant sous mes pieds, l'enchaînant dans l'abîme infernal [...]. Le cinquième motif pour lequel la lampe s'est éteinte est que [...] le peuple deviendra indifférent aux choses du bon Dieu, prenant l'esprit du mal et se laissant entraîner à tous les vices et passions. [...] Ma chère fille, s'il t'était donné de vivre en ces temps funestes, tu mourrais de douleur en voyant se réaliser tout ce que je t'ai annoncé. »

Cité dans Fideliter N°66, de novembre-décembre 1988, p. 66 à 69.

Beato de Liebana (IX° siècle) prophétise la fausse église conciliaire !

Publié le par clovis



Un des plus grands saints de langue espagnole, contemporain de Saint Charlemagne, souvent surnommé Le Saint Hilaire de l’Espagne, a prophétisé, il y a plus de douze siècles, la situation actuelle de l’Eglise, sur la base du commentaire de l’Apocalypse. Son texte rejoint étonnamment et confirme les conclusions de Rore Sanctifica sur l’invalidité du clergé conciliaire, dont les faux prêtres sont ordonnés par des faux évêques sacrés dans le rite invalide de 1968 :

« la terre ce sont les évêques, les prêtres et la fausse religion qui, sous couvert de sainteté, paraissent œuvrer tranquillement, sans s'agiter, se faisant passer pour ministres de l'Eglise et n'en étant point…" Beato de Liebana

La découverte récente d’un commentaire de l’Apocalypse rédigé à l’époque de Charlemagne par Beato de Liebana rejoint de façon spectaculaire la publication le 02 août 2005 du tome I du Comité International Rore Sanctifica (CIRS) intitulé « Invalidité du rite de Consécration épiscopale de Pontificalis Romani, promulgué le 18 juin 1968 par Giovanni-Battista Montini-Paul VI » (Editions Saint-Remi).

Les deux textes déclarent, l’un sur la base du texte révélé de l’Apocalypse de Saint Jean et l’autre sur la base du nouveau rite de consécration épiscopale promulgué (Pontificalis Romani) par Montini-Paul VI le 18 juin 1968, l’invalidité de hiérarchie conciliaire qui a pris l’apparence du clergé catholique mais qui ne l’est point, en étant désormais réduit à n’être qu’un pseudo-clergé néo-anglican entièrement dépourvu de tout pouvoir sacrificiel et sacramentel (Potestas Ordinis).

Cette convergence est historique et spectaculaire.

Elle vient appuyer par une autorité ancienne de plus de douze siècles les conclusions du CIRS.

Extrait du commentaire de l’Apocalypse par Beato de Liebana avant l’an 798 :

"… on voit à présent des ennemis dans l'Eglise, (…) en d'autres temps c'eut été un blasphème que de dire qu'ils se trouvent au sein de l'Eglise et que ce sont eux qui la persécutent" (+ Beato de Liebana, mort en 798, Œuvres complètes, Commentaire de l'Apocalypse de de Saint Jean, Ed. B.A.C., Madrid, 1995, p.485).


"Le serpent donna son pouvoir à la Bête, ayant des faux frères au sein de l'Eglise, qui semblent en faire partie, mais lui sont opposés. C'est par ceux-ci que le diable réalise ses menées contre ceux qu'ils prétend séduire et qui, eux, appartiennent à l'Eglise (…), celui qui, en simulant la sainteté semble faire partie de l'Eglise mais ne lui appartient pas en réalité; le diable a inventé cette supercherie afin de pouvoir mieux parvenir à en imposer aux religieux au nom de la religion. (…) Il maintient dans l'Eglise tous ceux qui, déguisés en brebis, ont l'air vertueux mais au-dedans ce sont des loups rapaces. Voilà la raison pour laquelle ils ne sont pas découverts comme le sont les autres hommes carrément mauvais, mais encore les considère-t-on comme des saints; co-intéressés à la même intrigue, ils sont maintenus par le diable au sein de l'Eglise, parmi la multitude, sous une apparente sainteté (ibid.p.487).


