Que pensent les chrétiens et les sédévacantistes des jeux d’argent ?

On désigne par jeu d’argent toute pratique ludique impliquant un dépôt de mise. À l’issue de la partie, chaque joueur est soit perdant, soit gagnant. Dans la majorité des cas, l’issue ou les gains reposent essentiellement sur du hasard. Bien qu’ils bénéficient d’une parfaite légalité dans de nombreux pays, les jeux d’argent rencontrent la réserve et même l’opposition d’une certaine catégorie de la société. C’est notamment le cas de nombreux croyants et parmi eux les chrétiens et les sédévacantistes. Que penser réellement des jeux de hasard ou des casinos  ? Ici, nous essayons de faire le point simplement sur cette question.

La Bible proscrit-elle les jeux d’argent ?

Il n’est pas aisé de retrouver un seul passage biblique où apparait l’expression « jeu d’argent ». Cependant, les Saintes Écritures évoquent à plusieurs reprises les jeux de hasard et invitent leurs lecteurs (les chrétiens) à la méfiance. Méfiance eu égard aux implications de ces jeux, méfiance eu égard à l’amour de l’argent qu’ils suscitent.

En effet, la Bible rejette tout moyen de gain d’argent autre que le travail. Dans le Livre de la Genèse, il est dit que l’homme doit se nourrir dans la peine, à la sueur de son visage. Le Livre des Proverbes, quant à lui, interdit toute richesse acquise à la hâte et préconise les gains amassés petit à petit. Cela est suffisant pour susciter chez le chrétien une certaine réticence vis-à-vis des casinos et paris où l’on peut facilement remporter des jackpots.

Avis des chrétiens et sédévacantistes sur les jeux d’argent

Au sujet des jeux d’argent, les avis des chrétiens convergent globalement et tous les groupes ou communautés sont d’accord. Ces avis se fondent surtout sur les prescriptions bibliques, mais aussi sur d’autres considérations d’ordre éthique et moral. Pour ceux qui croient au Christ, l’amour de l’argent qui est la motivation principale de ces jeux est également la source de tous les maux. Il faut s’en méfier au risque de sombrer dans la ruine et la perdition, et surtout de s’égarer loin de la foi.

Personne n’a oublié la scène des marchants du temple pas d’avantage que quelques célèbres phrases des évangiles sur l’argent et la richesse : « je vous le dis, il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le royaume de dieu ». S’adonner fortement à la loterie, aux paris, aux casinos, etc. est perçu, par le chrétien, comme une manière de servir l’argent et de s’en rendre esclave. Et cela contraste avec l’Évangile de Jésus-Christ qui lui interdit de servir à la fois Dieu et l’argent. Ce faisant, il court le risque de désobéir à l’unique et vrai Maître, Dieu.

Les raisons d’éthique et de morale

Les chrétiens de toutes confessions, y compris les sédévacantistes, exhortent à faire attention aux jeux d’argent à cause du risque d’addiction qu’ils comportent. Cette addiction induit, chez les joueurs pathologiques, un énorme gaspillage d’argent. Des moyens financiers qui auraient pu servir à des œuvres de charité pour soutenir des nécessiteux. Certains pourront argumenter que les comportements véritablement addictives ne concernent pas tout le monde mais un public particulièrement fragilisé. Mais pour le chrétien plutôt que jouer avec le feu même avec modération, il faut toujours mieux se garder de la tentation.

Selon les leaders du christianisme, les jeux de hasard sont moralement inacceptables, dans la mesure où ils asservissent ceux qui s’y adonnent. Et les plus passionnés peuvent se retrouver d’un jour à l’autre dépourvus du minimum pour survivre. L’immoralité des jeux de hasard réside dans le fait qu’on pourrait les assimiler à un vol. Vol, car, en réalité, chaque gagnant remporte une somme qui n’est que cumul des mises de plusieurs perdants. La position des chrétiens et des sédévacantistes est alors claire : certes, les jeux d’argent sont reconnus et encadrés par la justice, mais il faut s’en méfier. La société moderne a beaucoup encouragé le profit sous toutes ses formes. Elle a aussi fait la promotion des jeux d’argent comme un moyen d’évasion pour de nombreux citoyens en quête de loisirs ou qui ne pourraient jamais espérer gagner autant en travaillant. Dans des nombreux pays, en dehors des casinos ou même maintenant des sites de jeux en ligne, l’Etat lui même a souvent fait la promotion de tels divertissement en leur apportant une sorte caution. Cela rend d’autant plus difficile aujourd’hui de soutenir qu’un certaine réserve doit être gardée de la part de tous face à de tels jeux. Le légal n’est pas toujours moral.

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