"Toutefois j'ai dit qu'on les accusait à tort parce qu'ils ne s'élevaient pas ouvertement contre l'Eglise à laquelle ils affirment être unis, se disant fils de Dieu, ils tendent des pièges aux fils de Dieu (…) ne proférant pas ouvertement des imprécations contre l'Eglise, ils font cependant partie du mystère d'iniquité, sous couleur de sainteté. Nonobstant, lorsque viendra le temps où l'Antéchrist se manifestera, quand aura lieu la dispersion, c'est-à-dire alors que la désagrégation de l'Eglise sera clairement visible, que l'homme de péché se sera manifesté au monde entier, alors seulement on comprendra, on découvrira, on comprendra et on connaîtra tous ceux qui auparavant sous le simulacre de religion, cachant sous des paroles occultes des imprécations contre Dieu, mais qui à présent parleront comme l'Eglise catholique (ibid.p.489).

"… C'est le même Antéchrist qui actuellement règne d'une manière subtile dans l'Eglise par le truchement des faux prêtres et qui détruira alors, sans déguisement l'Eglise" (ibid.p.507).


"La mer est le monde foncièrement mauvais; la terre ce sont les évêques, les prêtres et la fausse religion qui, sous couvert de sainteté, paraissent œuvrer tranquillement, sans s'agiter, se faisant passer pour ministres de l'Eglise et n'en étant point…" (ibid.p.403).


"… se faisant passer pour un agneau, afin de mieux inoculer, à la dérobée, le venin du serpent. Il feint présentement être un agneau, pour pouvoir dévorer plus sûrement l'agneau; parlant de Dieu, avec l'intention d'éloigner du chemin de la Vérité ceux qui cherchent Dieu. C'est pourquoi Notre Seigneur, avertissant son Eglise, dit: "Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravisseurs (Matth.7,15)" (ibid.p.495).

"Le roseau, c'est la mesure de la foi. Personne n'adore devant l'autel sacré sinon celui qui confesse cette foi: car ce ne sont pas tous ceux qui l'accompagnent qui L'adorent, selon qu'il est écrit: LE PARVIS EXTERIEUR DU TEMPLE NE LE MESURE PAS, IL A ETE ABANDONNE AUX NATIONS. Le parvis semble appartenir au Temple; ce n'est cependant pas le Temple, ne faisant pas partie du 'Saint des Saints'; ce sont ceux qui semblent faire partie de l'Eglise et n'en sont point. La cour est nommée parvis, espace vide entre les murs. A ceux-là, étant inutiles, il est ordonné de les expulser de l'Eglise. CAR LE PARVIS A ETE ABANDONNE AUX NATIONS ET ELLES FOULERONT AUX PIEDS LA VILLE SAINTE DURANT QUARANTE DEUX MOIS. Ceux qui auront été exclus ainsi que tous les autres, c'est-à-dire les méchants de ce monde, piétineront l'Eglise" (Commentaire de l'Apocalypse, Œuvres complètes,p.453).


"UNE AUTRE BETE SURGIT DE LA TERRE. Surgir de la terre signifie être plein de soi-même et de la gloire terrestre. Telle la Bête de la Mer, de même la Bête de la Terre. Le mot AUTRE concerne la mission, mais c'est la même. La mer accomplit certaines choses, la terre d'autres; la mer se berce, la terre est tranquille; par la mer on sous-entend la multitude franchement mauvaise; la terre, ce sont les évêques, les prêtres et la fausse religion qui, sous une apparence de sainteté, ne semblent pas s'agiter dans le monde, mais œuvrer calmement en simulant être l'Eglise et n'en étant pas…"
(Commentaire de l'Apocalypse, Œuvres Complètes,p.493).[1]

« Beatus de Liébana était un moine espagnol du monastère de San Martín de Turieno, aujourd'hui Santo Toribio de Liébana, dans la comarca de Liébana) dans les Pics d'Europe (Région de Cantabrie), mort en 798, auteur, entre autres, d'un Commentaire de l'Apocalypse qui fut un des ouvrages les plus célèbres du Haut Moyen Âge espagnol, en raison de sa dimension théologique mais aussi politique. »

Suite ou plus d'infos [virgo-maria]


> Prophéties de l'Eglise éclipsée par la secte conciliaire ! [la Salette, Léon XIII, Marie-Julie Jahenny]

L'Eglise catholique EST éclipsée par la secte conciliaire !

Publié le par clovis

http://accel22.mettre-put-idata.over-blog.com/0/21/41/34/r-pertoire-2/la-salette-1.jpg1. Evènement prédit par Notre Dame à la Salette (le 19 septembre 1848. La Très Sainte Vierge Marie apparaît a deux enfants Mélanie Calvat, 14 ans et Maximin Giraud, 11 ans) :

"Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist... L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation."


La Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, ne descend pas du ciel pour rien. Chez elle, chez nous, à la Salette, en trois mots sobres, Elle nous a tout enseigné.

Qui est meilleur théologien que la Reine du ciel, Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Mère de l'Eglise ?

Qui sera assez fou pour oser ne pas L'écouter, oser La reprendre, oser La contredire ?


La très Sainte Vierge Marie a dit : "L'EGLISE SERA ÉCLIPSÉE".

Elle n'a dit que cela.


Aucune autre expression ne résume mieux la situation.


Une éclipse est : "la disparition partielle ou totale d'un astre, par l'interposition d'un autre" (Larousse),

ou "l'occultation momentanée d'un astre dont la lumière est interceptée par l'interposition d'un autre astre"(Quillet).

Ces deux définitions nous parlent de deux astres, de lumière, d'interposition, de disparition, d'occultation momentanée, partielle ou totale.


Reprenons chaque terme et essayons de comprendre ce que la très Sainte Vierge Marie veut nous faire comprendre :


a) Il y a deux astres (astre : corps céleste). L'un est éclipsé. L'autre éclipse. Ce sont deux astres, deux corps célestes différents.


La très Sainte Vierge Marie nous dit que l'astre qui est éclipsé est la Sainte Eglise.

La Sainte Eglise est la société de tous les chrétiens unis par la profession d'une même Foi :

- la doctrine du Christ,

- l'observation de Sa Loi,

- l'usage de Ses Sacrements,

- et la soumission aux pasteurs légitimes qui sont le pape et les évêques de sa communion.

Les quatre notes de la Sainte Eglise sont l'Unité, l'Apostolicité, la Sainteté, la Catholicité.

Elle est composée de l'Eglise Militante, Souffrante et Triomphante.

Donc l'astre qui éclipse n'est pas la Sainte Eglise. C'est autre chose, c'est un autre corps céleste. Comme il est un autre astre, il ne peut émaner de la Sainte Eglise qui est UNE.

La secte conciliaire n'est pas une, n'est pas sainte, n'est plus apostolique, n'est pas catholique.

En plus cet astre vient d'ailleurs.

Se posent alors deux questions : d'où vient-il ? qui est-il ?

La réponse est évidente pour ceux qui ont la Foi : "Qui n'est pas avec Moi est contre Moi".

Il ne peut venir que de l'Adversaire se faisant passer pour catholique !!!

 

Pour continuer de lire cet article  écrit par L-H Rémy, cliquez ICI


 

2. "D'après l'enseignement des apôtres, dit la voix des siècles, un jour viendra où Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et l'étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu'elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres". Cornelius a Lapide, Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume, La Situation, p. 28, 1860.


http://www.oblatesbethanie.org/Images%204/LeonXIII.jpg3. Prophéties de Léon XIII : "L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. O saint Michel, chef invincible, rendez-vous donc présent au peuple de Dieu qui est aux prises avec l'esprit d'iniquité, donnez-lui la victoire et faites le triompher". Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884.


4. Les révélations divines via la stigmatisée bretonne, Marie-Julie JAHENNY :

 

"...Le chef de l’Eglise sera outrageusement outragé. On veut la fin de l’Eglise ; on veut la détruire de fond en comble, jusque dans ses fondements. Des pensées bien fortes se porteront contre le Pierre vivant qui, alors, conduira et gouvernera l’Eglise. Sa personne sera attaquée jusqu’aux dernières racines qui, pourtant, sont cachées dans le sein de Dieu. POUR EN FINIR AVEC L’EGLISE, ILS OSERONT COUPER JUSQU’A LA DERNIERE BRANCHE, CELLE QUI POUSSE LA SEVE QUI VIENT DE PIERRE. Leur dessein est de se venger, à la fois, sur l’Eglise et sur son chef. Si les premiers n’y arrivent pas, d’autres succèderont. ON veut tout détruire. LEUR DESSEIN EST D'ELEVER UNE AUTRE RELIGION. Dieu seul peut venger ces forfaits ; le mal ne doit pas rester impuni. Aux hommes, d’abord la victoire. Quand le Seigneur jugera l’heure convenable, il aura son tour..." Extase du 22 juin 1880